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L’Affaire du siècle

L'édito de la semaine


Par Rédigé le 30/12/2018 (dernière modification le 30/12/2018)

En cette fin d’année difficile, le dernier message envoyé aux grands de ce monde en général et à ceux qui tentent de gouverner la France en particulier, est assez optimiste. Place à l’action sous la forme d’une pétition! Et pas n’importe laquelle, car elle réunit près de deux millions de signataires soucieux du réchauffement climatique qui portent plainte contre l’État français pour qu’il respecte ses engagements climatiques. Rien que cela!


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Quatre associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France se sont réunies pour lancer cette pétition et n’ont pas hésité à l’appeler "L’Affaire du siècle"! L’affaire du siècle pour lutter peut-être contre le casse du siècle? C’est-à-dire contre le holdup fait contre la nature depuis la révolution industrielle! Ni plus ni moins!

Puisqu’il faut en passer par là, alors allons-y! Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En décembre, tout Français sait désormais que son pays fait triste figure d’exception à l’échelon européen en ce qui concerne les catastrophes climatiques. Si évidemment les premières victimes restent les pays en voie de développement, en Europe c’est la France qui se trouve en haut du tableau! Désormais, impossible de dire que cela n’arrive qu’aux autres et surtout aux autres d’ailleurs… En France, le niveau de risque pour les catastrophes naturelles est équivalent à celui de l’Inde ou de la République dominicaine! Triste record!

Face à une telle situation, il semblerait normal que nos gouvernants agissent en conséquence pour éviter que les 1.121 Français morts cette année à cause des catastrophes climatiques, soient les derniers. Mais voilà, notre gouvernement est empêtré dans une politique économique et financière à court terme sur fond d’élections européennes… et le financement de la transition écologique passe très loin derrière. Pourtant, le sujet est plus qu’actuel pour nos ministres. Car il est évident que les "gilets jaunes" sont concernés par cette transition, car si elle ne se fait pas dans les meilleurs délais, ils en seront évidemment les premières victimes. Les factures énergétiques explosent et vont continuer à exploser en 2019. L’air que nous respirons est pollué, les aliments que nous ingérons sont trop souvent douteux, bourrés de pesticides par des agriculteurs obligés de pratiquer des rendements intensifs pour survivre.

Et? Et rien… Le ministre de la Transition écologique et solidaire s’est déclaré "agréablement surpris". On se demande pourquoi? Découvre-t-il seulement maintenant l’intérêt de ses concitoyens pour leur environnement? C’est triste encore une fois! Et parce que parfois, il est difficile de sortir de schémas de réflexions confortables, François de Rugy continue à penser et surtout à dire que les revendications des "gilets jaunes" s’opposent à celles des "gilets verts". Continuellement le même discours de deux France qui s’opposent. Continuellement le même discours de ces Français qui seraient sensibles aux questions écologiques mais qui refuseraient de changer quoi que ce soit dans leur mode de vie surtout si cela touche leur portefeuille. Si d’aventure ll voulait monter ces prétendues deux France l’une contre l’autre, il ne s’y prendrait pas autrement.

Ainsi le ministre ose-t-il revenir, dans une interview au Parisien, sur la prétendue brusque hausse des cours mondiaux du pétrole alors qu’aujourd’hui on sait très bien que ces derniers sont en baisse et que ce sont les taxes qui elles ont largement explosé. Oser parler d’augmenter la fiscalité écologique lorsque l’on sait que les fonds récoltés ne sont pas tous mis à la disposition de la transition énergétique. Au passage, que font les journalistes lors de ces interviews? Pourquoi acceptons-nous de publier tels quels les propos d’un ministre sans lui apporter la moindre contradiction? Pour alimenter le discours du "tous complices", il n’y a pas mieux!

Si François de Rugy pouvait, lui comme les autres, arrêter cinq minutes de faire de la politique politicienne et s’élever au-dessus du débat le temps de voir que la planète brûle, ce serait bien. Mais pourquoi serait-il différent de ses homologues? Lui et les siens, ce qui les inquiète surtout c’est le maintien des institutions qu’ils estiment menacées. N’est-ce pas la meilleure façon de rassurer ceux qui ont peur? Déclarer que les institutions sont en danger et que la révolution est à nos portes. Manifestement la solution ne viendra pas là non plus des politiciens quels qu’ils soient. Il semble que c’est la société civile qui les poussera à réagir et devra continuer à maintenir une pression afin de suivre le travail à accomplir.

Tous mes vœux pour la nouvelle année!


Les actus vidéos du 24 au 30 décembre 2018









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