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Macron et Orban, les frères ennemis

L'édito de la semaine


Par Rédigé le 03/03/2019 (dernière modification le 03/03/2019)

En France, après moult tergiversations, la campagne des élections européennes devrait vraiment démarrer cette semaine. Cela a été laborieux, mais chaque parti semblerait enfin avoir son candidat. La République en marche fut la plus longue à se décider, mais mardi, cela devrait être chose faite.


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Agnès Buzyn, l’actuelle ministre de la Santé est pressentie, mais certains disent qu’il faudra quand même attendre la fin du Grand déballage national - pardon du grand débat national - pour connaitre officiellement le nom de la tête de liste du parti présidentiel. Le chef de l’Etat s’adressera mardi aux 28 pays de l’Union – rien que cela – à travers la publication d’une tribune consacrée à des questions qui les concernent tous. L’idée est de parler aux Européens de sujets, tels que par exemple l’environnement, les migrants, l’économie, etc.

Pour Emmanuel Macron, prendre la tête d’un mouvement pour lutter contre partis populistes est un devoir d’autant plus qu’il estime être le seul parmi les dirigeants européens à pouvoir en prendre la tête. Ce n’est d’ailleurs peut-être pas faux. D’autant plus estime-t-il que la menace populiste est de taille avec le nouveau couple Salvini-Le Pen. Néanmoins, Viktor Orban en Hongrie pour lancer sa campagne européenne n’a pas utilisé l’image d’Emmanuel Macron comme souffre-douleur mais plutôt celle de Jean-Claude Junker l’actuel président de la Commission européenne. En plus bien sûr de celle traditionnelle de Georges Soros. En agissant ainsi, il se peut même que Viktor Orban est poussé un peu trop loin le bouchon. En effet, certains partis au sein du PPE ont demandé l’exclusion du chef du gouvernement hongrois. Pour l’heure, le moment est encore aux hésitations mais cette énième polémique met à mal l’unité nécessaire du Parti populaire européen à la veille du scrutin de mai.

Pour Emmanuel Macron qui veut faire au sein de l’Union ce qu’il a fait en France, c’est-à-dire renouveler les partis, pratiques et hommes politiques, l’occasion est trop belle. Celui qui dit lutter contre l’immobilisme politique voit dans l’affaiblissement d’un des principaux partis européens de droite une opportunité pour recomposer le paysage politique européen avec en premier le parlement. L’idée est ambitieuse mais espérons surtout qu’elle donne de meilleurs résultats qu’en France où pour l’heure, le renouvellement des anciennes élites et pratiques politiques n’a pas donné et c’est le moins que l’on puisse dire, des résultats probants.

Pour l’heure, les sondages sont encore favorables aux partis démocratiques européens face aux populistes mais rien n’est gagné. Il faut espérer que les premiers ne proposeront pas qu’un vote utile pour lutter contre les mouvements d’extrême droite car il arrivera un jour où cela ne sera plus suffisant.


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