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Une mode plus éthique et responsable


Par Rédigé le 30/06/2019 (dernière modification le 24/06/2019)

L’industrie de la mode est le deuxième secteur industriel le plus polluant au monde. Et pourtant, nous continuons d’acheter et de jeter des vêtements à une vitesse incroyable. C'est là l’un des plus gros enjeux de l'industrie de la mode pour la décennie à venir. Face à l’urgence climatique, les créateurs vont devoir adopter une approche éco-responsable.


Face à l'urgence climatique, la mode va devoir adopter une approche éco-responsable. Crédit photo: Raden Prasetya @Unsplash.
Face à l'urgence climatique, la mode va devoir adopter une approche éco-responsable. Crédit photo: Raden Prasetya @Unsplash.
La production vestimentaire mondiale a doublé ces quinze dernières années. Pourtant l’impact écologique de cette industrie est colossal : pollutions chimiques issues des usines ou des pesticides utilisés dans les champs de coton, usage intensif d'eau et d'énergies sources de réchauffement. L’industrie de la mode est également responsable de 2% des émissions globales de gaz à effet de serre. "C'est plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis", s'alarme l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). En parallèle, plus de 400 milliards d'euros d'habits sont jetés à travers le monde chaque année. 20% seulement sont recyclés.

On assiste à un éveil écologique de la mode

Si les maisons ont bien rivalisé d’ingéniosité pour présenter leurs nouvelles collections lors des fashion week 2019, on a également assisté à un éveil écologique de l’industrie. De nombreux créateurs ont relevés les défis d’une conception éthique.

Lors de la fashion week parisienne notamment, on a pu découvrir de nombreuses pièces éco-responsables. Par exemple, un manteau en fausse fourrure de la marque Ruby + Ed, une superbe veste en similicuir façon daim signée Alexandra K et un manteau en laine végane développée par l’entreprise française Ecopel. Les mannequins de Stella McCartney ont également défilé avec des tatouages éphémères : "Vegan", "Fur Free" ou encore "SOS" avec un globe terrestre à la place du O. Le plus spectaculaire était présenté par la jeune créatrice française Marine Serre avec un défilé décrivant un univers apocalyptique. Ses mannequins étaient encagoulées ou protégées par des masques à gaz et portaient des pièces en partie fabriquées avec des matériaux recyclés.

"Presque chaque jour, vous avez une marque qui annonce officiellement qu'elle va renoncer à mettre de la fourrure dans ses collections, comme Gucci ou Burberry", indique Patricia Romatet, directrice des études à l'Institut Français de la mode. "L'étape suivante est de se demander si demain, on sera dans un monde sans cuir, à l'image de la styliste Stella McCartney qui a décidé de le bannir de ses créations". Effectivement, on s’y dirige. Les marques 100% véganes ont organisé leur première Fashion Week en février dernier à Los Angeles. Ni cuir, ni fourrure !
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La France milite pour une mode responsable

"La France, compte tenu de son leadership économique et culturel dans le secteur de l'habillement, se doit d'être exemplaire", annonce Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition écologique. L’interdiction de détruire les invendus de la mode figurera notamment dans le prochain projet de loi sur l’économie circulaire.

Dans ce contexte, l'Élysée vient de charger François-Henri Pinault, PDG du groupe Kering (Gucci, Saint Laurent ou Balenciaga), de réunir tous les grands noms de la mode et du luxe afin que tous s’engagent à réduire leur impact environnemental et à développer une mode responsable, de la conception à l'acte d'achat. "C’est un mandat officiel. Nous devons créer une coalition pour réduire de 40% notre impact d’ici 2025. Je veux inviter les CEO à rejoindre ce mouvement et prendre des engagements via un "Fashion Pacte", annonce François-Henri Pinault. Ce collectif devra proposer une série d'engagements et de propositions présentés lors du G7 de Biarritz en août prochain, quelques semaines avant la tenue du sommet sur le climat du secrétaire général de l’ONU, prévu en septembre.

Le 15 mai, à Copenhague lors du Sommet de la mode, François Henri-Pinault, a détaillé les enjeux de la mission devant 1700 représentants de l’industrie de la mode. "Chacun entreprend individuellement beaucoup de choses, a-t-il expliqué. Mais le fait est que collectivement nous n’y sommes pas. Nous devons penser à l’intelligence collective car nous sommes dans une situation d’urgence". Si la plupart des maisons comme LVMH, Chanel ou Agnès B sont individuellement engagées dans ces sujets, une approche collective pourrait transformer la mode de façon durable. "Les solutions trouvées doivent être en open source. C’est un nouvel état d’esprit pour nous", ajoutent le PDG de Kering.
 









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