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Le patrimoine français et l’histoire mis à l’honneur  18/01/2020

Mercredi 15 janvier, Brigitte Macron et Caroline de Monaco se sont retrouvées à l'Institut de France à Paris pour la remise des prix 2019 de la "Fondation Stéphane Bern pour l'Histoire et le Patrimoine". Créée en 2016, elle remet deux prix "Prix de la Fondation Stéphane Bern pour le Patrimoine" d'un montant de 25.000€ et récompense chaque année un projet défendant le patrimoine bâti sur le territoire français. Ceci par des actions novatrices de mise en valeur, d'animation ou de diffusion à l'exclusion des projets de restauration. Et le "Prix de la Fondation Stephane Bern pour l’Histoire" d’un montant de 5.000€ récompensant un premier ouvrage d’histoire en français édité depuis moins de trois ans.

L’épouse du président de la République se rend chaque début d'année à l’Institut de France pour cette remise de prix. Cette année, Caroline de Monaco était présente. Les deux femmes se sont réparti la tâche, Brigitte Macron a ainsi décerné le prix Patrimoine à l'association "Chantiers histoire et architecture médiévales" C.H.A.M. Cette association créée en octobre 1980 avait d’abord son siège en Loir-et-Cher avant de s’installer dans le XIVe arrondissement de Paris en 1984. L’association défend le patrimoine bâti; elle organise des chantiers de bénévoles ou de volontaires et des chantiers d’insertion en France métropolitaine, en Outre-mer et à l’étranger. Elle mène également des actions d’éducation au patrimoine et des activités pédagogiques et techniques, en lien avec les établissements scolaires et les collectivités locales.

Quant à S.A.R. la princesse de Hanovre, elle a remis le prix Histoire à Clément Horvath pour "Till Victory, Lettres de soldats alliés" paru aux Éditions Ouest France en octobre 2018. Rien ne prédisposait Clément Horvath, un Tourangeau de 31 ans, à écrire un ouvrage d’histoire, en effet il a commencé sa carrière dans le marketing et la publicité. "Till Victory, Lettres de soldats alliés" retrace toute la Seconde Guerre mondiale de 1939 à 1945 à travers les lettres personnelles inédites d'une cinquantaine de soldats alliés, américains, britanniques, canadiens et français

Durant la soirée, Brigitte Macron, aux côtés de Xavier Darcos chancelier de l'Institut de France, a prononcé quelques mots saluant les initiatives de Stéphane Bern. La Fondation Stéphane Bern pour l'Histoire et le Patrimoine-Institut de France a pour mission de concourir à la protection du Patrimoine et de financer des projets d'éducation et de partage des connaissances sur l'Histoire. "Dès qu'Emmanuel est devenu président, je l'ai invité à venir me parler du Patrimoine. Dès que je vous ai trouvé, j'ai vu en vous un vainqueur, parce que vous êtes un vainqueur, parce que vous ne vous inclinez jamais devant les obstacles. Vous y allez. Merci pour votre ardeur". C’est ce qu’elle a déclaré face à l'assistance et l’ancien professeur de lettres n’a pas hésité à comparer Stéphane Bern à Don Quichotte…

Confidences d’un grand pianiste français  18/01/2020

Jean-Philippe Collard se confie dans un livre paru le 9 janvier chez l’éditeur Alma et quelques jours plus tard, le 17 janvier, est sorti chez La Dolce Volta, un nouvel album où figurent Goyescas du compositeur espagnol Enrique Granados. Lequel ne fait pas spécialement partie du répertoire favori de Jean-Philippe Collard consacré plutôt à Chopin ou Fauré entre autres. Goyescas est une suite pour piano composée en 1911 et créée par le compositeur le 11 mars 1911 au Palau de la Música Catalana de Barcelone, véritable temple de l’Art nouveau. Et à la Salle Pleyel de Paris le 2 avril 1914. Granados transformera cette suite en opéra en 1915 qui sera créé le 28 janvier 1916 au Metropolitan Opera de New York, en présence du compositeur. Sur le chemin du retour, le 24 mars 1916, alors qu’il se trouvait avec son épouse à bord du Sussex, le navire est torpillé par un sous-marin allemand UB-29 entre Folkestone et Dieppe, et le couple périt noyé.

