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Le jour d’après

L'édito de la semaine


Désormais, il y aura l’avant et l’après "affaire Benalla" sous la présidence d’Emmanuel Macron. Pourquoi le président n’a-t-il pas au lendemain de la révélation de l’affaire, limogé Alexandre Benalla? Pourquoi a-t-il accepté de le couvrir, lui, ses compères et leurs supérieurs?


edito_220718.mp3 Edito 220718.mp3  (1.46 Mo)

Ils n’auraient jamais osé en rêver et pourtant… Pour les médias comme pour l’opposition, le scandale Benalla est pain bénit. En plein milieu de l’été, alors que la presse ne sait plus quoi publier pour ses lecteurs et qu’elle ressort comme à l’accoutumée ses sempiternels marronniers, voilà un scandale politique nauséabond tombe à pic.

Pour l’opposition, qu’elle soit de droite ou de gauche, c’est presque trop beau pour être vrai. Alors que celle-ci depuis un peu plus d’un an n’a pas encore trouvé sa place de contradicteur ni de force de propositions, c’est la présidence elle-même qui lui livre sur un plateau, l’occasion de se faire entendre et de montrer ses contradictions. En effet, qui n’a pas encore à l’oreille, les commentaires du candidat Macron sur l’exemplarité et sur le changement en politique? Dans notre société ultra-connectée, rien ne se perd et les médias ont eu vite fait de ressortir des enregistrements de déclarations et autres promesses de campagne sur ledit sujet, plaçant ainsi le président en porte à faux avec ses anciennes déclarations.

Des bavures et des erreurs, il y en aura toujours. Nul pouvoir politique ne pourra les éviter. En revanche, ce qui est incompréhensible et inacceptable, c’est de tenter de les couvrir. Là, le président Macron prend les Français pour des imbéciles et ceux-ci ne le lui pardonneront pas, surtout ceux qui avaient mis en lui tous leurs espoirs en un avenir meilleur.

Certains vous diront qu’il ne s’agit que d’un fait divers et que le transformer en scandale d’Etat, tient de la manœuvre politique. Certainement et alors? Quand une affaire existe, elle se doit d’être révélée. Les politiques entre eux ont leur partition à jouer et espérons que l’opposition quelle qu’elle soit saura jouer son rôle.

Mais si les médias et les politiques réussissent à tirer leur épingle du jeu de la révélation de ce scandale, qu’en est-il des Français? Eux entre désillusions et sourires goguenards, ils sont les grandes victimes de ces divulgations. Car le Benallagate leur rappelle que le droit de manifester reste un droit dans la loi mais pas vraiment dans les faits puisqu’ils risquent de se faire cogner dessus par une barbouze qui n’est même pas autorisée à le faire. Mieux encore, celle-ci le fait devant des représentants des forces de l’ordre qui ne réagissent pas. On comprend donc qu’ils connaissaient ce monsieur et qu’ils le pensaient intouchable. Pire encore, la barbouze agit devant témoin et s’inquiète à peine d’être filmée. Son sentiment d’impunité fait peur.

On comprend vite que ce même sentiment vient du fait qu’elle travaille directement pour le chef de l’Etat. Qu’elle est largement rétribuée et gâtée pour ses fonctions pas très claires d’ailleurs, de garde du corps, accompagnateur de champions du monde, cogneur et quoi d’autre encore?

Alexandre Benalla avait d’ailleurs raison de se sentir invincible puisque le président de la République depuis que le scandale éclaté n’a pas réagi comme il aurait dû le faire et a pris pour ce butor de biens grands risques. D’abord, celui de perdre sa réputation d’exemplarité à laquelle certains pouvaient encore croire. A se demander à juste titre, quel cadavre existe entre eux pour qu’un tel risque ait été pris?

Les actus vidéos du 16 au 22 juillet 2018


22/07/2018










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