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Média d'information international diffusé en podcast 🎙️
 

Centenaire d’un festival  18/05/2020

Le Festival de Salzbourg 2020 est maintenu, il se tiendra du 18 juillet au 30 août prochains. Il célèbre cette année son centenaire, il faut donc s’attendre à d’exceptionnelles festivités. 222 représentations durant 44 jours dans 15 endroits différents. On y verra Don Giovanni et La flûte enchantée de Mozart, Elektra de Richard Strauss et Boris Godunow de Mussorgski ainsi que deux reprises,Tosca de Puccini et Don Pasquale de Donizetti. 91 concerts sont aussi prévus, évidemment l’accent sera principalement mis sur Ludwig van Beethoven dont on célèbre cette année le 250e anniversaire de la naissance, le 16 décembre 1770 à Bonn. Evidemment, on retrouvera Jedermann la pièce de théâtre de Hugo von Hofmannsthal qui avait été donnée le 22 août 1920 lors de la première du Festival de Salzbourg. Ce qui donnera lieu à une journée spéciale avec lecture publique et représentation.

Le Festival de Salzbourg a été créé en 1920 par le metteur en scène Max Reinhardt, l’écrivain Hugo von Hofmannsthal et le compositeur Richard Strauss dans cette ville autrichienne des bords de la Salzbach. Après la Première Guerre, dans l’Autriche amoindrie et appauvrie on souhaitait maintenir un emploi d’été pour les musiciens et cette ville chargée d’histoire où abondaient églises, palais et musées convenait parfaitement. Le Mozarteum, prestigieux établissement où viennent terminer leur formation les meilleurs musiciens du monde offrait un lieu pour l’organisation de concerts. En outre, Salzbourg a vu naître Wolfgang Amadeus Mozart et Herbert von Karajan entre autres, Stefan Zweig y a vécu plusieurs années. Le festival se déroule chaque été et tous les événements ont lieu dans le "quartier du Festival" où se trouvent le Grand Palais des festivals, la Maison de Mozart et le Manège des rochers. C’est l'un des festivals les plus célèbres et des plus coûteux sans doute d’ailleurs du monde, pour ce qui est des concerts de et des opéras. Il attire chaque été des dizaines de milliers de spectateurs. "Toute la ville devient scène" souhaitaient ses créateurs.

Le premier festival a débuté le 22 août 1920 par une représentation du Jedermann d'Hofmannsthal sur la place de la Cathédrale. Depuis, le festival commence traditionnellement par une représentation de cette pièce sur cette même place. On y donne les premiers concerts en 1921 et les premiers opéras, Mozart surtout, en 1922. Mozart y est omniprésent. S’y produisent les grands chefs d’orchestre et les chanteurs les plus renommés. Les années de l’immédiat avant-guerre sont assez difficiles, ce n’est guère mieux dans les années qui suivent, même après la guerre et il a fallu attendre le début des années 1950 pour que le festival retrouve son lustre. Exactement en 1954 quand commencera l’ère Karajan, il sera chef d’orchestre mais aussi metteur en scène. D’autres directeurs se succéderont, ils moderniseront les programmes, introduiront des oeuvres contemporaines, des créations, souhaiteront attirer un nouveau public, rajeuni ou moins conservateur, s’attirant parfois l’hostilité de ce même public. Malgré cela le festival conserve son prestige dans le monde et les billets s’arrachent quelqu’en soit le prix.

En 2006, pour le 250e anniversaire de la naissance de Mozart, le festival a mené l'opération "Mozart 22", avec la représentation des vingt-deux opéras du génial compositeur natif de Salzbourg.
En 1967, Karajan a créé le Festival de Pâques et en 1973 les Concerts de Pentecôte qui deviendront le Festival de Pentecôte en 1998.

