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Média d'information international diffusé en podcast 🎙️
 

"Jules et Marcel"  08/05/2019

Marcel Pagnol et Jules Auguste Muraire dit Raimu ont été des amis très proches et ont entretenu une abondante correspondance. Cette amitié a commencé en 1929 quand Pagnol qui débutait confia à Raimu déjà célèbre sa pièce "Marius", il l’interprétera avec succès au théâtre de Paris. Cette amitié a été brutalement interrompue par la mort de l’acteur le 20 septembre 1946. Nicolas Pagnol et Isabelle Nohain Raimu, petits-enfants des deux correspondants, ont retrouvé des lettres inédites dans les archives familiales de l’écrivain. Ils les ont remises à Pierre Tré-Hardy qui les a adaptées pour la scène.
Ce sera le prochain spectacle présenté par le théâtre des Muses à Monaco et il ne faut pas le manquer, surtout si l’on est sensible à l’univers de l’écrivain et/ou admirateur de ce monstre sacré que fut Raimu.
Nicolas Pagnol, fervent défenseur de l’oeuvre de son grand-père, a mis en scène "Jules et Marcel" et confie "Marcel est un très grand auteur et dans sa correspondance, il a le même style que dans son œuvre. Il écrit avec autant de brio. Raimu, quant à lui, a un caractère impossible et ses lettres sont explosives".
Et il tient sur cette pièce de 1h20 des propos qui dispensent de toute description de l’intrigue… "On voyage dans le théâtre, dans le cinéma, dans l’amitié, en Provence, des coups de gueule, des réconciliations, une mauvaise foi de Raimu incroyable, on rigole, on pleure. On assiste à leur vie, par le petit trou de la serrure. C’est magnifique!".

"Jules et Marcel" de Pierre Tré-Hardy
Mise en scène de Nicolas Pagnol
Avec Fred Achard, Gilles Azzopardi et Christian Guérin

Jeudi 16, vendredi 17 et samedi 18 mai à 20h30
Dimanche 19 mai à 16h30

Théâtre des Muses
45 A, Boulevard du Jardin Exotique
98000 Monaco
www.theatredesmuses.com
Tél.: 00 377 97 98 10 93
reservations@theatredesmuses.com

Le Budapest Festival Orchestra à Toulouse  07/05/2019

Le Cycle "Grands Interprètes" se termine avec la saison musicale 2018-19 et la Halle aux Grains, un des hauts lieux de la vie musicale toulousaine, présente le lundi 20 mai à 20h, un de ses derniers concerts. Avec le Budapest Festival Orchestra sous la direction d’Iván Fischer qui accompagnera le pianiste Emanuel Ax.

Au programme:

Ouverture de La Pie voleuse, Maestoso marziale – Allegro, de Gioacchino Rossini

Concerto pour piano et orchestre n°17 en sol majeur, K.453, Allegro – Andante – Allegretto, de Mozart

Ouverture de L’Italienne à Alger, Andante – Allegro, de Gioacchino Rossini

Symphonie n°4 en ut mineur, D. 417 dite “Tragique” , Adagio  molto /Allegro vivace – Andante – Menuetto (allegro vivace) – Allegro, de Franz Schubert 

Iván Fischer, né le 20 janvier 1951 à Budapest, a fondé le Budapest Festival Orchestra en 1983 avec son compatriote le pianiste Zoltán Kocsis décédé le 6 novembre 2016. Il en est toujours le directeur musical. Cette phalange s’est très vite imposée dans l’univers musical et Gramophone Magazine l’a classée en 2009 parmi les dix meilleurs orchestres du monde. Il est fréquemment invité dans les principaux festivals internationaux et ses enregistrements ont remporté de nombreux prix. En Hongrie, le Budapest Festival Orchestra est l’orchestre le plus populaire, il joue généralement au Müpa de Budapest et à l’Académie Franz Liszt. Il consacre aussi une partie de son temps à faire mieux connaître la musique dans les écoles, les églises et les synagogues. Depuis 2018, il participe au Festival d’opéra de Vicence dans le Teatro Olimpico conçu par Palladio, Iván Fischer en est le directeur artistique, le chef d’orchestre et même le metteur en scène.

