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Média d'information international diffusé en podcast 🎙️
 

Journée mondiale du théâtre à Monaco  22/03/2019

A Vienne, en 1961, durant le 9e Congrès mondial de l'Institut International du Théâtre est créée une Journée Mondiale du Théâtre à l’initiative du metteur en scène finlandais Arvi Kivimaa. Depuis 1962, chaque année, le 27 mars, date de l'ouverture de la saison 1962 du Théâtre des Nations à Paris, la Journée Mondiale du Théâtre est célébrée par les Centres Nationaux de l'IIT qui existent actuellement dans une centaine de pays.

Cette année encore, la Direction des Affaires culturelles de Monaco a chargé la Commission nationale monégasque pour l’UNESCO et le Théâtre Princesse Grace de célébrer cette Journée mondiale du Théâtre à Monaco. 
Plusieurs compagnies de théâtre de la Principauté ont répondu à cette invitation et se réuniront le mercredi 27 mars 2019, à 20h, au Théâtre Princesse Grace, pour une soirée placée sous le signe des arts de la scène et de la promotion du dialogue et de la paix entre les peuples.
Il s’agit de La Compagnie Florestan, La Compagnie Athéna, Les Farfadets, L’Antithéâtre, Monaco Art et Scène Compagnie M.A.S.C. et Studio de Monaco.

Au programme:

L’Antithéâtre: Tournage d’un film publicitaire de Philippe Bouvard. Mise en scène d’Anthéa Sogno

La Compagnie Athéna: Extrait de La Voix humaine de Jean Cocteau. Mise en scène de Gus

La Compagnie Florestan: Extrait de La porte d’à côté de Fabrice Roger-Lacan. Mise en scène de Danielle Daumerie

Monaco Art et Scène : Compagnie M.A.S.C. : Amour… Humour, L’homme de ma vie de Sophie Forte et Yves Carlevaris. Mise en scène de Génia Carlevaris

Les Farfadets: Extrait de la Création Danse-Poésie Amor di Dona sur une idée de Sophie Cossu et Grazia Soffici. Création et mise en scène de Sophie Cossu

Studio de Monaco: Extrait de Chronique d’une rupture de Xavier Durringer. Mise en scène de Peggy Semeria

Théâtre Princesse Grace
12, avenue d’Ostende, Monaco
Tél. : +377 93 25 32 27
Renseignements - Commission nationale monégasque pour l’UNESCO : Tél. +377 98 98 83 03

Maison de poupées  22/03/2019

C’est en quoi se transformera le Nouveau Musée National de Monaco jeudi 28 mars à 18h30 quand aura lieu la rencontre avec l'équipe de conservation - restauration. Laquelle est chargée des collections de poupées, elle est composée notamment du conservateur en chef du NMNM et de la chargée de conservation préventive, de deux conservateurs-restaurateurs spécialisés et d’une technicienne de conservation. C’est l’occasion à ne pas manquer de (re)découvrir cette magnifique collection et les différente missions de l’équipe.

Le NMNM abrite une importante collection de poupées anciennes, réunie par Madeleine de Galéa tout au long de sa vie, puis léguée après sa mort survenue en 1956, à la Principauté de Monaco par son petit-fils, Christian de Galéa. Cette collection représente de une véritable histoire du jouet et de ses évolutions. Elle est surtout composée de poupées des XIXe et XXe siècles, en bois, en composition, en porcelaine, cire, cuir, chiffon ; de style allemand ou Renaissance ; habillées ou nues ; provenant de chez les grands faiseurs François Gaultier, Jumeau, Montanary, Bru, Huret, S.F.B.J., Thuillier par exemple. Elle s’est enrichie au fil des années, notamment grâce à des dons, de poupées plus récentes, telles que des poupées Clodrey, Bella, Barbie, Peynet, composées de matières plastiques, mais aussi des poupées de tissu fabriquées par Gisèle Tissier dans les années 1920.
La collection de Madeleine de Galéa a été exposée à la Villa Sauber, Musée National de Monaco, de 1972 à 2008, puis conservée dans les réserves, ceci afin de libérer de l’espace pour les autres expositions. Les poupées reprennent aujourd’hui leurs droits à la Villa Sauber pour quelques semaines.

