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Le Carnaval martiniquais : Vaval, touloulou et mariage burlesque


Par Nouria Anseur Rédigé le 16/02/2020 (dernière modification le 03/02/2020)

La 114 ème édition du carnaval martiniquais se déroulera cette année du dimanche 23 février au mercredi 26 février 2020. C’est un événement incontournable de la culture antillaise et un modèle d’occupation festive des rues qui exprime la joie de vivre. Il est sacré pour la population : l’ambiance et la bonne humeur seront au rendez-vous.


Des groupes à pied scandent les vidés, chacun sa couleur et son thème. (c) Georges-Michel Granville.
Des groupes à pied scandent les vidés, chacun sa couleur et son thème. (c) Georges-Michel Granville.
Fêté par tous les habitants, cet événement tire ses premières origines de Saint-Pierre à la fin du XIXe siècle, c’est le fruit d’un mélange de cultures européennes et africaines dus à l’esclavage. Depuis la destruction de Saint-Pierre en 1902 (éruption de la montagne Pelée), la préservation de cette tradition se poursuit à Fort-de-France, la capitale de l’ile. Les festivités débutent à l’Epiphanie (le premier dimanche de janvier), avant d’atteindre leur apothéose le mardi gras et s’achèvent le mercredi des cendres.
 

Caractéristiques

Les animations prennent possession de presque toutes les villes de l’île, mais les parades qui se déroulent à Fort de France connaissent un succès incontestable. Les habitants se prêtent au jeu et laissent libre cours à leur imagination. Des groupes à pied scandent les vidés, chacun sa couleur et son thème, leurs costumes en plumes, en tissus ou en argiles ne passent guère inaperçus. Les touristes peuvent aisément prendre part aux festivités en intégrant le groupe qui les séduira le plus…Concours de danse, de déguisement et de beauté ont lieu ; les rois et les reines du carnaval y sont élus. Le roi Vaval, une statue géante représentant un thème d’actualité, parade également avec les festivaliers.

Le carnaval dure quatre jours du dimanche gras au mercredi des cendres. Tellement convivial et entraînant, il rassemble la population dans les rues du centre-ville fredonnant des chansons qui s'appuient sur l'actualité tout en utilisant la dérision, accompagnés de sons de tambours et de baril en plastique. Des vieilles voitures bruyantes nommées Bradjaks chargées de carnavaliers font elles aussi partie du cortège, elles avancent groupées et font énormément de bruit. Parmis les personnages typiques du carnaval on retrouve : Pepa Diab (Le diable rouge), La Guiablesse (veuve de Vaval), Le nèg Gwo Siwo (esclave coupeur de canne) et également le Touloulou qui est la reine du carnaval habillée de manière élégante de la tête aux pieds, elle porte un jupon, une cagoule, un loup et des longs gants.

L’homme d’argile symbolisant la terre mère, et aussi La Maryan Lapo fig, déguisement qui symbolise un ours échappé d’un cirque en 1902, il est conçu de feuilles de bananiers et d’un masque en tête d’ours.
Neg gwo siro dont la couleur fait référence aux nègres marrons, sont des personnes enduits d’un mélange de sirop de batterie et de suie, leur donnant un aspect noir luisant.
domicile_71__online_audio_converter_com___2_.mp3 Le Carnaval martiniquais : plumes, pyjamas et mariage burlesque  (2.42 Mo)


Quatre jours d’ambiance électrique

Le dimanche gras : est le premier jour de célébration, c’est le jour où tout un chacun peut réveiller l’artiste qui est en lui et défiler dans le costume de son choix. La singularité de cette journée se définit par la variété des couleurs, c’est également ce jour-là que le secret du roi Vaval sera levé : il sera finalement présenté au public et prendra la tête du cortège jusqu’au mercredi des cendres.

Le lundi gras : on inverse l’homme et la femme, costumes rappelant le mariage burlesque (travestissement). L’homme se déguise en femme, le plus souvent avec une robe blanche, et la femme enfile son smoking.

Le mardi gras : la fin du carnaval approche, c’est les vidés pyjamas. Ils ont lieu le matin à l’aube au saut du lit, carnavaliers et participants défilent en pyjamas. Il sont suivis par le vidé rouge et noir, les diables rouges sont de sortie et arborent des masques originaux pour effrayer la foule. C’est l’apogée de ces jours gras.

Le mercredi des cendres : les cloches de la fin retentissent et les carnavaliers sont en deuil, tous vêtus de costumes aux couleurs noir et blanc, les Guiablesses défilent avec leurs feuilles de corossol, un symbole d’apaisement pour les carnavaliers. Après son exhibition toute la journée, Sa Majesté Vaval livre sa dernière danse accompagné de pleureuses (souvent des hommes déguisés en femmes), avant d’être brulé sous le regard de la population et ses cendres sont jetées à la mer. C’est l’acte qui substitue la fin du carnaval.
Dès le lendemain, "le carême qui est un temps nécessaire de pénitence", prendra le relais.









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