Le titre de Goyescas fait allusion à Goya dont Granados était un fervent admirateur. Sauf un des titres "El Pelele", cette oeuvre ne se réfère à aucun tableau de Goya en particulier mais plutôt à l’atmosphère qui se dégage de certaines toiles du génial peintre aragonais. Et Jean-Philippe Collard déclare "Les Goyescas ont une écriture pianistique terriblement compliquée. Granados était un immense virtuose. Il avait une certaine idée de l’espace qui couvrait l’ensemble de son clavier, dans des dimensions acrobatiques. C’est une sorte d’inconfort pour moi".
Avec "Chemins de musique", l’interprète nous emmène de sa Champagne natale où il a vu le jour le 27 janvier 1948 jusqu’aux salles de concert les plus prestigieuses du monde entier où il s’est produit après les nombreux prix obtenus. Premier prix du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris en 1964, Concours Long-Thibaud 1969 et en 1970 Premier grand  prix du Concours Cziffra. Plus qu’une autobiographie dira-t-il lui-même, c’est une ode à la musique.
Sa discographie est riche de plus de 50 titres. Le 17 janvier, il était une fois de plus sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées avec au programme Préludes op. 28 de Chopin : - Ballade op.19 de Fauré et Los requiebros, Coloquio en la reja, El fandango de candil, des Goyescas de Granados.

Un tombeau impérial révèle ses secrets  18/01/2020

Le tombeau de l'empereur Frédéric III, de la maison de Habsbourg qui a régné sur le Saint-Empire romain du 19 mars 1452 jusqu'à sa mort le 19 août 1493, se trouve dans la cathédrale Saint-Étienne de Vienne. Il a retenu à plusieurs reprises l’attention de quelques spécialistes qui à travers un trou ont pris des photographies de l'intérieur et ont pu révéler pour la première fois l ’existence de plusieurs trésors.
Le site funéraire de l'empereur tranche par ses dimensions impressionnantes sur les autres tombes voisines. Il fut sculpté par le Néerlandais Niclaes Gerhaert van Leyden dans un matériau rouge semblable à du marbre. On y voit de nombreuses sculptures représentant notamment le couronnement de l'empereur en 1442 dans cette même cathédrale Saint-Étienne de Vienne. Au XXe siècle, une rumeur a couru laissant entendre que Frédéric III n'avait jamais été inhumé dans ce tombeau et que celui-ci était vide. En 1969, pour voir ce qu’il en était, on perça un trou minuscule afin de voir à l'intérieur. Armés de lampes et de miroirs, les spécialistes ont pu assurer que le corps de l’empereur s’y trouvait bien. Ils ont aperçu une partie des nombreux objets placés aux côtés de l'empereur.À cette époque-là cependant, ils n'ont pas pu prendre de photographies de l'intérieur. En 2013 cela est devenu possible et en 2019, ces photos peuvent enfin donner lieu à des recherches. Franz Kirchweger, conservateur du Kunsthistorisches Museum, KHM, de Vienne qui participe au projet a confié à The Art Newspaper qu’à la vue de ces images, il s'était senti "comme Howard Carter, qui a découvert pour la première fois les richesses de la tombe de Toutankhamon".
Selon un communiqué du musée, les photographies ont montré que la dépouille de l'empereur était intacte, enveloppée de textiles témoignant des soins dont elle a été entourée avant d'être mise dans le sarcophage. Sur le corps se trouvent une couronne, un sceptre et un orbe, qui sont les "éléments typiques d'une tombe royale".
Ces photos ont révélé également qu’il y avait des plaques en métal doré portant des inscriptions célébrant la gloire de Frédéric III et de son fils Maximilien Ier. C'est d’ailleurs ce dernier qui a fait terminer la tombe de son père pour l'y inhumer en 1513, vingt ans après son décès. Autre détail intéressant, l'utilisation d'un cercueil fait de carreaux de céramique émaillée.
Le musée viennois a déclaré que ces observations avaient livré de précieuses informations, par exemple à propos de l'influence qu’avait exercée Maximilien Ier sur la construction et les décors de la sépulture de Frédéric III. On découvre également l’exemple unique d'une mitre-couronne, couronne particulière liée à la dynastie des Habsbourg.
Outre ces photographies prises en 2013, les spécialistes ont prélevé de petits fragments du cercueil en céramique ainsi qu'un morceau de textile que l’on a analysés. Il sera sans doute impossible de pousser plus loin les investigations.  D'après le musée, il est difficile d’envisager une ouverture complète du tombeau au cours des prochaines années. Et le KHM de préciser dans un communiqué "Le poids colossal des différents éléments de cette oeuvre d'art exceptionnelle, qui pèsent pour certains plusieurs tonnes, et la complexité de ses structures, signifient qu'une telle opération pourrait endommager la tombe et son contenu".