Madeleine de Galéa qui était née à la Réunion en 1874 est venue très tôt vivre à Paris avec sa mère. Elle possédait déjà une fort belle collection de poupées qui s’enrichira au fil du temps des nombreux cadeaux qu’on lui faisait. Après son mariage avec le jeune diplomate Edmond de Galéa, Madeleine côtoie la vie artistique de la fin du XIXe siècle. Renoir la peindra en 1912 "Madeleine de Galéa à la méridienne". Elle était particulièrement liée avec un de ses amis d’enfance de la Réunion venu étudier à Paris, le célèbre Ambroise Vollard, galeriste, éditeur et écrivain qui révéla notamment Cézanne, Gauguin ou Matisse, Devenue veuve très tôt, Madeleine éleva seule son fils puis plus tard son petit-fils Christian orphelin de mère. Ce dernier fut un brillant joueur de tennis pour lequel elle créa la "coupe de Galéa" destinée à encourager les jeunes joueurs.

Jeudi 28 mars, 18h30
Villa Sauber NMNM
17 avenue Princesse Grace
98000 Monaco
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles


Concerts d'été au Palais Princier de Monaco  21/03/2019

Cette année, les Concerts d’été au Palais Princier célèbrent leur 60e anniversaire. Pour leur première saison en1959, S.A.S. le prince Rainier III reprenait et modernisait une ancienne tradition. Quatre concerts étaient au programme, les 19, 22, 25 et 29 août de cette année-là. Le grand chef Paul Paray dirigeait la première soirée à la tête de l’Orchestre National de l’Opéra de Monte-Carlo comme s’appelait alors l’actuel Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, avec des œuvres de Mozart, Beethoven, Brahms, Strauss. On pouvait y entendre deux célèbres solistes, le violoniste Arthur Grumiaux et le violoncelliste Maurice Gendron. LL.AA.SS. le Prince Souverain et la Princesse assistaient à ce concert depuis le balcon des Grands Appartements.
Au cours de ces soixante ans, des œuvres y furent même créées, telles par exemple "Élégie à la mémoire de S.A.S. le Prince Pierre de Monaco" d’Ernesto Halffter le 27 juillet 1966, sous la direction de Wolfgang Sawallisch, "Le Songe de Jacob" de Krzysztof Penderecki, le 14 août 1974, sous la direction de Stanislaw Skrowaczewski. Ou bien encore le 14 juillet 1993, "Monaco Fanfares, pour instruments à vent et batterie" de Lorin Maazel sous la direction du compositeur. Le 16 juillet 1997, c'était l’œuvre de Benjamin Lees "Constellations" sous la direction de James DePreist, et le 20 juillet 1997, la cantate "A Sainte Dévote, patronne de Monaco, martyre et bienheureuse" de Marcel Landowski, sous la direction de Jean-Claude Casadesus.

Cette année comme toujours, les concerts auront lieu dans la Cour d'Honneur, les 18 . 21 . 25 . 28 juillet et 4, 8 août à 21h30. Pour cette série de 6 concerts, chefs et solistes prestigieux se succèderont pour ces moments magiques. Les chefs Kazuki Yamada, Gianluigi Gelmetti, Lawrence Foster, Alain Altinoglu, Tomáš Netopil, Alexander Vedernikov, les pianistes Nikolai Lugansky, Nelson Freire, Szymon Nehring, Gerhard Oppitz, le violoniste Josef Špaček et la mezzo-soprano Nora Gubisch.
Au programme, citons Ravel, Dvořák, Mozart, Borodine, Rachmaninov, Beethoven, Penderecki, Chopin, Tchaikovsky, Rossini entre autres...

Concerts d'été dans la Cour d'honneur du Palais princier www.opmc.mc

+377 98 06 28 28
La billetterie est ouverte depuis le mardi 19 mars.
Tenue de ville exigée, veste et cravate. 

Deux concerts à l’Auditorium Rainier III de Monaco  20/03/2019

Dans le cadre du Festival Printemps des Arts de Monte-Carlo, les samedi 23 mars et dimanche 7 avril.
Samedi 23 mars à 20h30 avec l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de Michal Nesterowicz et le pianiste Philippe Bianconi.

Au programme:
Ouverture d'Athalie de Mendelssohn
Concerto pour piano n°1de Brahms
Ouverture de Ruy Blas deMendelssohn   
Concerto pour piano n°2 de Brahms   

Dimanche 7 avril à18h avec le violoniste et le violoncelliste Jean-Guihen Queyras accompagnés par l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo placé sous la direction de Kazuki Yamada.

Au programme:
Concerto pour violon et violoncelle, Symphonie n°3 de Brahms.

