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Conte et société actuelle


Par Rédigé le 15/01/2019 (dernière modification le 14/01/2019)

Le conte, récit de fiction contenant une leçon de morale, jouait une fonction essentielle dans l’éducation des enfants en Afrique traditionnelle. Aujourd’hui, confronté à la suppression des barrières culturelles, il tend à être oublié. Rares sont les artistes qui y trouvent passion et travaillent pour sa revalorisation.


Le Café des conteurs, avec Petit Tonton. Photo (c) Boubacar Barry
Le Café des conteurs, avec Petit Tonton. Photo (c) Boubacar Barry
rec002_5.mp3 Contes et société.mp3  (730.44 Ko)

Autrefois transmis aux enfants pendant la nuit par les anciens, le conte avait plusieurs fonctions sociales : éduquer et sensibiliser, mobiliser et animer, faire rire et faire peur, initier à la méditation,etc.

Aujourd’hui, le conte a perdu sa place d’antan au sein de la société. La nouvelle génération ne l’a pas vécu ou ne le vit pas. "Il serait aujourd’hui un peu prétentieux de dire que le conte a un impact actuel car il était en train de disparaître, parce qu’il souffre de conteurs dont beaucoup ont abandonné pour différentes raisons", constate Moussa Doumbouya, alias Petit Tonton, conteur membre de la Muse (association d’artistes pour la valorisation de la culture guinéenne). Depuis 15 ans, Petit Tonton travaille à faire revenir le conte. Après le jeu de la francophonie à Abidjan en 2017 où il a été médaillé d’argent, il a initié le "Café des conteurs", qui se déroule au studio Kyra, en face de l’hôtel du Golfe à Conakry.

Le "Café des conteurs" est une adaptation harmonieuse du décor, du moment, de l’habillement et des habitudes. "Le but, pour lui, est de recréer l’ambiance du village". Dans un décor illuminé par une lampe à pétrole et aromatisé par les "Thiouraye" (encens), Petit Tonton, de concert avec sa griotte, le batteur du balafon et le flûtiste, chatouille le tympan des spectateurs assis sur des nattes. Le spectacle se déroule après le réfectoire crépusculaire. Comme au village. "Des adultes venus assister me demandent de refaire ça souvent pour les enfants", se félicite l’artiste.


Former des conteurs et adapter le conte au temps

Pour faire revivre le conte comme dans le passé, il projette aussi de former plus de jeunes conteurs. Car le conte permettrait, est-il convaincu, de remédier aux problèmes actuels de la Guinée, dus au manque d’éducation. "Mon plus grand souhait est que les jeunes soient plus attentionnés aux contes qui leurs enseignent beaucoup de choses" au détriment de la télé et des tablettes.

Pour parvenir à ce grand public guinéen friand de conte, Ibrahima Sory Tounkara dit Grand Tounk, artiste et directeur du Petit Musée, recommande en outre d’"adapter les contes et légendes à la bande dessinée, ce qui permettrait aussi de mieux les répertorier et les conserver", pense-t-il.

Rappelons que la culture en général n’est pas subventionnée par l’État guinéen.










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