Mozart à l'Opéra de Nice  16/01/2020

Il propose en cette seconde quinzaine du mois de janvier quatre représentations de l’opéra buffa en deux actes K 588 "Così fan tutte ossia la scuola degli amanti". C’est la troisième et dernière collaboration de Wolfgang Amadeus Mozart et du librettiste Lorenzo Da Ponte après "Le nozze di Figaro" et "Don Giovanni" donnés à l’Opéra de Nice, lors des deux dernières saisons avec le même metteur en scène. L’oeuvre composée en automne 1789 fut créée avec succès le 26 janvier 1790 au Burgtheater de Vienne. La mort de l’empereur Joseph II le 20 février 1790 entraîna la fermeture du théâtre qui ne rouvrit que quelques semaines plus tard avec un succès plus discret.
"Così fan tutte" à l’Opéra de Nice est une coproduction avec Anthéa Théâtre d’Antibes. La mise en scène est de Daniel Benoin directeur de cette dernière institution. L’Orchestre philharmonique de Nice et le choeur de l'Opéra de Nice sont dirigés par Roland Böer qui n'est pas un inconnu pour les habitués de la maison.
Deux représentations auront lieu le 31 janvier et le 1er février au Théâtre d’Antibes avec la même distribution.
Il se dit que l’empereur Joseph II s'était beau amusé de l’histoire de ces deux officiers qui avaient échangé leurs femmes. Cette anecdote serait devenue le thème de "Così fan tutte", elles sont toutes les mêmes…

Vous ne regretterez pas de vous être laissé emmener à Naples en compagnie des deux soeurs Fiordiligi et Dorabella mises à l’épreuve par leurs fiancés Guglielmo et Ferrando quelque peu manipulés par le cynique Don Alfonso et sa complice la piquante Despina. Le tout accompagné par la musique élégante de Mozart.

"Così fan tutte ossia La scuola degli amanti" de Wolfgang Amadeus Mozart
Livret de Lorenzo Da Ponte
Vendredi 17, mardi 21, jeudi 23 janvier à 20h et dimanche 19 à 15h.
Direction musicale: Roland Böer
Mise en scène et lumières: Daniel Benoin
Assistant mise en scène: Clément Althaus
Décors: Jean-Pierre Laporte
Costumes: Nathalie Bérard-Benoin

Vidéo: Paolo Correia
Fiordiligi: Anna Kasyan

Dorabella: Carine Séchaye

Guglielmo: Roberto Lorenzi

Ferrando: Pierre Derhet

Despina: Hélène Carpentier

Don Alfonso: Alessandro Abis
Orchestre mhilharmonique de Nice

Chœur de l’Opéra de Nice

Opéra Nice Côte d'Azur

4-6 rue Saint François de Paule

06364 Nice CEDEX 4
Billetterie : 04 92 17 40 79

Maurzio Serra est devenu Immortel  12/01/2020

Jeudi 9 janvier, il a été élu à l'Académie française au premier tour, devenant ainsi le 734e membre élu et succédant à Simone Veil disparue le 30 juin 2017. Au fauteuil 13, celui qu ‘occupèrent entre autres Racine, Loti ou Claudel. Pour 24 votants, Maurizio Serra a recueilli 17 bulletins, son concurrent Eduardo Pisani dont c’était la 10e tentative, en a obtenu un seul. Il y a eu également 2 bulletins blancs et 4 blancs marqués d’une croix.

