Mercredi 27 mars avait lieu l’inauguration en grande pompe du Musée national du Qatar en présence de très nombreuses personnalités, l’émir qatari cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, sa sœur la sheikha Al Mayassa Al-Thani, le Premier ministre français Édouard Philippe, l’ex-président Sarkozy et son épouse, Jack Lang, l’émir du Koweït cheikh Sabah al-Ahmed al-Jabir al-Sabah, le prince Nicolas de Grèce, Victoria Beckham, Jeff Koons et Naomi Campbell entre autres.
Selon le mensuel The Art Newspaper, l’oeuvre de l’architecte français Jean Nouvel, dont on évalue le coût à 434 millions de dollars, est “l’un des plus grands "musées au monde, d’une superficie d’environ 40 000 mètres carrés, soit à peu près l’équivalent des musées du Vatican”.
Ce bâtiment conçu comme une immense rose des sables a nécessité huit ans de travaux pour ses 350m de long et ses 34.000m2 de superficie. Le quotidien britannique Guardian décrit ces 539 pétales allant de 14m à 87m de diamètre, comme "une perspective venue d’un autre monde, composée de canopées, de terrasses et de minces ouvertures énigmatiques". Pour ce qui est de l’intérieur, les chiffres donnent le tournis, onze galeries totalisant 1,5km qui raconteront les 7.000 ans de l’histoire du Qatar et 7.000m2 carrés d’espace pour l’exposition permanente, 1.700 sont dédiés eux aux expositions temporaires. Le musée est construit autour du Palais royal de l’ancien émir du Qatar cheikh Abdullah bin Jassim Al Thani, il donne sur une grande place qui évoque pour Jean Nouvel un "caravansérail, lieu de rencontres et d’animations". Tout près se trouvent un immense bassin de 900m de long avec 114 fontaines réalisé par le sculpteur Jean-Michel Othoniel.
Qu’on ne s’attende pas à de nombreuses pièces archéologiques ou ethnographiques, n’oublions pas qu’il s’agit d’un peuple de nomades. Qu’à cela ne tienne, d’immenses vidéos nous permettront d’entrer dans l’histoire du pays, une tempête de sable, la vie des pêcheurs de perles ou un moment sous la tente des bédouins. Tout cela grâce à des images dues à Jacques Perrin, au cinéaste mauritanien Abderrhamane Sissoko ou à la réalisatrice indo-américaine Mira Nair. On comprendra mieux comment de la pêche des perles à la découverte du pétrole et du gaz, le Qatar a pris son fabuleux essor économique en moins d’un demi-siècle d’indépendance.
"Tout le monde est le bienvenu dans ce musée et nous restons ouverts au reste du monde (...) nous sommes plus que fiers de cet accomplissement», a déclaré la sheikha Al Mayassa, présidente des musées du Qatar.
Autour de sa vingtième année, il a passé quelque temps à Londres où le marchand d’art Goupil & Cie de La Haye l’avait envoyé travailler en 1873 dans sa succursale. Il a beaucoup apprécié ce séjour au point d’écrire à son frère Theo "J’adore Londres". Et si l’on en croit Martin Bailey le spécialiste du peintre "il aurait été peu probable qu'il devienne un artiste, s'il n'avait pas travaillé dans une galerie d'art londonienne". Il logeait 87 Hackford Road dans le quartier de Brixton au sud de Londres, dans un immeuble de style géorgien datant de 1824 appartenant à Ursula Loyer. Van Gogh était amoureux de la fille de cette dernière, Eugénie, âgée de 19 ans. Mais elle était déjà fiancée avec l’ancien locataire de la maison, l’ingénieur Samuel Plowman.
Ce séjour, 1873-1874, est d’ailleurs rappelé sur la plaque bleue apposée en 1973 et en face de la maison se trouve la promenade Van Gogh. Un dessin de l’artiste, au crayon et à la craie, sur papier, 44.5 × 27cm, daté de 1873 ou 1874 représente cet immeuble. La journaliste Ken Wilkie l’a découvert chez la petite-fille d'Eugénie Loyer, Kathleen Maynard. Il est actuellement la propriété de Anne Shaw, la fille de cette dernière. En 2002, le dramaturge britannique Nicholas Wright faisait jouer au Théâtre National à Londres sa pièce "Vincent in Brixton" que le réalisateur Humphrey Burton portera à l’écran l’année suivante.
