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Marseille à l'époque de la peste de 1720  26/03/2020

En cette période d’épidémie et surtout de confinement qui invite à se réfugier dans la lecture, on évoque beaucoup parmi les ouvrages les plus connus "Le Hussard sur le toit" de Jean Giono, "La Peste" d'Albert Camus ou "Der Tod in Venedig" La Mort à Venise de Thomas Mann. On cite moins "Les pestiférés" de Marcel Pagnol. Mort le 18 avril 1974 à 79 ans, il n’avait pas eu le temps d'achever son récit où il est question de l'épidémie de peste qui ravagea Marseille en 1720, plus de la moitié des habitants de Marseille périrent, sans compter ceux de la région. Ce texte fait partie du recueil "Le temps des amours", paru de manière posthume en 1977. Quatrième titre du cycle des "Souvenirs d'enfance" qui comprend aussi "La Gloire de mon père", "Le Château de ma mère" et "Le Temps des secrets".
Grâce à Serge Scotto, Eric Stoeffel et Samuel Wambre, "Les Pestiférés" sont devenus en 2019 une BD de 138 pages publiée dans la collection Grand angle chez Bamboo Édition. Ce qui permet aux lecteurs de cette BD de découvrir la fin que Marcel Pagnol n'avait pas eu le temps de rédiger mais avait racontée à ses proches. Son petit-fils Nicolas révèle que  son père Frédéric tenait de son propre père Marcel comment il voyait la fin de son son récit et et lui en avait parlé et c’est elle qu’il a confiée aux auteurs de la BD.
Ce n’est pas la première fois que Pagnol se retrouve en BD et il est même prévu d’adapter ainsi toute son oeuvre jusqu'en 2030.

Un tableau de Berthe Morisot rejoint le musée Marmottan-Monet  29/02/2020

Le 18 février, lors d’une vente aux enchères chez Freeman's Auctioneers & Appraisers à Philadelphie, le musée parisien a acquis l’’huile sur toile "Apollon révélant sa divinité à la bergère Issé, d’après François Boucher", pour 230.000$, soit quelque 212.000€. Le tableau a été financé pour moitié par la Société des amis du musée Marmottan et pour le reste par l’Académie des Beaux-arts à laquelle Paul Marmottan avait légué son hôtel et ses collections. Cette toile vient enrichir la plus grande collection de cette illustre figure de l’impressionnisme qu’est Berthe Morisot, elle se compose de 83 œuvres dont 25 peintures et plus d’une soixantaine d’aquarelles, pastels et dessins, l'Académie des Beaux-arts en est propriétaire.
Berthe Morisot fut l’élève de Camille Corot et la muse d’Edouard Manet dont elle deviendra la belle-sœur, elle avait en effet épousé Eugène, jeune frère du peintre. Edouard Manet la représentera à plusieurs reprises notamment dans sa célèbre toile Le Balcon, elle est assise à gauche du tableau. Elle parviendra à s’imposer comme la première femme impressionniste et sera aux côtés de Monet, Renoir, Degas, Pissarro l’un des principaux membres de cette petite assemblée d’artistes.
En automne 1892, Berthe Morisot, alors âgée d’une cinquantaine d’années, visite le Musée des Beaux-Arts de Tours avec sa fille Julie. Elle y copie "Apollon révélant sa divinité à la bergère Issé" de François Boucher, 29 septembre 1703 -30 mai 1770, tableau de 129x157cm datant de 1750. Elle avait une véritable vénération pour cet artiste qu’elle avait déjà copié. Pour cette copie, 63,8 x 79,4cm, Berthe Morisot a concentré son attention sur un coin du tableau, amplifiant ainsi la peinture des deux nymphes près d’un ruisseau dans la forêt. Cette technique existait au XVIIIe siècle, c’était la pochade qui consistait à capturer rapidement les couleurs et l’atmosphère d’une scène.
Le musée d’Orsay a consacré une exposition à Berthe Morisot du 18 juin au 22 septembre 2019. C’était d’ailleurs la première dédiée à cette artiste par un musée national depuis la rétrospective organisée en 1941 au musée de l'Orangerie à l’occasion du centenaire de sa naissance. A cette occasion un catalogue avait été édité, Paul Valéry en avait rédigé la préface.