Maurizio Serra est né à Londres en 1955, diplomate de carrière, il a représenté son pays l'Italie dans différentes capitales européennes dont Berlin et Moscou au temps de l'URSS, puis auprès de l'UNESCO. Avec cette élection, l'Académie française compte donc 36 membres, 5 femmes et 31 hommes, quatre fauteuils restent vacants, ceux de Jean d'Ormesson, Michel Serres, Max Gallo et François Weyergans. La vieille dame du Quai Conti accueille sous la Coupole les étrangers dont les écrits illustrent la langue française. C’est le cas pour Maurizio Serra, il écrit d’ailleurs aussi bien en italien qu’en français.

Ses ouvrages se situent aux confins de l’histoire et de la littérature mais le 8 avril prochain, Maurizio Serra publiera son premier roman, "Amours diplomatiques", chez Grasset. Citons notamment "Malaparte, vies et légendes" qui lui valut le prix Goncourt de la biographie et le prix Casanova en 2011; "Les Frères séparés. Drieu La Rochelle, Aragon, Malraux face à l'histoire" en 2008 lui permit d’obtenir le prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises décerné par l’Académie française en 2008; pour "D’Annunzio le magnifique" paru en 2018, il reçut le Prix du livre incorrect. Cette même année le prix Chateaubriand 2018 qui couronne une œuvre de recherche historique ou d'histoire littéraire lui fut attribué. En 2018 encore, le prix de la Fondation Prince Pierre de Monaco récompensa l'ensemble de son oeuvre.

Chère Famille  10/01/2020

C’est sous ce titre qu’est annoncé pour dimanche 12 janvier à 18h à l’Auditorium Rainier III, le concert donné par l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo sous la direction du grand chef israélien Eliahu Inbal. Au programme, les Wesendonck Lieder de Richard Wagner interprétés par le célèbre contralto canadien Marie-Nicole Lemieux et la Sinfonia Domestica de Richard Strauss.
Les Wesendonck-Lieder sont un cycle de cinq lieder composés en 1857-1858 par Richard Wagner sur des poèmes de Mathilde Wesendonck, épouse de l’homme d’affaires allemand Otto Wesendonck retiré à Zurich et qui sera un des mécènes de Wagner. Il avait accueilli le génial compositeur après que ce dernier eut quitté la Saxe où il était devenu indésirable. Mathilde dont il était épris et qui sera sa muse inspira l’oeuvre, Engel, L’Ange; Stehe still!, Arrête-toi!; Im Treibhaus, Dans la serre; Schmerzen, Douleurs et Träume, Rêves. Le thème de Treibhaus et Träumea été développé dans l'opéra "Tristan und Isolde". La création publique eut lieu le 30 juillet 1862 sous le titre "Cinq lieder pour voix de femme".

La Sinfonia Domestica Op.53, en cinq parties, de Richard Strauss a été composée en 1902. Et a été dédiée à son fils Franz et à sa femme, la cantatrice Pauline De Ahna qu'il avait épousée le 10 septembre 1894 et dont on évoque toujours le mauvais caractère. Il annonçait "Mon prochain poème symphonique présentera une journée de ma famille. Il sera à la fois lyrique et humoristique. Une triple fugue racontera papa, maman et bébé. Qu’y a-t-il de plus sérieux que la vie conjugale ? Je veux que la symphonie soit prise au sérieux".
La première eut lieu le 21 mars 1904 au Carnegie Hall avec le Wetzler Symphony Orchestra de New York dirigé par le compositeur. Il dirigea également la première européenne à Francfort 1er juin 1904.
Gustav Mahler dirigea la première viennoise de la Sinfonia domestica le 23 novembre 1904.
Et comme d'habitude, avant le concert, André Peyrègne, ancien directeur du Conservatoire à rayonnement régional de Nice présentera les deux oeuvres.