Le bâtiment du 87 Hackford, n'avait jamais été rénové malgré les dégâts causés par les bombardements durant la Seconde Guerre mondiale. L’artiste hollandaise Saskia Olde Wolbers s’y est intéressée et a appris qu’il avait été acheté aux enchères pour 575.000£, quelque 672.000€ par Jian Wang, un violoniste chinois, homme d'affaires et amateur d'art et son épouse britannique, Alice Childs. Jian Wang a déclaré "Je ne peux pas me permettre d'acheter un tableau de Van Gogh, mais je peux me permettre d'acheter sa maison"… Le couple a décidé de restaurer certaines parties de la maison et c’est au cours des travaux de rénovation que des documents ont été découverts sous le plancher et dans le grenier. Un contrat d’assurance, une édition de 1867 de A. Penny Pocket Book of Prayers and Hymns, des fragments de fleurs sur aquarelles.
Ces découvertes tombent bien puisque du 27 mars au 11 août prochain, la Tate Modern de Londres propose l’exposition "Van Gogh and Britain" qui montre à travers une quarantaine de tableaux l’influence réciproque entre Van Gogh et la culture britannique.
Ils pourront (re)découvrir un conte célèbre des frères Grimm, "Hansel et Gretel", recueilli en 1812 par les auteurs. C’est la meilleure compagnie belge de théâtre pour enfants, "Vivre en fol compagnie" qui sera sur la scène. Les chansons, les marionnettes et même les trompettes égaieront le spectacle. Il a été légèrement adapté mais on retrouve la célèbre histoire de Gretel et de son petit frère, Hansel, perdus dans la forêt et qui découvrent une maison en pain d’épices sans se douter de ce qui les attend...
Mise en scène d’Astrid Mahler
Avec Bertrand Daine, Lou Chavanis, Barnabé Henri et Manon Romain
"Hansel et Gretel"
Mercredi 27 mars à 17h, samedi 30 à 15 et 17h, dimanche 31 à 11h
Noter une séance supplémentaire le dimanche 31 à 16h30
Important:
"Une petite main qui se place", la délicieuse pièce de Sacha Guitry qui s’est donnée plusieurs fois cette saison au Théâtre des Muses, toujours avec succès et à guichets fermés, revient les jeudi 28 mars à 18h30 et 21h, vendredi 29 et samedi 30 mars à 20h30. Venez nombreux voir et revoir ce petit chef-d’oeuvre trop rarement programmé!
Théâtre des Muses
45 A, Boulevard du Jardin Exotique
98000 Monaco
http://www.theatredesmuses.com
Tél.: 00 377 97 98 10 93
Courriel: reservations@theatredesmuses.com
Le premier salon de la liberté pédagogique vous donne rendez-vous le samedi 6 avril 2019 à l'Espace Charenton dans le XIIe arrondissement pour de multiples échanges entre professionnels de l'éducation, parents et tous ceux qui sont intéressés et concernés par le sujet.
Une rencontre qui sera possible avec la première mondiale le 14 avril prochain, de l’opéra de chambre "Thérèse" du compositeur allemand Philipp Maintz. Une commande, fruit de la coopération entre le Festival de Pâques de Qalzbourg et l’Opéra de Hambourg. Sur un livret d’Otto Kathameier inspiré par "Thérèse Raquin" d’Emile Zola. Ce troisième roman de l’auteur alors âgé de 27 ans, parut d’abord en feuilleton en mai 1867.
On connaît l’histoire de ces amants Thérèse et Laurent qui tuent le mari Camille devenu gênant. Mariés ensuite et hantés par leur crime, ils en viennent à ne plus se supporter et se suicident sous les yeux de Madame Raquin la mère de Camille. Laquelle a compris l'odieuse situation mais ne peut rien dire car elle a été frappée de paralysie.
Philipp Maintz est né le 28 février 1977 à Aix-la-Chapelle, il est l’auteur de nombreuse oeuvres de musique de chambre et pour orchestre. Son premier opéra est lui aussi inspiré par la littérature française. Il s’agit de "Maldoror", en sept tableaux, créé le 27 avril 2010 à Munich, d'après Les Chants de Maldoror de Lautréamont.
La première de "Thérèse" aura donc lieu le dimanche 14 avril 2019 à 15h dans le grand auditorium de l’Université de Salzbourg. Elle sera précédée à 14h d’une présentation de l’oeuvre en présence du compositeur. L’opéra sera repris le mercredi 17 avril à 18h avec également une causerie à 17h en présence de Philipp Maintz.
Le baryton-basse allemand Otto Katzameier et la soprano américaine Marisol Montalvo interpréteront les rôles des amants coupables. Mise en scène de Georges Delnon, directeur de l’Opéra de Hambourg. Sous la direction de Nicolas André à la tête d’un ensemble de membres de l'Orchestre Philharmonique de Hambourg.