Avant de devenir une grande salle de concert pouvant accueillir plus de 2.000 personnes et à l’excellente acoustique, la Halle aux Grains fut de 1861 aux années 1950 un marché couvert aux céréales. Elle devient ensuite un Palais des Sports, puis à partir de 1974 la résidence de l’Orchestre national du Capitole.

Concert du Budapest Festival Orchestra le lundi 20 mai à 20h
Halle aux Grains
1 Place Dupuy,
31000 Toulouse
www.halleauxgrains.com/

De Bakou à Monaco  04/05/2019

Le 12 mai à 17h on peut vraiment dire que l’Azerbaïdjan sera à l’honneur en Principauté. C’est d’aillers une première exceptionnelle à Monaco et qui est due à l’initiative du ministère azéri de la Culture. La Salle Garnier de l’Opéra accueillera pour un concert gratuit la pianiste Khatia Buniatishvili et le chanteur Alim Qasımov spécialiste du mugham qui est un genre musical traditionnel et savant de la musique azérie, il fait une large place à l’improvisation. Avec l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, ils seront sous la direction du chef Rauf Abdullayev et interpréteront des oeuvres du compositeur Fikret Amirov, (22 novembre 1922-20 février 1984). C’est également la première fois que Khatia Buniatishvili jouera avec l’OPM.

Au programme:

Symphonic Mugham "Kyurd Ovshary"
Concerto pour piano et Orchestre
Symphonic Mugham - Gulustan Bayati – Shiraz
Azerbaijani Capriccio
“Song of the blind Arab" de l’opéra Sheikh Sanan

Concert gratuit, Salle Garnier, dimanche 12 mai 2019 à 17h
Invitations à retirer à l’avance auprès du service location Atrium du Casino de Monte-Carlo, dans la limite des places disponibles.
Tél. : +377 98 06 28 28

L’Ensemble Des Equilibres en concert privé  04/05/2019

Le 25 mai à 20h10, l’Ensemble Des Equilibres propose un concert privé autour des Sonates numéro 4, 5 et 6 de Mieczyslaw Weinberg. Il aura lieu à l’occasion du centenaire de la naissance du compositeur, il a en effet vu le jour le 8 décembre 1919 à Varsovie, il est mort le 26 février 1996 à Moscou. L’Ensemble Des Equilibres présente un programme qui lui rend hommage, c’est le compositeur de la modernité russe bien injustement oublié. Il laisse cependant une œuvre immense, extrêmement variée et d’une grande qualité tant technique qu’esthétique.
En 2018, l'Ensemble Des Equilibres a enregistré les trois premières sonates du compositeur et cette année sortira un disque comportant les trois suivantes. Avant de commencer cet enregistrement, l'ensemble a décidé d'offrir au public un concert unique dans un cadre d’exception. Ce concert sera suivi d'un cocktail.

Au programme:

Sonate pour violon et piano n° 4, op. 39 (1947)
I. Adagio
II. Allegro ma non troppo
III. Adagio tenuto molto rubato – Adagio primo
Sonate pour violon et piano n° 5, op. 53 (1953)
I. Andante con moto
II. Allegro molto
III. Allegro moderato
IV. Allegro – Andante – Allegretto – Andante
Sonate pour violon n° 6, op. 136bis (1982)
Moderato – Adagio – Moderato – Adagio

Avec la violoniste Agnès Pyka et le pianiste Dimitri Vassilakis

Réservation indispensable: 07 63 01 45 92 ou contact@desequilibres.fr

Concert privé de l’Ensemble Des Equilibres le 25 mai à 20h10
10, rue de Lisbonne, 3e étage code rue 235B1, code intérieur B1985
75008 Paris