Quand une affaire d’espionnage devient un opéra  26/02/2020

On se souvient peut-être de cet ancien agent secret russe Alexandre Litvinenko qui avait fui la Russie en 1999 et était mort à Londres le 23 novembre 2006 après trois semaines d’agonie, à la suite d’un empoisonnement au polonium-210, une substance radioactive extrêmement toxique. Une enquête menée au Royaume-Uni avait conclu près de dix ans plus tard à la responsabilité de l’Etat russe, lequel dément, et établit la culpabilité de deux exécutants, les Russes Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtoun. Ils avaient pris un thé à Londres avec la victime à l’hôtel Millenium de Londres. Cette aventure est le thème d'un opéra en deux actes. "La vie et la mort d'Alexandre Litvinenko" est l'oeuvre du compositeur britannique Anthony Bolton, sur un livret de Kit Hesketh-Harvey avec chœur et orchestre de 52 musiciens. Elle sera présentée en première mondiale le 15 juillet prochain à l’Opéra de West Horsley dans le cadre du festival de Grange Parkà qui se déroule du 6 juin au 19 juillet dans le Hampshire au sud de Londres. 
Pour le compositeur "Il y est question de pouvoir, de politique, de trahison, d’amour, de danger", autrement dit tous les ingrédients qui peuvent faire un opéra. Il se déroule en Russie et au Royaume-Uni. C’est en lisant une biographie d'Alexandre Litvinenko qu’Anthony Bolton a décidé de se lancer dans l’écriture de cet opéra qui lui a demandé trois ans de travail "Quand j’ai posé [le livre], je me suis dit "On doit en faire un opéra”. L'opéra sera chanté en anglais avec certaines parties en russe, il emprunte des passages aux compositeurs russes Rachmaninov, Chostakovitch et Tchaïkovski, mais aussi aux chants de football et de l’armée russe ainsi qu’à l’hymne tchétchène. La veuve d’Alexandre Litvinenko a confié avoir pleuré après avoir vu une répétition de l’opéra : "Il n’y a toujours pas eu de justice pour Sacha" a-t-elle confié. Cependant, Marina Litvinenko a déclaré qu’elle restait "absolument" optimiste sur le fait que les responsables de la mort de son mari seraient traduits en justice.
L'opéra a été monté en collaboration avec Marina qui a "offert des images vidéos jamais vues qui doivent être intégrées" au spectacle. 
On pourra y entendre le ténor Adrian Dwyer qui interprétera l'ex-agent secret, la soprano Rebecca Bottone sera sa femme, tandis que le contreténor Andrew Watts sera le patron du FSB, Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie. Quant au baryton-basse Andrew Slater, il représentera l'ex-oligarque devenu opposant au Kremlin Boris Berezovski, retrouvé pendu à son domicile de l'ouest londonien le 12 mars 2013. La mezzo-zoprano Olivia Ray interprétera le rôle d’Anna Politkovskaya.
En 2007, le réalisateur russe Andreï Nekrassov avait consacré à cette affaire un documentaire de 105 min, "Rebellion: l'affaire Litvinenko, empoisonnement d'un ex- agent du KGB". Il fut présenté au Festival de Cannes de cette-année-là.

En mars au théâtre des Muses de Monaco  25/02/2020

Pour fêter les femmes, il propose de découvrir ou de retrouver le destin de l’artiste peintre mexicaine la plus célèbre en 1h20. Celle qui s’est fait remarquer par sa modernité et son abondante créativité. Grâce à Céline Bernat, comédienne, auteur et metteur en scène qui a beaucoup travaillé avec le Grenier de Toulouse. Et à la mise en scène de Léna Coen.Tout au long d’une existence qui ne fut qu’une souffrance ininterrompue, Frida Kahlo, 1907-1954, fut à la fois obsédée par la mort et amoureuse de la vie, femme émancipée et vivant dans une totale dépendance affective. Et l’on pourrait ajouter d’une grande féminité et d’une troublante masculinité, humble et narcissique. Elle fut tout cela en même temps.  Et elle aurait dit au moment de mourir "J’espère que la sortie sera joyeuse, et j’espère ne plus jamais revenir".
Si l’on en croit "Le Journal de Saône-et-Loire "Frida" "est une pièce intense, pleine d’humour malgré les drames et qui redonne à cette icône, toute sa légèreté et sa fraicheur. Dans ce poétique solo, Céline Bernat est Frida Kahlo, elle l’incarne totalement". Et Anthéa de renchérir dans son mot habituel  "Nous nous retrouvons tous dans le miroir de Frida, dans l’image forte et inébranlable qu’elle s’est bâtie pour tenter de déjouer son immense fragilité et son inadaptation au Monde".