Auditorium Rainier III
boulevard Louis II
98000 Mónaco
www.opmc.mc
 www.printempsdesarts.mc 
Réservations: 
+377 98 06 28 28

www.montecarloticket.com

 
 

Toujours au Théâtre des Muses  14/03/2019

Il propose du 11 au 17 mars deux spectacles pour adultes, adolescents et pré-adolescents.

"Illusions nocturnes" présenté par une troupe talentueuse qui nous entraine pendant 1h25 dans ce qui peut être considéré presque comme un comédie musicale. De Pascal Lacost. Mise en scène de Juliette Moltès. Avec Iliès Bella, Yoann Berger, Lucile Bodin, Pascal Lacoste, Mélodie Molinaro et Benjamin Thomas.
Paris, 1939. Un artiste visionnaire revenu de Broadway rachète une ancienne imprimerie pour y créer le cabaret du siècle. Animé par l’ambition et l’amour de la scène mais sans l’argent nécessaire, il s’entoure d’une jeune et jolie serveuse ancienne prostituée, d’un éclairagiste poète, d’un peintre révolutionnaire et d’une jeune Polonaise chanteuse des rues qu’il engage pour assurer le spectacle.Tous évoluent dans un climat d’entre-deux-guerres et vont se reconnaître dans leur objectif commun, la création du cabaret "Les Mandragores", endroit qui offrira chaque soir fête et joie.
Jeudi 14 mars à 20h30, vendredi 15 et samedi 16 à 21h et dimanche 17 à 16h30.

"Pyrénées ou le voyage de l'été 1843" c’est la possibilité de partir en voyage, aux cotés de Victor Hugo. Avouez que c’est une occasion qui ne se refuse pas! Et ceci grâce à Julien Rochefort, le fils du regretté Jean. Prenez vite votre billet pour ce voyage de 1h10 durant l’été 1843. Adaptation et mise en scène de Sylvie  Blotnikas. Julien Rochefort fait revivre le poète, âgé de 41 ans lors de ce voyage de deux mois, de Biarritz à Oléron, en passant par l’Espagne et les Pyrénées. C’est l’occasion pour Hugo, de découvrir et de s’émerveiller, mais aussi de plonger dans son passé et de retrouver ses impressions d’enfance. Julien Rochefort aime passionnément ce génie engagé et rêvait de faire entendre ce texte d’une grande beauté.

Vendredi 15 mars et samedi 16 mars à 19h  et dimanche 17 mars à 14h30,


LE THEATRE DES MUSES
45 A, Boulevard du Jardin Exotique
98 000 Monaco
Tél: 00377 97 98 10 93
reservations@theatredesmuses.com

Festival du Film de Comédie de Monte-Carlo  06/03/2019

 Sandra Milo durant la conférence de presse (c) C. Dehalle
Sa 16e édition, sous le haut patronage de S.A.S. Albert II, s’est ouverte le 4 mars et se terminera le 9 avec la traditionnelle remise des prix et la soirée de gala présentée par Ezio Greggio aux côtés de Juliana Moreira et retransmise sur la chaîne italienne de télévision Canale 5. Ce Festival a été créé par Ezio Greggio en 2001 avec Mario Monicelli et il en est aussi le directeur. Cette année, c’est le réalisateur serbe Emir Kusturica qui préside le jury, composé de l'actrice française Mathilda May, Prix César du Meilleur jeune espoir féminin pour le film "Le cri du hibou" de Claude Chabrol et Sandra Milo, star du cinéma des années 60 et muse de Federico Fellini, personne n’a oublié Juliette des esprits ni Huit et demi… Le scénariste et réalisateur italien Edoardo Leo, fait aussi partie de ce jury. Leur conférence de presse avait lieu lundi 4 mars à l’hôtel Fairmont.
Cet unique festival dédié à la comédie et dont le but est d’assurer la promotion et la diffusion de ce genre sous ses différentes formes, se tient au Grimaldi Forum. Outre les projections de films de diverses nationalités, il y aura des rencontres et une grande nouveauté cette année, une masterclass. "Comestible Talks: la comédie d'hier contre la comédie d'aujourd'hui" se tiendra le vendredi 8 mars avec entre autres Ezio Greggio et Emir Kusturica, le réalisateur, scénariste et acteur Carlo Verdone, le réalisateur et scénariste Paolo Genovese ainsi que Salvatore Esposito, acteur et protagoniste de la célèbre série télévisée "Gomorra".
Un rendez-vous fort attendu et à ne pas manquer sera l'hommage à Sandra Milo le jeudi 7 mars à 18h30, avec la projection hors compétition du film "Salvatrice. Sandra Milo si racconta", de Giorgia Wûrth. En une heure, la réalisatrice italienne suit l’actrice qui se raconte, depuis sa naissance à Tunis le 11 mars 1933, sa longue carrière avec les plus célèbres metteurs en scène dont notamment Antonio Pietrangeli, Jean Renoir; Jacques Becker, Claude Autant-Lara, Roberto Rossellini, Molinaro, Sautet,