Concert du dimanche 12 janvier 2020 "Chère Famille"
Auditorium Rainier III
28 Boulevard Louis III
98000 Monaco
www.opmc.mc
Tél.+377 98 06 28 28B

Le jardinier retrouve un tableau de Klimt  19/12/2019

Mardi 10 décembre, on aurait retrouvé "Bildnis einer Frau" ou "Portrait d'une dame", tableau de 55cm sur 65, peint par l’artiste en 1916-1917, quelques mois avant sa mort le 6 février 1918. L’oeuvre avait été volée en février 1997 à la galerie d'art moderne Ricci Oddi de Piacenza, en Émilie-Romagne. Elle aurait été découverte dans le mur de cette même galerie. Au cours de travaux de nettoyage et de restructuration du mur extérieur, un jardinier est tombé sur une cavité dissimulée aux regards par du lierre. A l'intérieur, un sac poubelle noir contenait le fameux tableau. "Je croyais que c'était une blague", explique Dario Gallinari, un membre du personnel du musée. La presse italienne indique qu’il s'agit de la deuxième œuvre la plus recherchée au monde après La Nativité avec Saint-François et Saint-Laurent, du Caravage. "Portrait d'une dame" avait été acquis par la Galleria Ricci-Oddi de Piacenza en 1925 et elle est estimée à 60 millions d'euros peut-être même plus. Une première expertise révèle que ce tableau serait bien celui volé, d'autres analyses sont en cours pour certifier l'authenticité du tableau. Au dos, on peut voir les timbres des expositions où l'œuvre avait été présentée précédemment. Pour le directeur de la galerie, Massimo Ferrari,il n’y a aucun doute, il s'agit bien du tableau en question. On peut supposer que les voleurs auraient déposé le "Portrait d'une dame" à l'intérieur de cette cavité pour le récupérer plus tard. Ils y auraient renoncé tant l'affaire du vol avait fait grand bruit. Le tableau aurait disparu lors d'un transfert pour une exposition dédiée à Klimt au Palais municipal de Piacenza. Les gardiens ont d'abord été soupçonnés, mais les charges contre eux ont finalement été abandonnées, faute de preuves. Ce n’est pas tout, un an avant ce vol, en 1996, une étudiante en art de 18 ans, Claudia Maga, avait découvert que l'œuvre avait été peinte sur un autre portrait de femme,  considéré comme perdu depuis 1912. 

Spectacles de fin d'année au Théâtre des Muses  17/12/2019

Les enfants ne sont pas oubliés, particulièrement en cette période. Avec "La fée Sidonie et les secrets de Noël" de Marine André, en compagnie de Natalia Pujszo, Loïc Fieffe et Marine André.
La Fée Sidonie rend visite à son ami Pipolin dans L’atelier du Père Noël qui aurait bien besoin d’aide car il est le responsable des lutins. Et ces derniers sont très en retard dans la préparation des cadeaux. On imagine l'atmosphère survoltée qui règne dans l'atelier! Sidonie sait bien qu’elle n’a pas le droit de demander un cadeau car elle est née fée et seuls les humains peuvent en demander à Noël…

Pour "Sortir à Paris" c'est "Un spectacle intelligent, qui nous apprend en rires et en douceur à renouer avec les traditions, les coutumes de Noël, pour les enfants comme pour les parents!"
Pour Anthéa directrice du théâtre des Muses, c’est le spectacle à ne pas manquer. C’est une magnifique et véritable mini comédie musicale, pleine de bons sentiments et pourvoyeuse de rêves. Les enfants sont émerveillés, participent de tout leur coeur et chantent avec la fée Sidonie. Ce personnage magique meublera pendant longtemps leurs souvenirs .

Spectacle de 50 minutes à partir de 3 ans.

Samedi 21 décembre à 14h30 et 16h30. Eventuel spectacle supplémentaire le dimanche 22 décembre à 11h.