Reprise de "Thérèse" à l’Opéra de Hambourg les 18, 21 et 22 mai 2019 ainsi que le 19 mai à 16h.
Festival de Pâques de Salzbourg 2019 se tient dans la cité autrichienne du samedi 13 au lundi 22 avril.
Le 9 mai prochain à 18h30, le Grimaldi Forum Monaco proposera une conférence publique annonçant l'exposition "Dali, une histoire de la peinture" qui s’y tiendra du 6 juillet au 8 septembre prochains. Elle sera suivie d'une projection. Tout ceci dans le cadre de la célébration du 30e anniversaire de la mort de l’artiste, décédé le 23 janvier 1989 à près de 85 ans dans sa ville natale de Figueras. Montse Aguer, directrice des musées de la Fondation Gala-Salvador Dalí depuis 2015 et commissaire de l’exposition du Grimaldi Forum Monaco, évoquera les temps forts de cet événement estival exceptionnel. Cette exposition ne donnera pas seulement une vision rétrospective de l’œuvre de Dalí mais montrera de quelle manière il s’est inscrit dans l’histoire de la peinture du XXe siècle. Les spectateurs découvriront les différentes étapes de sa création et ils noteront l’influence de différents peintres auxquels il rend hommage. Quelques-unes parmi la centaine d’œuvres, peintures, dessins et photographies, présentes dans l’exposition les y aideront.
Grâce au soutien de la Fondation Gala-Salvador Dalí, on pourra aussi assister à la projection d’un film documentaire de 59 mn réalisé en 2017 par David Pujol, scénario de Montse Aguer "La vie secrète de Portlligat". Il est incontournable pour qui veut comprendre la vie et l'œuvre de Salvador Dalí ainsi que son environnement à Cadaqués, Portlligat et Cap de Creus ou ses relations familiales, avec sa sœur Anna Maria, son premier modèle. Le film a d’ailleurs reçu le prix du meilleur long métrage en 2018 lors du Fine Arts Film Festival (FAFF) en Californie.
Grimaldi Forum Monaco
Jeudi 9 mai 2019 à 18h30
Entrée libre et gratuite sur simple retrait d’un ticket d’entrée à la billetterie, dans la limite des places disponibles
Réservation également possible au +377 9999 3000 ou ticket@grimaldiforum.com
Tout le monde connaît Jack l'Éventreur, Jack the Ripper selon le pseudonyme qu’il s’était donné dans les lettres qu’il envoyait à la police.Tueur en série le plus célèbre du monde, ses crimes ont fait trembler Londres et plus particulièrement le quartier de Whitechapel à l’est de la capitale. Cinq meurtres sont imputables à Jack l'Éventreur, surtout des prostituées, entre août et novembre 1888. Périodiquement, on nous révèle que la véritable identité du tueur a été établie puis on en reste là.
Cette fois, il semble que la révélation soit plus crédible. Deux scientifiques britanniques, Jari Louhalainen de l’Université de Liverpool et David Miller de l’Université de Leeds qui travaillent sur cette question depuis 2007 pensent avoir découvert cette véritable identité, 130 ans après les faits grâce à de nouvelles preuves scientifiques. Le résultat de leurs recherches a été publié dans le Journal of Forensic Sciences. Les chercheurs ont analysé le châle retrouvé par les enquêteurs dans la nuit du 30 septembre 1888, sur le corps de Catherine Eddowes, la quatrième victime de Jack l'Éventreur. Des traces relevées sur ce châle, ils ont extrait l’ADN mitochondrial, celui hérité de la mère. Ils l’ont comparé à l'ADN prélevé sur les descendants vivants et connus, du principal suspect de l'époque, un certain Aaron Kosminski. Agé de 23 ans au moment des faits et relâché par Scotland Yard faute de preuves suffisantes, il était né dans la partie polonaise de l'empire russe et était arrivé à Londres en 1882 et s’était installé comme barbier à Whitechapel, il mourra en 1919 dans un asile d’aliénés. Quelques scientifiques contestent cependant ces résultats, pour eux l'authenticité du châle n’est pas avérée.