Le lundi 4 mars en soirée, on a pu assister à la projection du film de 87 min hors compétition "Rebelles" d’Allan Mauduit. Cela commence par l’embauche de Sandra, Cécile de France, dans la conserverie La belle mer, elle place des harengs dans leur boîte et est exposée au harcèlement de son chef… Si on est tenté un instant de penser que c’est une chronique de plus sur la France périphérique victime des élites déconnectées, on comprend très vite qu’il n’en est rien. L’irrésistible scène du parcours des harengs sur les rythmes endiablés de la Danse macabre de Saint-Saëns nous indique déjà que l’on va passer à un tout autre registre… Le trio Cécile de France, Yolande Moreau et Audrey Lamy fonctionne à la perfection, et si les personnages qu’incarnent les deux dernières sont moins flamboyants que celui de la première, ils se rachètent si l’on peut dire, par leur brutalité et leur manque total de morale toujours à propos. Tout finira bien après une série d’épreuves terribles, grand-guignolesques et comiques à la fois… Sortie en France le 13 mars 2019.

Le mardi 5 mars à 11h, c’était la projection en avant-première mondiale du film de 100 min de Rémi Bezançon "Le mystère d'Henri Pick" avec Camille Cottin, Alice Isaaz et Fabrice Lucchini. Inspiré du roman éponyme de David Foenkinos paru en 2016. Lucchini, critique littéraire et animateur d’une émission littéraire télévisée se mue en détective pour retrouver le véritable auteur d’un roman à succès qui lui semble suspect. Il serait l’oeuvre d’un pizzaïolo breton décédé qui selon les dires de sa veuve ne lisait jamais et n’écrivait que des listes de courses… Avant d’arriver à la solution de l’énigme, on voyage de Paris à Crozon, on explore cette bien jolie localité et on fréquente les coulisses de l’édition. De bien agréables moments pour qui aime les livres et une intrigue quasi policière. Le film sort en France le 6 mars.

Notons encore et toujours salle Camille Blanc du Grimaldi Forum:
The story of a summer lover film romano-bulgare de Paul Negoescu le 5 mars à 15h30
Emma Peeters, film belgo-canadien de Nicole Palo, le 5 mars à 19h45
Juliet, naked, film américain de Jesse Peretz, le 6 mars à 11h
Bad poems, film franco-hongrois de Gábor Reisz, le 6 mars à 15h30
Superlopez, film espagnol de Javier Ruiz Caldera, le 6 mars à 19h45
Tel Aviv on fire, film franco-belgo-israelo-luxembourgeois de Sameh Nashif, le 7 mars à 11h
An unexpected love, film hispano-argentin de Juan Vera, le 7 mars à 15h30
Salvatrice. Sandra Milo si racconta, film italien de Giorgia Wûrth, le 8 mars à 18h30

Monaco : Concerts du mois de mars  02/03/2019

Les amateurs ne seront pas déçus et pourront satisfaire en toute liberté leurs goûts éclectiques et leur désir de découverte. Par exemple avec le Quatuor à cordes de Marie Jaëll. Pianiste, musicologue et compositeur, elle a vécu du 17 août 1846 au 4 février 1925.

Samedi 2 mars à 20h30 en l’église Saint-Charles,
Mères Patries sous la direction de Kazuki Yamada avec le Chœur philharmonique de Tokyo
Au programme:
Mélodies de Takemitsu
Oiwakebushikou de Shibata
Kondalilla de Leek
Gamelan de Murray Schafer


Dimanche 3 mars à 18h à l’Auditorium Rainier III
Alchimies sous la direction de Kazuki Yamada avec le Chœur philharmonique de Tokyo
Et la violonisteIsabelle Faust
L’altiste Antoine Tamestit
La soprano Regula Muhlemann
Le baryton Jean-François Lapointe
Au programme:
Symphonie Concertante pour violon, altoet orchestre K.364 de Mozart
Requiem, opus 48 de Fauré 