Frid: Jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 mars à 20h30
Dimanche 8 à 20h30

Au théâtre des Muses, les enfants ne sont pas oubliés et la pièce Little Red, Le petit chaperon rouge à New-York, de Dorothée Leveau et Anthony Alborghetti qui en sont aussi les interprètes, en est la preuve Un spectacle de 50 minutes pour les enfants partir de 6 ans… et les adultes aussi naturellement.
Pour" Vaucluse matin" «Un petit bijou théâtral, inédit et intelligent».Et "Le Dauphiné Libér "n'est pas d'un avis contraire «Ils ont su moderniser le Petit Chaperon rouge. En rentrant, parents et enfants pourront discuter de ce spectacle fin et intelligent qui n’a laissé personne indifférent. Good job Little Red!». 
Pendant les vacances, la mère de Little Red envoie sa fille rendre visite à sa grand-mère à New-York. Avec son panier bio en main, la jeune fille bilingue doit faire des choix pour arriver au domicile de sa grand-mère. Samantha, speakerine américaine, ainsi que son ex-amoureux Albert, savoyard enjoué et maladroit vont raconter et vivre l’aventure du Petit Chaperon Rouge à New-York. Tout au long du spectacle, les enfants se familiariseront avec l’anglais en chantant avec “Little Red” et la conseilleront sur les décisions à prendre.

Mardi 4 et samedi 7 à 14h30 et 16h30

A noter une reprise exceptionnelle de «Sacha Guitry, mon amour», présenté comme une  "déclaration amoureuse et théâtrale". Ceci en raison de l’immense succès remporté à la création de la pièce du jeudi 13 au dimanche 16 février. Le théâtre des Muses a donc la joie d’annoncer cette unique représentation supplémentaire. Rappelons qu’il s’agit d’une conférence théâtralisée d'Anthéa Sogno dont l’admiration qu’elle voue à Sacha Guitry n’est un secret pour personne!

Dimanche 15 à 16h30

Théâtre des Muses
45 Boulevard du Jardin Exotique
98000 Monaco
Réservations par tél. : 00 377 97 98 10 93
Par courriel: reservations@theatredesmuses.com 

Victoires de la musique classique  24/02/2020

Leur 27e édition s'est déroulée dans la soirée du vendredi 21 février, à l'Arsenal de Metz, ce bâtiment militaire devenu grâce à l’architecte espagnol Ricardo Bofill un temple incontournable de la musique classique. L'Orchestre national de Metz dirigé par David Reiland son directeur musical et chef d'orchestre permanent avait pour tâche d’animer la soirée. Judith Chaine productrice de France Musique et Leïla Kaddour Boudadi de France Télévisions étaient chargées de présenter la soirée retransmise en direct sur France 3 et France Musique.
Au palmarès figurent des valeurs confirmées telles que la mezzo Karine Deshayes et le ténor Benjamin Bernheim, récompensés dans la catégorie Artiste lyrique de l’année. La Victoire d’honneur a été attribuée à la soprano russe Anna Netrebko et au contreténor Philippe Jaroussky dont la réputation n'est plus à faire. La soprano Marie Perbost est reconnue Révélation artiste lyrique. La Révélation soliste instrumental est revenue au hautboïste Gabriel Pidoux âgé de 23 ans, il souhaite donner ses lettres de noblesse au répertoire pour instruments à vents dans les salles de concert. Camille Pépin, 29 ans a été nommée dans la catégorie Compositeur: avec The Sound of Trees, pour clarinette, violoncelle solo et orchestre - en l'occurrence celui de Picardie. Elle est actuellement compositrice en résidence au Festival international de musique de Besançon.
Mais la vedette de la soirée fut incontestablement le pianiste Alexandre Kantorow, lauréat en juin dernier du prestigieux Concours Tchaïkovski et de la médaille d'or, premier Français à l’obtenir. Lors de la finale, il avait interprété le Concerto pour piano No. 2 de Tchaïkovski et le Concerto pour piano No. 2 de Brahms, avec l'Orchestre symphonique de Russie Evgeny Svetlanov, dirigé par Vasily Petrenko. Ce jeune homme d'à peine 23 ans a de qui tenir, il est le fils du célèbre violoniste et chef d'orchestre Jean-Jacques Kantorow. II a été doublement récompensé, Soliste instrumental et Meilleur enregistrement avec les concertos pour piano 3, 4 et 5 de Saint-Saëns (Bis). Ce dernier en fa majeur est dit l’Egyptien, il fut achevé au Caire en 1896.
Un hommage particulier fut rendu aux deux grandes artistes qu'étaient Jessye Norman et Mirella Freni récemment décédées. La première le 30 septembre 2019 et la seconde le 9 février 2020.
A noter aussi que Florent Charpentier, clarinette solo, a pris la parole au nom de l'Orchestre national de Metz et plus généralement des musiciens. Il a attiré l'attention de l'assistance sur la question de la réforme des retraites et rappelé qu'elle engendrerait pour les musiciens une perte de "plus de 1.000 euros par an". Et a conclu son intervention par "Ne vous étonnez donc pas de les voir de nouveau mobilisés".

