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Deux militants des collectifs parisiens d’aide aux exilés placés en garde à vue


A Paris, une manifestation destinée à dénoncer les violences policières faites aux migrants a été empêchée, samedi 7 août 2016, par un important dispositif policier. Le lendemain, les deux organisateurs du rassemblement ont été placés en garde à vue pour "organisation d'une manifestation illégale".


soutien_aux_exiles.mp3 Soutien aux exilés.mp3  (998.37 Ko)

Les collectifs parisiens d’aide aux exilés avaient appelé leurs militants à se rassembler, samedi 7 août 2016, sur la place de la République. Il s'agissait de dénoncer les violences policières contre les migrants. Les militants se sont d’abord rassemblés avenue de Flandre, dans le XIXe arrondissement, pour rejoindre des migrants ayant établi leur campement non loin de la place Stalingrad. Mais, bloqués par d’importants effectifs policiers pendant près de quatre heures, les manifestants n’ont pas pu quitter cet emplacement pour rejoindre la place de la République.

Le 8 août 2016 au matin, les deux membres des collectifs de soutien qui avaient déposé la déclaration de manifester en préfecture ont été convoqués au commissariat du XXe arrondissement pour "organisation d’une manifestation illégale". Après avoir été auditionnés pendant environ une demi-heure, les deux militants ont été placés en garde à vue durant huit heures. Aubépine Dahan, qui avait déposé la déclaration au nom de la Coordination parisienne de soutien aux exilés, a par la suite expliqué qu'elle et l'autre organisateur avaient reçu une convocation en justice pour novembre prochain.


Les militants dénoncent une "criminalisation de la solidarité"

Pour justifier ce placement en garde à vue, la préfecture de police explique que les collectifs de soutien aux migrants avaient déclaré leur intention de se rassembler sur la place de la République, mais n'avaient pas obtenu d'autorisation pour organiser un défilé dans les rues de Paris. Les militants expliquent qu’il s’agissait seulement d’accompagner les migrants de la place Stalingrad vers la place de la République, en marchant sur les trottoirs sans banderole ni mégaphone. Ceux-ci voient dans les gardes à vue une mesure d’intimidation et de "criminalisation de la solidarité".

A Paris, la tension est de plus en plus palpable entre les collectifs de soutien et la préfecture de police. Les associations pro-migrants soupçonnent en effet les forces de police de mener des interventions d’évacuation dès que les réfugiés se regroupent. Une "stratégie", que la préfecture de police a partiellement confirmé à l’AFP, et qui vise à éviter la reconstitution de campements géants.

Vidéo archive: Intervention de Valérie Osouf et Houssam, membres du collectif de la Chapelle Debout


13/08/2016




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