Quant aux adultes, ils pourront terminer l’année en compagnie de Sacha Guitry et ils ne le regretteront pas! Avec sa pièce "Aux deux colombes" créée au Théâtre parisien des Variétés le 8 octobre 1948. L’auteur y était entouré de ses actrices favorites dont l’inoubliable Pauline Carton et Lana Marconi qui deviendra quelques mois plus tard sa cinquième et dernière épouse… Le 27 juillet 1949 sortait le film éponyme réalisé par Sacha Guitry avec les acteurs de la pièce de théâtre. La trame habituelle des vaudevilles. Un mari, deux épouses qui sont soeurs, une maîtresse russe... Les deux épouses s’en vont et le mari s’écrie "Enfin, elles sont parties, c’était mon rêve depuis des semaines. Je vais donc enfin vivre seul et déjà, je me demande avec qui?"
Mise en scène de Thomas Le Douarec avec Marie Delaroche, Caroline Devismes, Marie Le Cam, Marie-Hélène Lentini et Thomas Le Douarec.

Pour La Provence "Un spectacle de bonne facture, souriant et léger, charmant et charmeur comme seul Guitry savait l’être"
Vaucluse n’est pas en reste "Pour une fois chez le misogyne Guitry, l’homme n’a pas tout à fait la part belle aux cotés de ces femmes à la forte personnalité qui n’hésitent pas à jouer de ses faiblesses de séducteur". 

Samedi 28 décembre à 20h30, dimanche 29 à 14h30 et 17h, lundi 30 à 20h30 ainsi que mardi 31 à 19h et 22h.

Théâtre des Muses
45 A, Boulevard du Jardin Exotique
98 000 Monaco
Tél: 00 377 97 98 10 93
reservations@theatredesmuses.com

La machine de Turing  09/12/2019

On en comprendra mieux le mécanisme en assistant les 16 et 17 décembre à 20h30, aux représentations de la pièce de Benoît Solès, mise en scène par Tristan Petitgirard et interprétée par Benoît Solès et Amaury de Crayencour. "La machine de Turing" qui a été créée au Festival off d'Avignon l'été dernier, a reçu de nombreuses récompenses en 2019 dont 4 Molière, de l'auteur, du comédien, de la mise en scène et du théâtre privé. La pièce est inspirée de celle du dramaturge britannique Hugh Whitemore "Breaking the Code" écrite en 1986.

Alan Turing, né à Londres le 23 juin1912 et mort le 7 juin 1954 est ce mathématicien britannique qui a brisé le code secret de l’Enigma utilisée par les armées allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est l’auteur de travaux qui aboutiront à l’informatique. Il a construit une machine qui sera le premier ordinateur. En 1936, il présente une expérience que l’on nommera ensuite “machine de Turing” et des concepts de programme, lesquels prendront tout leur sens avec la diffusion des ordinateurs, dans la seconde moitié du XXe siècle. En 1952, il fut poursuivi en justice pour homosexualité et pour éviter la prison il choisit la castration chimique par prise d’œstrogènes. Le 7 juin 1954, il est retrouvé mort, empoisonné au cyanure. La reine Élisabeth II l’a reconnu comme héros de guerre et l’a gracié à titre posthume en 2013. 

La pièce nous transporte à Manchester durant l’hiver 1952. Le professeur Turing porte plainte après le cambriolage de son domicile. On ne le prend pas d’abord très au sérieux. Mais les Services Secrets s’intéressent à lui car il détient de nombreux secrets... Il sera broyé par le conformisme de l’époque…

À noter dans vos agendas, une deuxième représentation du spectacle "Le Lien", le vendredi 14 février 2020 à 20h30. Réservation en ligne sur tpgmonaco.mc (avec paiement sécurisé via montecarloticket.com ou directement auprès de la billetterie du TPG. C’est une pièce de de François Bégaudeau, mise en scène par Panchika Velez avec Catherine Hiegel sociétaire honoraire de la Comédie-française et Pierre Palmade.