Gabriel Bacquier nous a quittés  15/05/2020

Le baryton-base était l’un des plus appréciés. il s’était produit sur les scènes lyriques les plus prestigieuses, Royal Opera House de Londres, Opéra de Vienne ou Metropolitan Opera de New York entre autres. Il avait eu pour partenaires des cantatrices mythiques, Maria Callas, Renata Tebaldi, Birgit Nilsson ou Régine Crespin. Il fut un grand interprète de Mozart et Verdi notamment, il avait à son répertoire l’opéra mais aussi l’opérette ou la mélodie, il créa des oeuvres contemporaines. Il aurait eu 96 ans dimanche 17 mai. Il est mort mercredi 13 mai chez lui à Lestre dans la Manche où il résidait avec son épouse la mezzo-soprano Sylvie Oussenko qui lui a consacré un essai biographique "Gabriel Bacquier, le génie de l'Interprétation" et avec qui il avait consacré un ouvrage à Verdi.
Le Théâtre du Capitole de Toulouse où il a beaucoup chanté entre 1960 et 1990 a regretté "la disparition d'un immense baryton" et Christophe Ghristi, directeur artistique de l’établissement a déclaré  «C’était un personnage haut en couleur. Une personnalité du sud qui avait une présence animale sur scène. Il était l'un des rares chanteurs français de cette époque à avoir eu une telle carrière internationale". 
Gabriel Bacquier était né à Béziers le 17 mai 1924 il prend goût très jeune pour le chant lyrique et l’opéra mais passionné de dessin, c’est vers l’école des Beaux-arts de Montpellier qu’il se tourne d’abord. Pendant la guerre, il rentre à la SNCF pour échapper au Service du travail obligatoire et durant ses heures de liberté prend des cours de chant à Béziers où il fera ses débuts dans le rôle d’Ourrias de Mireille de Gounod. En 1945, il intègre le Conservatoire de Paris, d’où il sort cinq ans plus tard avec un premier prix. On le retrouve à l'Opéra de Nice puis en 1953 dans la troupe de La Monnaie à Bruxelles et en 1956 dans celle de la Réunion des Théâtres Lyriques Nationaux, l’Opéra-Comique et l’Opéra de Paris.
Sa carrière internationale débute vraiment en 1960 quand Gabriel Dussurget, directeur du festival d’Aix-en-Provence dont il a été le fondateur quelques années plus tôt, lui confie le rôle de Scarpia dans Tosca puis et surtout celui de Don Giovanni en 1960. A partir de ce moment il est sur les plus grandes scènes avec les plus grands compositeurs français et italiens, il regrettera cependant de ne pas avoir abordé le répertoire germanique. Il laisse d’innombrables enregistrements.
Gabriel Bacquier aimait rappeler ce que Francis Poulenc lui avait déclaré “Il m’a dit: je vous ai entendu, ça n’était pas bien, mais tout simplement admirable”.

Décès d’une Résistante de premier plan  09/05/2020

Vendredi 8 mai, jour où l'on célébrait le 75e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, Cécile Rol-Tanguy s’éteignait  à la mi-journée, chez elle à Monteaux, localité du Loir-et-Cher, à une quarantaine de km au sud de Blois. Sa famille déclare "Avec elle disparaît une des dernières figures de la Résistance intérieure française et plus précisément de la Libération de Paris en août 1944". Elle avait 101 ans et était la veuve du colonel Henri Rol-Tanguy, autre grand nom de la Résistance disparu le 8 septembre 2002 à Paris à l’âge de 94 ans.
Cécile Rol Tanguy était née le 10 avril 1919 à Royan en Charente-Maritime, fille unique de François Le Bihan, ouvrier électricien, militant communiste de la première heure et résistant qui mourra en déportation à Auschwitz le 19 septembre 1942. Sa mère, femme au foyer, sera également résistante. Pourvue du brevet élémentaire, elle travaille comme sténo-dactylo au Syndicat des métaux CGT de Paris. C’est là qu’elle rencontrera Henri Rol, ouvrier métallurgiste devenu secrétaire de cette organisation syndicale.
Lui, durant la guerre d’Espagne, avait combattu dans les Brigades internationales, elle était sa marraine de guerre. Commissaire politique de la XIVe brigade, il avait été blessé au cours de la bataille de l‘Ebre. Ils se marièrent juste avant la guerre et eurent quatre enfants. Ils entrèrent dans la clandestinité en 1940.
Militante communiste, elle dira plus tard "J’ai pris ma place dans ce qui allait être notre combat à tous les deux". Un des biographes du couple l’a définie comme "un rouage essentiel". Le 18 août 1944, elle tape l'ordre de l'insurrection parisienne dicté par son mari, chef militaire des Forces Françaises de l'Intérieur d'Ile-de-France, ce qui conduira huit jours plus tard à la libération de la capitale. Elle confessera qu’au lendemain de la Libération, elle avait enfin pu "marcher dans la rue sans avoir, comme durant les quatre années précédentes, à se retourner".
Le président de la République Jacques Chirac parlera de ce couple caractéristique de la Résistance comme d’un "couple d'exception", lors des obsèques officielles de Rol-Tanguy aux Invalides, en septembre 2002.
Patrick Barbéris qui consacra à cette femme courageuse un documentaire en 2004 "Cécile Rol-Tanguy, une combattante de la liberté", louera la simplicité et l’humilité de celle qui lui livrait ses souvenirs d’agent de liaison qui avait distribué des tracts et transporté clandestinement des armes.
Elle était Grand Officier de la Légion d'honneur, Grand Croix dans l'Ordre national du Mérite, Médaille de la Résistance, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance.
Un communiqué lui rend hommage "Jusqu'à son dernier souffle, Cécile Rol-Tanguy témoignera de sa fidélité à l'utopie généreuse du communisme, à ses engagements de jeunesse pour la justice sociale et l'émancipation des femmes".
Elle rejoindra le colonel Rol-Tanguy dans le petit cimetière de Monteaux.
 