Le musée de Notre-Dame-de-la-Garde ferme ses portes  02/05/2019

Après deux ans de travaux et pour un coût de 5 millions d’euros, il avait été inauguré en grande pompe le 18 juin 2013 dans le cadre de Marseille capitale européenne de la culture. "Nous avons voulu donner des clés de compréhension aux visiteurs, dont beaucoup s’extasient devant le patrimoine, les mosaïques, mais sans en comprendre le sens" expliquait alors le P. Jacques Bouchet, recteur de la basilique. Mais la fréquentation n’a pas été celle que l’on attendait, 8.000 visiteurs annuels alors qu’on tablait sur 100.000. Ce qui n’était pas impossible quand on sait que deux millions de personnes fréquentent les lieux. Frédéric Proal, président de l’association du domaine Notre-Dame-de-la-Garde indique "La décision de fermer doit être prise début mai" et précise "Le projet est prêt, mais on doit respecter certaines procédures". Il s’agit surtout de reclasser les cinq salariés qui auront été licenciés. Le prix de l’entrée est de 5 et 3€, et le même Frédéric Proal constate avec regret "Les gens s’attendent à avoir des prestations gratuites"…
Dans cet ensemble muséal de 350m2 sont réunies des pièces illustrant les 800 ans d’existence du site. On y trouve en particulier une collection de plusieurs centaines d’ex-voto, remerciements à la "Bonne mère", et parmi eux, beaucoup ont été offerts par les marins et les pêcheurs. Ainsi que des objets cultuels, des statues, de l'orfèvrerie, des archives, des tableaux, des maquettes et des plans de construction de l’édifice. Après la fermeture du musée, toutes ces pièces reprendront le chemin des réserves de la basilique.
En 2014, de nombreuses manifestations ont célébré le millénaire de la première chapelle édifiée sur la colline de la Garde et dédiée à la Vierge Marie. De nombreuses constructions se sont succédé jusqu’à la basilique actuelle Notre-Dame-de-la-Garde, de style romano-byzantin, dont la première pierre fut posée le 11 septembre 1853. Elle sera consacrée le 4 juin 1864. Le site est classé en 1917 et c’est naturellement le monument le plus visité de Marseille, presque son symbole. En 1892, est mis en service le funiculaire, "l’ascenseur", qui facilitait l’accès à la basilique et même si des millions de passagers l’ont emprunté, on arrêtera son exploitation en 1967, il n’était pas assez rentable. Actuellement, un petit train qui part du Vieux-Port permet de rejoindre la basilique à 161m au-dessus de la ville, un magnifique parcours permettant d'admirer quelques très beaux endroits de la cité phocéenne, les Forts Saint-Jean et Saint-Nicolas, le Palais du Pharo ou l’Abbaye St Victor entre autres.

Un buste d’Antonio Canova aux enchères à Monaco  01/05/2019

Samedi 27 avril à l'Hôtel des Ventes de Monte-Carlo, un buste du sculpteur italien Antonio Canova, 1757-1822, s'est vendu 2,5 millions d’euros. Il avait été évalué entre 2 et 2,5 millions d'euros et mis à prix à 1,5 million.
Franck Baille, président et co-fondateur de l'Hôtel des Ventes de Monte-Carlo révèle qu’"Il a été acquis par un amateur britannique ayant des attaches à Monaco" avant de préciser que cette sculpture s'inscrit pour Canova "dans un esprit de travail inspiré de la beauté idéale".
Ce buste en marbre d'une quarantaine de centimètres de hauteur fait partie des "têtes idéales" de l’artiste. Il représente Lucrèce d'Este, 1535-1598, dont la beauté était célébrée par tous. Elle était la fille du duc de Fer­rare Hercule II d’Este et de la prin­cesse Re­née de France, et donc la petite-fille du roi Louis XII et d'Anne de Bretagne par sa mère, sa grand-mère paternelle était Lu­crèce Bor­gia. L’oeuvre date de 1821 et c’est la première fois qu’on la revoit publiquement depuis une exposition à New-York en 1928. Elle faisait partie jusqu'à maintenant d’une collection particulière suisse, et était propriété de la même famille depuis que le baron anglais Alexander Baring, de la célèbre dynastie de banquiers britanniques, qui en était le commanditaire la lui avait cédée au XIXe siècle.  
Ce n’est pas la première fois qu’une oeuvre d’Antonio Canova atteint une telle somme. En juillet dernier, un autre buste, une Allégorie de la paix, s’était vendu près de six millions d’euros chez Sotheby’s à Londres. En 2017, un buste de Joachim Murat s’était enlevé à 4,3 millions d’euros chez Christie’s à Paris.

