Loading
Podcast Journal
Le Podcast Jour



Le Podcast Journal - podcastjournal.net 

Recherche avec Google
 
 
Respectez l'environnement: n’imprimez pas nos pages sur papier, visualisez-les sur écran blanc ou noir, partagez-les sur vos réseaux ou envoyez-les par mail! Reproduction autorisée uniquement avec le lien mentionnant la source: www.podcastjournal.net

Amours et trahisons

L'édito de la semaine


Après avoir été longtemps jugé comme le candidat des médias, le président Macron dans son très long entretien accordé au Point cette semaine, s’en prend à ceux qui l’ont en partie fait. C’est-à- dire, à ceux-là même qu’il juge aujourd’hui sous l’influence de ceux qui l’ont fait. De l’art de mettre dos à dos journalistes et grands groupes industriels propriétaires de ces mêmes médias qui l’ont porté à la victoire, en osant parler de l’indépendance de la presse. L’imbroglio de cette relation n’est pas pire que celui que vivent les journalistes depuis que le métier existe.


edito_030917.mp3 Edito 030917.mp3  (1.75 Mo)

Parce qu’il avait besoin d’eux et qu’eux pensaient qu’il allait défendre leurs intérêts, ils se sont retrouvés pour un temps. Mais Emmanuel Macron se méfie des médias et ce mariage d’intérêt a vite été rompu. L’expérience de son prédécesseur étant encore dans les mémoires, il n’est pas question pour lui de tomber dans les mêmes pièges. Pourtant, dans notre société de communication à tout prix, nul ne peut s’offrir le luxe de s’en passer. Macron a bien essayé au cours de ces 100 derniers jours, mais il a échoué. Preuve en est sa spectaculaire chute dans les sondages. En cette rentrée, il était donc nécessaire de revoir sa copie.

Choisir un journaliste rencontré lors de sa campagne présidentielle et le nommer porte-parole de l’Elysée n’est pas original, d’autres ont franchi ce Rubicon-là pour d’ailleurs souvent s’en mordre les doigts rapidement, mais c’est une autre histoire. ..Ici, ce qui l’est un peu plus, c’est le besoin de normaliser dans les meilleurs délais les relations entre les médias et le président. Bruno Roger-Petit aura par conséquent pour mission de relayer la parole d’Emmanuel Macron via Twitter. Ainsi le président continuera-t-il à s’exprimer à travers les indispensables réseaux sociaux mais il ne sera pas aux commandes, préférant garder son image jupitérienne, retranché dans son Olympe, loin du commun des mortels. L’éternelle collusion entre les politiciens et les journalistes est une réalité qui ne semble pas près de disparaître et malgré la volonté prétendument affichée du président français, ce n’est pas lui qui mènera cette révolution-là.

Si on y réfléchit bien, il leur faut d’ailleurs un certain courage à ces journalistes pour passer à l’ennemi. Traités d’opportunistes, de traîtres etc… ils assument, d’autant plus facilement d’ailleurs qu’au fond il doit parmi leur ancienne profession, se trouver de nombreux jaloux. Mais là aussi c’est un autre problème.

Ce qui est surtout gênant dans ces amours nimbées de trahison, c’est l’idée que celui qui devait informer, en l’occurrence durant la campagne présidentielle, l’a fait en étant plus que favorable au candidat Macron, en oubliant de l’afficher publiquement. Elle se situe là la vraie trahison. Avoir été invité au dîner de la victoire à La Rotonde d’abord puis nommé porte-parole du président ensuite.

En juillet, la décision d’En Marche d’avoir son propre organe de communication soulevait d’autres questions reflétant les ambiguïtés de ces relations médiatico-politiques. Evidemment, Emmanuel Macron et son parti ne sont pas les premiers à fonder un organe de presse, d’autres plus célèbres que lui, l’ont fait avant et l’énergie dépensée en cris d’orfraie des confrères et consoeurs devrait plutôt alimenter le débat sur la confusion semble-t-il entretenue entre le métier de journaliste et celui de communicant. Entre les citoyens qui se prennent pour des journalistes parce que témoins de leur époque et les journalistes dont c’est le métier, régis par une déontologie comme la majorité des professions. Entretenir ce flou sert manifestement à discréditer une corporation dont les limites sont justement dans notre société avide d’informations, de plus en plus ténues. Il n’est pourtant de l’intérêt de personne de les fragiliser plus encore qu’elles ne sont puisque, qu’on le veuille ou non, les journalistes restent un des bastions de nos démocraties. A moins, qu’il ne soit pas de l’intérêt de tous, que celle-ci ne soit maintenue dans son état!

Les actus vidéos du 28 août au 3 septembre 2017


03/09/2017









Dans nos blogs :

TEREZA Kesovija concert-événement

La grande star de la chanson célébrera six décennies de carrière franco-croate avec son fidèle public le 19 février 2018 à Zagreb...

Chien protecteur d’œuvres d'art

Le musée des Beaux-arts de Boston tente actuellement une expérience peu commune. Il a décidé de former un chiot de la race braque de Weimar...



Retrouvez le Podcast Journal :