"L’Analphabète" revient à l’Artistic Théâtre  23/02/2020

Après avoir triomphé en novembre et décembre derniers sur la scène de ce théâtre du XIe arrondissement parisien, le récit autobiographique d’Agota Kristof y est repris depuis le 25 janvier. Toujours dans la mise en scène de Catherine Salviat qui en est aussi l'interprète. Les habitués de cette salle se souviendront qu’il y a deux ans ils avaient eu le plaisir de retrouver celle qui eut une carrière exceptionnelle à la Comédie-française et en est maintenant sociétaire honoraire, dans la pièce du dramaturge britannique Martin Crimp "Probablement les Bahamas".
"L’analphabète" n’est pas une nouveauté pour Catherine Salviat, elle l’a déjà interprétée ces dernières années au théâtre parisien des Déchargeurs dans une mise en scène du franco-libanais Nabil El Azan.
Mais pour elle, "Il ne s’agit pas de rejouer ce très beau spectacle qui a eu sa vie propre, mais de continuer à faire entendre un récit extraordinaire au fil duquel Agota Kristof, en racontant cette irrésistible poussée vers l’écriture, revient à ses années d’enfance, à sa découverte de la lecture et à cet exil politique qui l’a privée des siens, de son pays natal et peu à peu de sa langue maternelle, faisant d’elle, qui était pourtant déjà poète en Hongrie, en Suisse, une analphabète".

Le récit est paru en 2004 aux éditions suisses Zoé et se compose de onze chapitres, brefs, d’une écriture sobre et simple qui nous mènent de Hongrie en Suisse, de l’enfance heureuse de l’auteur à son âge adulte, du nid familial chaleureux à l’exil, d’une longue maternelle connue à une autre qu’elle doit apprendre pour survivre… Mais dans tout cela aucun misérabilisme, aucun pathos mais plutôt une leçon de vie teintée d’optimisme et parfois de drôlerie.
C’est ce que Catherine Salviat nous livre sur le ton de la conversation, sur une scène dépouillée avec seulement les jeux de lumières de François Cabanat qui est aussi scénographe. Elle est vraiment Agota Kristof qui nous raconte son enfance dans le petit village de Csikvánd à l’ouest de la Hongrie où elle est née le 30 octobre 1935, entre un père instituteur et une mère qui enseigne les arts ménagers, la mort de Staline, l’exil en 1956 quand elle a 21 ans, le passage difficile de nuit à la frontière autrichienne avec sa fille de quatre mois dans les bras, l’arrivée en Suisse, le travail à l’usine d’horlogerie près de Neufchâtel, l’apprentissage d’une nouvelle langue et le soir l’écriture, romans, nouvelles, pièces de théâtre, poèmes qui la rendront bientôt célèbre et qui seront souvent traduites. Ce qui lui vaudra de nombreuses distinctions dont le Prix Schiller, le Prix de l'État autrichien pour la littérature européenne, le Prix Kossuth de l'État hongrois ou le Prix du livre inter… Ce qui ne l'empêchera pas de se sentir analphabète dans la langue française qu'elle qualifie parfois d'ennemie.
Agota Kristof est morte en Suisse le 27 juillet 2011 et ses cendres ont été transférées dans la ville hongroise de Kőszeg, où elle avait passé quelques années de sa jeunesse.