Rappelons que le spectacle jeune public "Pourquoi Blanche-Neige ne se réveille pas?" (et autres contes recyclables), aura lieu le mercredi 11 décembre à 15h et non le 18, comme cela était initialement prévu. Il sera suivi d’un goûter de Noël dans le foyer du TPG (spectacle à partir de 5 ans d'une durée d'une heure).
Texte écriture plateau. Mise en scène Émilie Letoffe et Amandine Rousseau. Dramaturgie Fanny Roche. Avec Caroline Borderieux, Pauline Prevost et Quentin Morillère.
La Compagnie Le vent se lève, il faut vivre et le Théâtre de la Contrescarpe.

Actuellement, sur présentation des billets de théâtre, on peut obtenir une réduction au Café de Paris.

Théâtre Princesse Grace
12, Avenue D'Ostende
Monaco
Tél. +377 93 25 32 27 ou 50 03 45

Un tableau de Gauguin adjugé 9,5 millions d’euros  07/12/2019

Avec la vente de Te Bourao II, c’est la première fois depuis plus de vingt ans qu’une œuvre de la période tahitienne de l’artiste était présente sur le marché français. Cette toile de Paul Gauguin a été adjugée 9,5 millions d’euros, frais inclus, mardi 3 décembre à Paris chez Artcurial, soit "près de deux fois son estimation".
Cette huile sur toile datée de 1897 fait partie d’un ensemble de neuf tableaux réalisés à Tahiti où il résidait depuis 1891. Gauguin les avait envoyés à Paris pour une exposition à la Galerie Ambroise Vollard où ils n’obtiennent qu’un succès limité. Le célèbre galeriste avait conservé Te Bourao II, et, à sa mort à Versailles le 22 juillet 1939,  le tableau était revenu à ses héritiers qui l’avaient vendu en 1995 à un acheteur qui l’a revendu le mardi 3 décembre. L’acquéreur est un "collectionneur international" qui a fait savoir que le tableau resterait en France. C’est le dernier tableau de cet ensemble à être encore chez un propriétaire privé. De 2007 à 2017, il avait été exposé au Metropolitan Museum de New York. Pour Bruno Jaubert, directeur associé chargé du département d’art moderne à Artcurial, "le fugace séjour terrestre de l’homme se dévoile sous le pinceau du créateur: du paradis perdu de l’enfance au ténébreux mystère de l’au-delà".
C'est un événement que cette vente chez Artcurial car il est rare de trouver un Gauguin de cette période dans un très bon état. Les autres tableaux de cet ensemble sont exposés dans des musées du monde entier, l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, le Barber Institute à Birmingham ou encore le Musée d’Orsay à Paris.
Cette vente a eu lieu au moment où le peintre est la cible de certains critiques en raison des relations qu’il aurait entretenues avec des Tahitiennes mineures. Actuellement et jusqu'au 26 janvier, la National Gallery, à Londres, rassemble dans l’aile Sainsbury, 55 portraits, dessins, estampes et sculptures de sa famille, ses proches et amis. On les juge d’une audace effrayante. Au début de l’exposition un texte prévient "À plusieurs reprises Gauguin a entretenu des relations sexuelles avec des jeunes filles. Il a profité de son statut privilégié d’Occidental pour jouir de la liberté sexuelle qui s’offrait à lui". On lit encore que le peintre "a eu des relations sexuelles répétées avec des jeunes filles, épousant deux d'entre elles et engendrant des enfants". Quant au New York Times, dans un article au titre provocateur "Is It Time Gauguin Got Canceled ?", il propose tout simplement le lundi 18 novembre d'annuler cette rétrospective. Et l’auteur de l’article Farah Nayeri d’asséner "A une époque de sensibilité publique accrue aux questions de genre, de race et de colonialisme, les musées ont à réévaluer son héritage".
Ashley Remer, curatrice américaine et fondatrice du musée en ligne girlmuseum.org, interrogée par le New York Times, n’hésite pas à déclarer "Pour être franche, c'était un pédophile arrogant, surestimé et condescendant"...

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