Une passionnée de dictionnaires disparaît  06/05/2020

Le 25 avril dernier, Madeline Kripke s’éteignait à New York des complications liées au COVID-19. Elle avait 76 ans. Son nom est assez peu connu, elle était l’une des plus grandes collectionneuses de dictionnaires au monde. Dans son loft de deux pièces sur Perry Street dans le West Village, elle régnait sur quelque 20.000 ouvrages, dictionnaires et livres sur les dictionnaires. Et parmi eux de très nombreux volumes consacrés à l’argot. "Ce sont mes rayons préférés", disait-elle en les éclairant de sa lampe de poche. Née le 3 septembre 1943 à New London dans le Connecticut, elle a grandi à Omaha au Nebraska, auprès d’un père rabbin conservateur et d’une mère auteur de livres pour enfants. Elle était solitaire et se retirait souvent dans sa chambre pour se livrer à la lecture. Ses parents lui avaient offert un Webster’s Collegiate Dictionary qui lui fera dire "Cela m'a ouvert le monde parce que je pouvais lire à n'importe quel niveau de vocabulaire ce que je voulais".
En 1961, elle rejoint New York pour étudier à Barnard College, une branche de l'université Columbia, à Manhattan. Son diplôme obtenu, elle ne s’imaginait pas vivant ailleurs qu'à New York. Elle est d’abord assistante sociale puis enseignante et rédactrice chez un éditeur où pendant des années, elle a relu des manuscrits. Elle travaille aussi dans plusieurs librairies dont la Parnasus Bookshop sur la 89th et Broadway, poursuivant toujours sa quête de livres rares. C’est dans le cadre de ses activités que les dictionnaires apparurent dans sa vie, c’étaient ses instruments de travail, elle est fascinée par ces listes de mots et commence sa collection. Elle fréquentait assidument le Reference Book Centre, disparu depuis longtemps, au septième étage du Flatiron Building, ce curieux édifice en forme de fer à repasser. Quelques livres l’intéressent particulièrement, ceux en relation avec le vocabulaire des bas-fonds. En ce qui concerne ses livres sur l'argot, c'est la collection la plus importante au monde.
Il ne faut cependant pas imaginer que c’est son seul centre d’intérêt, sur les rayons sont disposés par thèmes biographies, étymologie, proverbes et dictionnaires de nombreuses langues.
Avec un luxe de précautions, elle dévoilait pour ses visiteurs son plus ancien livre, un dictionnaire latin imprimé en 1502 dont le titre abrégé est Calepino ou Dictionarium. Dû à un certain Ambrogio Calrepino, la langue française en a fait le calepin.
Elle aurait aimé créer le musée du dictionnaire, elle n’en a pas eu les moyens. Maintenant qu’elle est décédée se pose la question de l’avenir de cette extraordinaire collection.
Interrogé par le New York Times, son frère a déclaré que pour l'instant, rien n'avait été décidé. De nombreuses bibliothèques seraient ravies de pouvoir acquérir quelques-uns de ces trésors.