Découverte d'une nouvelle grotte en Catalogne  21/02/2020

Un sanctuaire paléolithique datant d’environ 15.000 ans et orné de plus de 100 gravures a été découvert le 30 octobre dernier à L’Espluga de Francolí, dans la province de Tarragone en Catalogne. L’annonce n’en a été faite que le 7 février. Les spécialistes ont mis à profit ce laps de temps pour effectuer en toute tranquillité des relevés 3D des gravures préhistoriques. Ce serait le plus ancien vestige d’art préhistorique mis au jour dans cette région. Les archéologues jugent cette découverte "sans précédent" et "exceptionnelle".
En automne dernier donc, une équipe de scientifiques de l'Institut catalan de paléoécologie humaine et d'évolution sociale (IPHES profitait d’une crue survenue quelques jours plus tôt et accédait à la grotte du Font Major dont ils voulaient évaluer le potentiel archéologique. Josep Maria Vergès, du centre de recherche de l'Université Rovira i Virigili, l'URV à Barcelone et directeur du projet de recherche précise à Archeology News Network "Nous avons fait une découverte fortuite, extraordinaire et inattendue. Ce n’est pas quelque chose que nous cherchions", a-t-il expliqué.
Les experts ont conclu que ce vestige datait du magdalénien - dernière époque du paléolithique supérieur européen -, soit il y a environ 15.000 ans. Cependant, certains dessins pourraient être bien plus anciens, et d’autres dater de l’époque néolithique, plus récente. On remarque une centaine de gravures, dont une quarantaine environ représentent des dessins de biches, de chevaux et de bœufs. Les autres seraient des symboles et des signes abstraits.
Selon le chercheur, le sanctuaire pourrait avoir été encore plus vaste et des gravures auraient été effacées par l’érosion et sans doute par d’autres facteurs. Avant de devenir un lieu protégé, une partie de la grotte était en effet une étape appréciée des randonneurs. De nombreux visiteurs qui ne soupçonnaient pas l’existence des gravures les ont détériorées en touchant les parois et même en y inscrivant des graffitis. Il est maintenant interdit de visiter le site mais des images en haute résolution et des numérisations en 3D devraient permettre aux scientifiques de l’étudier en détail. Et le public pourrait lui aussi en profiter.

L’Académie Goncourt maintenant au grand complet  20/02/2020

Mardi 11 février, deux nouveaux membres ont été appelés, à l'unanimité, à rejoindre les académiciens qui n’étaient plus que huit depuis le départ pour des raisons personnelles de Bernard Pivot et Virginie Despentes. Il s’agit de la romancière Camille Laurens née 6 novembre 1957 et de l’essayiste Pascal Bruckner né le 15 décembre 1948. Camille Laurens a été élue au 7e couvert, celui qu’occupait Virginie Despentes et qu'illustrèrent en leur temps Léon Daudet, Colette ou Jean Giono notamment. Quant à Pascal Bruckner, il succède au 1er couvert à Bernard Pivot. Les nouveaux académiciens participeront à la prochaine réunion des Goncourt le mardi 3 mars prochain. Il n'y a toujours que trois femmes dans cette docte assemblée...
Camille Laurens était jusqu’à présent membre du jury du prix Femina depuis 2007, elle va devoir quitter ce poste. Chroniqueuse littéraire au Monde des Livres, elle a été lauréate du Femina en 2000 pour "Dans ces bras- là" paru chez P.O.L. Ellle a à son actif une oeuvre dense de romans, essais, pièces de théâtre et de participations diverses à des revues. Elle est traduite dans une trentaine de langues.
Pascal Bruckner avait reçu en 1997, le prix Renaudot pour "Les voleurs de beauté" chez  Grasset. Son admission à l"Académie Goncourt en a surpris plus d'un car il est plus connu comme essayiste que comme romancier. Il a d'ailleurs reçu le prix Médicis de l'essai en 1995 pour "La tentation de l'innocence" chez Grasset. Il est par ailleurs connu pour des prises de position qui ont pu surprendre. L'an dernier, il parlait de l'action de la jeune militante suédoise pour le climat Greta Thunberg comme d'une "dangereuse propagande de l'infantilisme climatique".

Un nouveau prix littéraire voit le jour  19/02/2020

Il n’y en avait certainement pas assez en France où l’on en compte plus de deux mille… et où seuls quelques-uns connaissent une grande notoriété. On apprenait lundi 17 février que les éditions Plon venaient de créer le prix du roman de la gendarmerie nationale. La gendarmerie aura donc son prix littéraire, 74 ans après celui de la police. C’est en effet en 1946 que fut créé le prix du Quai des orfèvres décerné chaque année.