En 2014 déjà, on annonçait qu'Aaron Kosminski était Jack l'Éventreur après avoir analysé le fameux châle, mais cette révélation avait été critiquée et rejetée par des scientifiques…
On apprenait récemment que Netflix avait acquis les droits du célèbre roman de Gabriel García Márquez, prix Nobel de littérature 1982. C’est la première fois que la famille de l’écrivain colombien autorise une adaptation à l’écran du roman paru en mai 1967 à Buenos Aires chez Editorial Sudamericana et qui a été raduit en 46 langues et vendu à quelque 50 millions d’exemplaires. L’écrivain lui-même de son vivant, s’était opposé à tout projet d’adaptation, il voulait que le film soit en espagnol. Le succès de la série télévisée Narcos et le film Roma du Mexicain Alfonso Cuarón Orozco, oscarisé meilleur réalisateur, meilleure photographie et meilleur film en langue étrangère en 2019, a certainement été pour beaucoup dans ce revirement. Rodrigo García Barcha fils aîné de l’écrivain, pressenti comme producteur exécutif de la future série, a déclaré au New York Times "Netflix a été parmi les premiers à prouver que les gens sont plus disposés que jamais à voir des séries produites en langues étrangères sous-titrées".
Il poursuit sa programmation avec "Chagrin pour soi", une comédie de 1h20 de Sophie Forte et Virginie Lemoine. Mise en scène de Virginie Lemoine avec Sophie Forte, William Mesguich, fils de Daniel, ou Pierre-Jean Cherer et Tchavdar Pentchev.
C’est l’histoire d’un chagrin, un chagrin d’amour évidemment. La vie de Pauline bascule subitement loesque son mari la quitte. Effondrée, elle voit un étrange personnage entrer dans sa vie, son chagrin. Il va devenir son plus fidèle compagnon et Pauline va prendre quantité d’initiatives plus ou moins farfelues pour tenter de se défaire de cette influence parasite.
Et si l’on en croit Anthéa Sogno, la dynamique directrice du théâtre des Muses "Délicatesse, talent et humour sont au rendez-vous de cette histoire vraie, racontée avec une habileté mature qui laisse également place aux effets enfantins de tous ces merveilleux comédiens pour nous faire vivre une expérience haute en couleurs, dont la poésie et la finesse sont toujours au service du rire et de l’émotion. Courez, c’est un régal"!
Vendredi 22 à 18h30 et 21h, samedi 23 à 20h30, dimanche 24 mars à 14h30 et 17h.
"Chagrin pour soi"
Théâtre des Muses
45 A, Boulevard du Jardin Exotique
98000 Monaco
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Courriel: reservations@theatredesmuses.com
Dans le cadre de Marseille Provence Gastronomie 2019, le musée Regards de Provence présente deux expositions consacrées à la gastronomie. "De la table au tableau", du 5 mars au 22 septembre prochain qui réunit 75 œuvres et "L’Art mange l’Art", du 21 mars au 13 octobre prochain qui comprend 110 œuvres contemporaines.
"De la table au tableau" se compose d’œuvres majeures de la collection de la Fondation Regards de Provence ainsi que de collections faisant la part belle à des oeuvres d’artistes des XIX et XX° siècles inspirées par la représentation de la nourriture, fruits, poissons et viandes et objets de la vie quotidienne.
"L’Art mange l'Art" est consacrée aux délices gastronomiques d’artistes contemporains, photographes, peintres, dessinateurs, sculpteurs, vidéastes. Elle permet en outre de réfléchir sur la société de consommation, l’industrie alimentaire et aussi leurs abus.
Il sera possible d’assister à quelques festivités autour de la gastronomie, en particulier le vendredi 22 mars entre 18 et 24h, jour du lancement de l’année de la gastronomie en Provence. Le programme se déroulera sur le toit-terrasse panoramique du musée. Tout d’abord visite des deux nouvelles expositions du musée "De la table au tableau" et "L’Art mange l‘art". Martin Mey viendra présenter son nouvel album en avant-première.
Les portes ouvriront à 18h pour que les participants puissent profiter du coucher de soleil. Le tout sera accompagné de cocktails maison, de bières artisanales de la Rade, de vins régionaux et de savoureux produits de saison cuisinés à la plancha par l'équipe du Festival du Poulpe.
En avril, il y aura des Ateliers d’art plastique, de 14h30 à 16h les dimanche 14, mercredi 17, samedi 20, dimanche 21, samedi 27 et dimanche 28. Ils seront animés par Frederika von Maltzahn plasticienne diplômée des Beaux-arts.
L’inscription est obligatoire 24h avant la date choisie sur info@museeregardsdeprovence.com ou au 04 96 17 40 40.
Musée Regards de Provence
Tél. : +33 4 96 17 40 40 / 45
www.museeregardsdeprovence.com
Avenue Vaudoyer
13002 Marseille
Ouverture du mardi au dimanche, de 10 à 18h.