Parler le coronavirus  05/05/2020

Il n’est pas nécessaire d’être un linguiste chevronné pour avoir remarqué cette avalanche d’expressions et de mots plus ou moins nouveaux qui ont subitement envahi la langue française à la faveur de la pandémie que nous subissons. Au point qu’on a presque l’impression qu’on les a toujours utilisés et que c’est tout à fait normal qu’ils émaillent ainsi les conversations.
Même les profanes se sont mis à employer des termes scientifiques avec l’assurance des spécialistes. Les gens mentionnent le plus naturellement du monde le déconfinement ou la distanciation sociale aussi bien que le respirateur artificiel ou la chloroquine. Et on a beau répéter que les langues évoluent, il ne semble pas qu’autant de mots soient entrés en même temps dans la langue française.
Parmi lesquels de nombreux mots neufs, scientifiques le plus souvent, la plupart empruntés au vocabulaire médical, asymptomatique, gel hydroalcoolique, et d’autres employés dans un sens nouveau tel le confinement qui à l’origine appartenait au domaine des prisons. Jusqu’à maintenant, personne ne parlait de gestes barrières ni de distanciation sociale.
D’autres appellations nouvelles sont empruntées à l’anglais comme cluster qui se traduit par "grappe" et désigne actuellement un foyer de contamination. Quelques mots sont en relation avec les technologies modernes, ils existaient déjà mais la situation actuelle a fait qu’on les utilise davantage, ainsi télétravail, visioconférence, enseignement à distance ou (en) présentiel.
Le linguiste genevois Louis de Saussure, professeur à l’Université de Neuchâtel, fait remarquer "ce qui est nouveau, c’est la rapidité du phénomène et cette pléthore de néologismes qui surgissent dans une crise globale touchant toute la société".

Quelques termes sont plus utilisés:
-Comorbidité: désigne les maladies associées qui peuvent rendre une personne plus vulnérable aux effets du coronavirus.
-Coronavirus: cette famille de virus se reconnaît à sa forme en couronne.
-Covid-19: ce terme donné par l’OMS provient de la contraction Covi de Coronavirus, d de disease, maladie et 19 de 2019.
-Masque, il en existe deux, FFP2, filtering facepiece, pièce faciale filtrante. Le masque "grand public" est selon l’Académie nationale de médecine, un accessoire anti-projection à utiliser dans l’espace public, il peut être de fabrication artisanale.
-Patient zéro: désigne la première personne qui a été contaminée par un agent pathogène.
-Quatorzaine: le terme est donné comme un néologisme calqué sur le mot "quarantaine". On peut cependant rappeler qu’il existe depuis longtemps et qu’il est formé comme quinzaine ou huitaine. 
-Soignant: le terme a remplacé celui de professionnel de la santé. Il lui a été préféré car il englobe tous les personnels, sans hiérarchie et en outre on a l’impression que soignant désigne une personne plus proche du patient.

Disparition de Maj Sjowall  30/04/2020

Rude semaine pour les lettres suédoises, de quelque genre qu’elles soient. En effet, Ann-Marie Skarp, directrice des éditions Piratforlaget a annoncé mercredi 29 avril que Maj Sjowall l "est morte aujourd'hui au terme d'une longue maladie". Elle avait 84 ans. Avec son mari, Per Wahlöö mort le 2 juin 1975, elle avait créé le personnage de l'inspecteur Martin Beck, héros de dix livres d’une série policière intitulée "Histoire d'un crime", écrite entre 1965 et 1975. Avec son équipe d'enquêteurs il opérait à Stockholm, ce qui a permis aux auteurs de peindre sans concession un tableau de la société suédoise. Ann-Marie Skarp précise "Ces dix romans avec pour héros Martin Beck sont désormais des classiques et ont inspiré, j'ose le dire, tous les auteurs de romans policiers vivants.
Leurs livres ont été traduits dans une quarantaine de langues et ont inspiré de nombreux films et séries télévisées. Les première traductions françaises sont parues aux éditions Planète, puis dans la collection Grands Détectives de 10/18. Les traductions revues et intégrales sont actuellement publiées dans la collection Rivages/Noir. Maj Sjowall était née le 25 septembre 1935 à Stockholm
et avait étudié le graphisme et le journalisme. Elle avait d'abord travaillé comme traductrice, directrice artistique et journaliste. En 1961, elle rencontre Per Wahlöö, de neuf ans son aîné, lui aussi est journaliste, Ils se marient et ont deux fils. Le soir, une fois les enfants couchés, ils s’installaient de chaque côté de leur bureau et écrivaient un chapitre chacun. "Nous avons beaucoup travaillé le style" révélait Maj Sjowall au Guardian en 2009. Elle ajoutait "Nous voulions trouver un style qui soit ni le mien, ni le sien, mais un style qui serait bon pour nos livres".