Vendredi 8 mars à 20h30 à l’Auditorium Rainier III
Surhumain sous la direction de Constantin Trinks
Avec le violoniste Gil Shamam
Au programme:
Coriolan, ouverture, opus 62 et Concerto pour violon, opus 61 de Beethoven
Ainsi parlait Zazathoustra, opus 30 de Richard Strauss
 

Dimanche 10 mars à 18h à l’Auditorium Rainier III
Récital du pianiste Grigory Sokolovqui se produit pour la première fois à Monaco
Au programme:
Sonate n°3 en ut majeur, opus 2 n°3 et Onze bagatelles, opus 119 de Beethoven 
Six pièces pour piano, opus 118 et Quatre pièces pour piano, opus 119 de Brahms 



Jeudi 14 mars à 18h30 à l’Auditorium Rainier - Troparium
Happy Hour Musical Femmes Musiciennes
Avec le Quatuor Jaëll composé de la violoniste Sybille Duschesne-Cornaton, la violoniste Jae-Eun Lee, l’altiste Sofia Timofeeva et la violoncelliste Delphine Perrone 
Au programme:
Quatuor à cordes de Marie Jaëll dont ce sera la première exécution à Monaco
Quatuor à cordes en mi bémol majeur de Mendelssohn 


Samedi 23 mars à 20h30 à l’Auditorium Rainier III 
Dans le cadre du Festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo
Sous la direction de Michal Nesterowicz
Avec le pianiste Philippe Bianconi
Au programme:
Athalie, opus 74 de Mendelssohn 
Concerto pour piano n°1, opus 15 de Brahms
Ruy Blas, opus 95 de Mendelssohn 
Concerto pour piano n°2, opus 83 Brahms
 

Le musicien qui abolissait les frontières  01/03/2019

Le pianiste, compositeur et chef d’orchestre André Previn est mort jeudi 28 février à son domicile de Manhattan. Il était né Andreas Ludwig Priwin à Berlin le 6 avril 1929 et avait rejoint Paris puis Los Angeles avec sa famille en 1938. Il devint américain en 1943. Ses études musicales classiques ne l’empêchèrent pas de s’intéresser au jazz et à la musique de film ou à l’arrangement et de s’y illustrer. Dans une première partie de sa carrière, il travaille au département musical de la Metro Goldwyn Mayer et compose la musique d’une bonne cinquantaine de films. II reçoit des oscars pour avoir dirigé la musique de "My Fair Lady", "Gigi" et "Porgy and Bess" respectivement de Frederick Loewe et George Gershwin. Et un autre pour la musique de "Irma la Dulce". Il s’aventura à Broadway avec "Coco", comédie musicale créée le 18 décembre 1969 au Mark Hellinger Theatre avec Katharine Hepburn dans le rôle de Coco Chanel.
Puis vint la période où il dirigea des ensembles aussi prestigieux que l’Orchestre symphonique de Pittsburgh, le Royal Philharmonic Orchestra de Londres, le Houston Symphony Orchestra, le philharmonique de Los Angeles ou celui d’Oslo.
Plus tard, il s’intéressera à l’opéra avec "A Streetcar Named Desire", trois actes d’après la pièce de Tennessee Williams, livret de Philip Littelll, créé à l’Opéra de San Francisco le 19 septembre 1998, avec Renée Fleming dans le rôle de Blanche Dubois. Et le 1er mai 2009, ce sera la création à l'Opéra de Houston, Texas, des deux actes de "Brief encounter" d’après le film de David Lean.
Par ailleurs, il compose des mélodies et il dédie un Concerto pour violoncelle à Yo-Yo Ma, un Concerto pour piano à Vladimir Ashkenazy, un concerto pour violon et un double concerto pour violon et contrebasse à la violoniste allemande Anne-Sophie Mutter qui fut sa cinquième épouse de 2002 à 2006. Quant à Mia Farrow, la seconde, elle le fut de 1970 à 1979. De ces différentes unions il eut six enfants et il en adopta trois autres…