Une princesse monégasque au musée Christian-Dior  01/05/2019

Jeudi 25 avril dernier, S.A.S. le prince Albert II de Monaco inaugurait l’exposition "Grace de Monaco, princesse en Dior" au Musée Christian-Dior de Granville, dans le département de la Manche. Elle sera visible jusqu’au 17 novembre prochain. C’est à l’occasion du 90e anniversaire de la princesse Grace de Monaco, née le 12 novembre 1929 à Philadelphie, que le musée Christian-Dior présente cette collection de robes, photos, et dessins de décors de fêtes. Y figurent aussi correspondances, extraits de films et flacons de parfums qui décoraient la salle de bains de la princesse. Ces 85 tenues sont amoureusement conservées au Palais princier de Monaco, confiées aux bons soins de Maryel, l’ancienne lingère de la princesse, elles ont été prêtées par S.A.S. Albert II, pour rendre hommage à sa mère. Brigitte Richart, conservatrice du musée indique que l’idée de cette exposition est née lors de la visite du Prince à Granville en 2015. Florence Müller, commissaire général de l’exposition, avec Gwénola Fouilleul, commissaire associée, rappelle la rencontre de Grace Kelly et de S.A.S. prince Rainier III de Monaco en 1955. "Conviée au festival de Cannes, elle fut invitée par le directeur de Paris-Match, Pierre Galante, époux d’Olivia de Havilland, grande amie de Grace Kelly, à rencontrer le jeune prince Rainier". Moins d’un an plus tard ils étaient mariés.
Dès ce moment, les tenues signées Christian Dior rythment les moments de la vie de la nouvelle princesse, bals, sorties officielles, fêtes et même vie quotidienne. Florence Müller les résume "robes-chemisiers, tailleurs en tweed, robes blouses, robes en mousseline vaporeuse avec ornements de plumes, robes imprimées ou brodées de fleurs rappelant ses créations personnelles de tableaux floraux et son goût pour le jardinage".
Le musée Christian-Dior est installé dans la villa fin du XIXe "Les Rhumbs" où le couturier né le 21 janvier 1905 vécut de un à six ans. Plus tard, il y passera l’été. La famille fait de de mauvaises affaires et la ville rachète "Les Rhumbs" dans les années 1930. La transformation du lieu en musée se fait à partir de 1990. L’établissement est géré par l'association "Présence de Christian Dior" avec le soutien financier de Dior, et de quelques donateurs. C’est le seul "musée de France" entièrement consacré à un couturier. Depuis 1997, il accueille une exposition chaque année.

"Grace de Monaco, princesse en Dior"
Jusqu’au 17 novembre prochain

Villa "Les Rhumbs"
Rue d'Estouteville
50400 Granville
Tél. 02 33 61 48 21
reservation@museechristiandior.fr

"Monet, retour sur la Riviera"  30/04/2019

C’est un événement à ne pas manquer, il se tient depuis le 30 avril jusqu’au 31 juillet. Trois tableaux de Claude Monet peints pendant le séjour de l’artiste qu'il effectua sur la Riviera de mi-janvier à début avril 1884, sont exposés en deux endroits de la région, la Villa Regina Margherita à Bordighera et le château Doria, à Dolceacqua, dans la province d’Imperia. La première accueillera "Vallée de Sasso. Effet de soleil" et le second présentera "Le Château de Dolceacqua" et "Monaco, vu de Roquebrune". "Le Château de Dolceacqua" et "Vallée de Sasso. Effet de soleil", viennent du musée parisien Marmottan Monet, et "Monaco, vu de Roquebrune" appartient à la collection privée de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco.
"Monet, retour sur la Riviera" doit beaucoup au Musée Marmottan Monet de Paris, en la personne de sa chargée des collections Marianne Mathieu, et à la courtoisie de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco.
Pour cette exposition, la Région Ligurie, la Province d’Imperia, la fondation Compagnia di San Paolo et la société Permare s.r.l ont soutenu les municipalités de Bordighera et de Dolceacqua. Le commissaire en est Aldo Jean Herlaut, le parcours est aménagé par l’Institution Mu.MA Musei del Mare e delle Migrazioni de Gênes. Cooperativa Sistema Museo et Omnia Società Cooperativa assurent la gestion et la promotion de cet événement.
Tant la Villa Regina Margherita que le château Doria proposeront un parcours multimédia, qui permettra de revivre le voyage et le séjour de Monet alors âgé de 44 ans sur la Riviera. Et surtout de mieux comprendre 135 ans après, l’élaboration de ces trois œuvres. En particulier grâce aux lettres qu’il écrivit à ses familiers, notamment à sa compagne Alice Hoschedé qu’il épousera en juillet 1892 ou à son marchand d’art Paul Durand-Ruel. Relevons le 25 mars 1884 "Je ne sais pas si ce que j’ai fait est bon, je n’en sais plus rien, j’ai tant travaillé, tant fait d’efforts, que j’en suis abruti" ou "Entouré de cette lumière éblouissante, on trouve sa palette bien pauvre; l’art voudrait des tonnes d’or et de diamants. Enfin, j’ai fait ce que j’ai pu". On en saura davantage sur la vie à l’époque dans ces deux localités figures distantes d’une quinzaine de km grâce aux tableaux de la Collection municipale de Bordighera et à de nombreuses photographies.