Le prix du roman de la gendarmerie nationale sera remis pour la première fois au début de l’année 2021 et le manuscrit sélectionné sera publié par les éditions Plon, Pourra participer "tout gendarme actif ou retraité, tout réserviste (opérationnel ou citoyen), tout personnel civil de la gendarmerie nationale, écrivant un roman littéraire, historique ou policier dans lequel la gendarmerie, les territoires et le rapport au métier de gendarme occupent une place cardinale". C'est ce que fait savoir un communiqué de la gendarmerie nationale avant de révéler que peut également participer "tout auteur qui écrirait lui aussi un roman littéraire, historique ou policier sur la gendarmerie ou dans laquelle, cette dernière occuperait une place prépondérante)". La date limite d’envoi des manuscrits aux éditions Plon a été fixée au 30 avril prochain.
Le jury, présidé par le général Christian Rodriguez, directeur général de la gendarmerie nationale, sera composé notamment de gendarmes et d’auteurs déjà publiés.

une coopération fructueuse au Sud  16/02/2020

A l’initiative de La Région Sud, puisque c’est ainsi qu’on appelle maintenant la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, PACA, est née une alliance entre la Régie culturelle régionale et les quatre établissements lyriques de la région, Opéra Grand Avignon, Opéra de Marseille, Opéra de Toulon Provence-Méditerranée et Opéra de Nice. L’objet de cette coopération, Opéras au Sud, est de monter des ouvrages lyriques. Un des premiers fruits de cette alliance est donc "La dame de pique" opéra en trois actes et sept scènes de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Sur un livret de Modeste Tchaïkovski, frère cadet du compositeur, d’après une nouvelle d’Alexandre Pouchkine. La création avait eu lieu au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg le 19 décembre 1890.
La mise en scène a été confiée à Olivier Py, directeur notamment du Festival d’Avignon et dont ce sera la 42e mise en scène d’opéra et la première fois qu’il affronte l'opéra russe. L'histoire de ce militaire impécunieux et sans scrupules, désireux d'arracher à la vieille comtesse sa recette pour gagner au jeu en valait la peine...
Quatre représentations à L’Opéra de Nice 28 février, 3 et 5 mars à  20h, 1er mars à  15h.
Elles seront précédées le 20 février à 18h, au Foyer Montserrat Caballé de l'Opéra de Nice par une conférence "La Dame de pique de Piotr Ilitch Tchaïkovski" par André Peyrègne. Dans le cadre de l'Association pour le Rayonnement de l'Opéra de Nice, ARON.
Suivront trois représentations, les  21, 24 et 26 avril prochain à l’Opéra de Toulon.
Pour la saison 2020-2021 on peut déjà noter La dame de Pique à l’Opéra de Marseille les 2, 4, 7 et 9 octobre 2020. Et à l’Opéra du Grand Avignon les 23 et 25 octobre 2020.

Direction musicale György G. Ráth

Mise en scène Olivier Py

Assistant mise en scène et chorégraphe Daniel Izzo

Décors et costumes Pierre-André Weitz

Assistant décors Pierre Lebon

Assistante costumes Nathalie Bègue

Lumières Bertrand Killy
Hermann Oleg Dolgov

Tomsky / Zlagator Alexander Kasyanov

Yeletski Serban Vasile

Chekalinsky Artavazd Sargsyan

Sourine Nika Guliashvili

Tchaplitski / Maître des cérémonies Christophe Poncet de Solages

Naroumov Guy Bonfiglio

La comtesse Marie-Ange Todorovitch

Lisa Elena Bezgodkova

Pauline/ Milovzor Eva Zaïcik

La gouvernante Nona Javakhidze

Prilepa et Masha Anne-Marie Calloni

Orchestre Philharmonique de Nice

Chœur de l'Opéra de Nice dirigé par Giulio Magnanini

Chœur de l'Opéra de Toulon dirigé par Christophe Bernollin

Chœur d'enfants de l'Opéra de Nice dirigé par Philippe Négrel

La dame de Pique de de Piotr Ilitch Tchaïkovski.
28 février, 3 et 5 mars à  20h, 1er mars à  15h

Opéra de Nice
4-6 rue Saint-François-de-Paule -
06300 NICE
Tél : +33(0)4 92 17 40 79

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