Un Van Dyck vient enrichir les collections de Budapest  28/02/2019

Avec l’aide du gouvernement hongrois, le musée des Beaux-arts de la capitale hongroise a récemment acheté pour 6.818.221€ sans les frais, une oeuvre du célèbre artiste néerlandais. Elle était mise en vente chez Christie's à Londres le 6 décembre dernier. Il s’agit du portrait de la princesse Marie-Henriette, fille de Charles Ier d’Angleterre et d’Henriette-Marie de France, fille d’Henri IV et de Marie de Médicis. Il figure parmi les dernières commandes réalisées par Anton Van Dyck avant sa mort à Londres à 42 ans, le 9 décembre 1641. Le tableau, 158,2 x 108,6 cm, se trouvait auparavant dans une collection privée qui l’avait acquis lors d’une vente chez Christie’s à Londres en 1989.
Jusqu’à maintenant, le musée des Beaux-arts de Budapest ne possédait que deux oeuvres de jeunesse de Van Dyck, Saint Jean l’évangéliste et Portrait d’un couple marié, réalisés entre 1617 et 1620. Il a peint Marie-Henriette à plusieurs reprises et celui-ci date de l’été 1641. La princesse alors âgée de 10 ans, elle était née le 4 novembre 1631, venait d’épouser, le 2 mai 1841, dans la chapelle royale du palais de Whitehall à Londres, le prince William d’Orange, son aîné de 4 ans.
Ces trois tableaux de Van Dyck font actuellement l’objet d’une petite exposition composée de dix œuvres comportant des portraits gravés de la famille royale d’Angleterre et de portraits d’enfants royaux issus des collections du musée budapestois.
Le portrait de la princesse Marie-Henriette fera ensuite partie de l’exposition "Rubens et l’âge d’or de la peinture flamande" qui se tiendra du 24 octobre prochain au 16 février 2020 dans ce même musée.

Histoire d’un tableau  27/02/2019

Mohammed Dervich Khan venait solliciter l’aide de Louis XVI dans la guerre contre l'Angleterre qui lui fut refusée (c) google image
Le 30 janvier dernier, chez Sotheby’s à New York, le Portrait de Mohammed Dervish Khan peint par Élisabeth Vigée Le Brun en 1788 était vendu 7,18 millions de dollars, soit quelque 6,34 millions d'euros. Mohammed Dervich Khan était l’ambassadeur de Tipû Sâhib, sultan de Mysore, actuellement Etat de Karnataka au sud-ouest de l’Inde. Il était arrivé à Paris le 16 juillet 1788 en compagnie de ses collègues Ali Khan et Mohammed Osman Khan et d’une suite d'une trentaine de personnes. Ils avaient quitté Pondichéry le 22 juillet 1787 et avaient fait des haltes à l'Île-de-France, aujourd'hui Île Maurice, au Cap de Bonne-Espérance, à l’Île de l'Ascension, à l’Île de Gorée, à Malaga, Toulon, Marseille, Avignon, Lyon, Moulins et Fontainebleau. L’arrivée de cette ambassade ne passa pas inaperçue et alimenta les rumeurs les plus folles. Le directeur de la Manufacture royale de Sèvres rapporte que "Le peuple dit qu'il y aura trois tonneaux de diamants qu'on roulera dans la galerie des Glaces". Il n'en fut rien naturellement

Mohammed Dervich Khan venait solliciter l’aide de Louis XVI dans la guerre contre l'Angleterre. Élisabeth Vigée Le Brun remarque les trois Mysoriens à l’Opéra et décide de les peindre. Aidée par Marie-Antoinette, elle obtient de Louis XVI une demande officielle. Dervish Khan accepte de poser et les séances ont lieu dans les appartements des diplomates. Le tableau est exposé au Salon officiel durant l’été 1789, en pleine révolution qui vient d’éclater. L’oeuvre suscite l’intérêt et la critique l’apprécie. Mohammed Dervish Khan ne verra pas son portrait exposé car il a déjà repris la route de Mysore. En effet, Louis XVI n’a pas accepté l’alliance militaire proposée et Tipû Sultân, surnommé le "tigre de Mysore", en est d’ailleurs fort mécontent. Les trois ambassadeurs, satisfaits de leur périple européen ne tarissent pas d'éloges sur la France dont ils racontent partout les réalisations. Tipu-Sultan les fera décapiter. A son tour, lui-même périra de la main des Anglais le 4 mai 1799.

Le portrait de Mohammed Dervish Khan fut confisqué pendant la Révolution puis retrouvé par le mari d’Élisabeth Vigée Le Brun. Il a été exposé en 2004, à l’occasion de "Encounters: The Meeting of Asia and Europe 1500-1800" au Victoria and Albert Museum de Londres.
Quant aux lecteurs de Jules Verne, ils se souviendront que le capitaine Nemo, héros de "Vingt mille lieues sous les mers" et de "L'Île mystérieuse" est le prince Dakkar, fils d'un râja indien et neveu de Tipû Sâhib…

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