"Monet, retour sur la Riviera"
Jusqu’au 31 juillet

Villa Regina Margherita
Via Romana, 34
18012 Bordighera

Château Doria
Via Castello
18035 Dolceacqua

www.monetinriviera.it
monet@sistemamuseo.it.

Un peintre mondain bien oublié  29/04/2019

Sait-on encore qui est Philip Alexius de László? Il semble même que le cent-cinquantième anniversaire de sa naissance se passe très discrètement. Pourtant, l’artiste fut très célèbre. Il naît Fülöp Elek Laub le 30 avril 1869 dans l’échoppe d’un modeste tailleur juif de Pest, ce qui ne l’a pas empêché de devenir le portraitiste attitré des monarques, de l’aristocratie européenne, des industriels, des banquiers et de toutes sortes de célébrités de son époque. Il étudie à Budapest, à l'Académie royale des arts de Bavière à Munich et à l'Académie Julian de Paris. Dans les années 1890, il est déjà un portraitiste réputé qui a obtenu des commandes à la cour de Bulgarie. En 1900, il avait épousé une Irlandaise de la meilleure société, eut cinq fils dont certains se marièrent dans l'aristocratie anglaise. Cette même année, son portrait du pape Léon XIII à l’Exposition universelle de Paris lui vaut une médaille. Il s'installa à Londres en 1907 et devint le peintre favori de l'aristocratie et même de la famille royale. Édouard VII le fit membre de l'Ordre royal de Victoria. François-Joseph l’anoblit en 1912 et il devient Philip Alexius de László de Lombos. En 1908, il fut invité aux États-Unis pour peindre le président Theodore Roosevelt à la Maison-Blanche. En 1914, il obtient la nationalité britannique. Cette belle ascension s’interrompt avec la Première Guerre. Ayant adressé des lettres à sa famille en Autriche-Hongrie il fut accusé de contacts avec l'ennemi et emprisonné à Brixton. Libéré pour raisons de santé, il ne fut lavé de tout soupçon qu’en été 1919. Il connaît des difficultés financières car la société avait changé et les commandes se faisaient rares. Il retrouvera cependant une nouvelle clientèle dont par exemple Mussolini au retour d’un voyage en Tunisie. On lui doit aussi le portrait de la future Elisabeth II d’Angleterre en 1933. Il participe à de nombreuses expositions, est nommé président de la Royal Society of British Artists en 1930 et meurt le 22 novembre 1937 à Hampstead, quartier résidentiel de Londres. Il laisse près de trois mille tableaux.
A Londres, "The de Laszlo Archive Trust" réunit quelques descendants du peintre et perpétue son souvenir. Ils ont participé à un catalogue raisonné des oeuvres de leur lointain parent.
L'archiviste Sandra de László qui a épousé Damon de László, l’un des petits-fils du peintre, explique que si l'on voit si peu d’œuvres de Philip Alexius de László dans les musées et les ventes, c'est que les familles des personnes représentées préfèrent les conserver chez elles, à cause de l'extraordinaire ressemblance que l'artiste parvenait à donner à ses portraits. Et de citer la petite-fille d'un des modèles qui racontait qu'avant de se coucher, elle souhaitait toujours une bonne nuit au portrait de sa grand-mère. .. On peut donc supposer que la célébrité du peintre en souffre, les oeuvres sont moins exposées et donc moins connue du public actuel.

Une saison originale à l’Opéra de Budapest  22/04/2019

Cette saison 2019-2020 a tenu compte du fait que le 52e Congrès Eucharistique international se tiendra dans la capitale hongroise du 13 au 20 septembre 2020. Elle a aussi manifesté le souhait que des œuvres nouvelles que l’on n’avait jamais vues en Hongrie soient programmées. Et que des oeuvres plus anciennes jamais données en Hongrie comme le Couronnement de Poppée de Monterverdi et Mathis le peintre de Paul Hindemith soient présentées. Rassurons cependant les tenants de la tradition, ils retrouveront le répertoire avec L'Enlèvement au Sérail, Don Carlo ou Parsifal, même s’il s’agira de nouvelles mises en scène. Et naturellement La fanciulla del West, Rigoletto, Porgy and Bess, La Bohème, Le nozze di Figaro, La Gioconda, Aida ou Carmen notamment.

On notera deux œuvres dues à des compositeurs hongrois. "A cremonai hegedűs" "Le luthier de Crémone" de Jenő Hubay 1858-1937, et "Simona néni" "Tante Simona", opéra-comique en un acte d'Ernő Dohnányi, 1877-1960, les deux oeuvres figurant au même spectacle.

Des créations "Ments meg, Uram!" "Dead Man Walking", de l’Américain Jake Heggie, création de l’Opéra de San Francisco en 2000, basé sur le récit éponyme de soeur Helen Prejean. Et le diptyque "Fantasio/Fortunio" du compositeur italien Giampolo Testoni né en 1957, inspiré librement de deux comédies de Musset Fantasio et le Chandelier. Sans oublier "A mester és Margarita""Le Maître et Marguerite" de Levente Gyöngyösi, opéra-musical créé le 24 juin 2017 au Théâtre national de Miskolc, un groupe de rock jouait avec un orchestre symphonique, d’après le célèbre roman de Mikhail Boulgakov.
On s’en voudrait de manquer "Az aranyműves boltja" "L´échoppe de l´orfèvre", texte écrit en 1960 par Karol Wojtyła, alors jeune évêque auxiliaire de Cracovie récemment nommé par le pape Pie XII. Il y est question du sacrement du mariage, avec pour sous-titre "Méditation sur le sacrement de mariage qui, de temps en temps, se transforme en drame"… musique de son compatriote Krzysztof Penderecki.
"István a király" "Le Roi Étienne" de János Kristóf Bródy, rockopera créé en 1983, est repris sous forme d’opéra avec formation symphonique. Le Messie de Haendel sera donné en version scénique et "Keresztkantáták" "Cantates en croix" sur une musique de Bach fera entendre une voix de basse pour le Christ.

Des centaines de spectacles et concerts qui se dérouleront au Théâtre Erkel en attendant que l’illustre édifice de l'avenue Andrássy soit complètement rénové mais aussi à l’atelier Eiffel. Depuis quelques mois en effet, l’Opéra s’est doté de ces nouveaux locaux. Ce sont les anciens ateliers de réparation des chemins de fer qui ont été réhabilités, à Kőbánya dans le Xe arrondissement de la capitale. Les 22.000m2 de l’ensemble datant des années 1885, abritent notamment les salles de répétitions, les réserves et les ateliers de décors, costumes et perruques. Il y a aussi une salle, baptisée Bánffy, qui peut accueillir 400 spectateurs et est déjà en service, elle est destinée aux créations contemporaines ou aux petits ensembles. Gustave Eiffel n’était pour rien dans cette construction due à l’architecte János Feketeházy qui réalisa par ailleurs les plans de Gare de Budapest-Keleti et du pont Szabadság entre autres. C’est la technique de construction qui rappelle celle utilisée par Eiffel.

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