"Monaco et l’Automobile, de 1893 à nos jours"  27/04/2020

La crise sanitaire du Covid-19 et ses conséquences ont rendu impossible l'organisation de cette exposition qui devait être le clou de l'été. Elle a donc dû être annulée. On ne peut que le regretter, les expositions estivales du Grimaldi étaient devenues rituelles. Elle devait se tenir du 11 juillet au 6 septembre 2020. Et devait également célébrer le 20e anniversaire de ce centre culturel de Monaco.
 Pour la direction du Grimaldi Forum Monaco, la sécurité des visiteurs et des personnels, de quelque sorte qu’elle soit, reste évidemment la priorité absolue. Il a donc été décidé par l'institution, en concertation avec les autorités monégasques et le Palais Princier, de l'annuler.
"Monaco et l’Automobile, de 1893 à nos jours" était l’exposition parfaite pour célébrer ce 20e anniversaire, et Sylvie Biancheri, directeur général du Grimaldi Forum, confesse que c’est naturellement avec une immense tristesse que cette décision a été prise. Elle pense cependant que vu le contexte inédit, il était difficile d’envisager cet événement avec sérénité.
Sylvie Biancheri remercie chaleureusement tous les partenaires, l’Automobile Club de Monaco, l’Automobile Club de France, les Archives du Palais Princier, la collection de voitures de S.A.S. le Prince de Monaco, l’Institut audiovisuel de Monaco, Monte-Carlo Société des Bains de Mer ainsi que les sponsors, la CMB, partenaire officiel du Grimaldi Forum Monaco, et Sotheby’s, qui avaient accepté de s’engager dans cette aventure prévue depuis trois ans.
Mais le Grimaldi Forum ne capitule pas ainsi et il faut souhaiter que ces trois années de travail n’auront pas été perdues et que les recherches de voitures inédites et d’archives sur ce thème n’auront pas été menées en vain. La direction des événements culturels étudie d’ores et déjà d’autres pistes mais il est encore trop tôt pour déterminer quel en sera le résultat.
En premier témoignage de cet important travail, le catalogue des véhicules et des objets prévus à l’inventaire de l’exposition "Monaco et l’Automobile, de 1893 à nos jours" sera publié dès le prochain mois de juillet.
Cet ouvrage de référence, 320 pages et 260 illustrations, bilingue français/anglais, est d’ores et déjà disponible en précommande, au tarif exceptionnel de 29€ (Prix public TTC - version brochée) auprès du Grimaldi Forum Monaco - e-mail : gf@grimaldiforum.com / Tél +377 99 99 20 00.
En ce qui qui concerne les remboursements de billets déjà pris, ceux achetés en ligne sont en cours de remboursement, qui sera effectif sous quinzaine directement, via la plateforme Internet.
Pour les billets achetés au guichet ou par téléphone, les clients seront contactés par le Grimaldi Forum dans les tout prochains jours. Pour toute information concernant la billetterie : ticket@grimaldiforum.com.

“Le Métropole” ferme ses portes  25/04/2020

On apprenait mardi 22 avril que le célèbre hôtel cinq étoiles de Bruxelles s’apprêtait à cesser ses activités. Inauguré en 1895, ce fleuron de l’hôtellerie de luxe de la capitale belge avait été fondé par la famille des grands brasseurs bruxellois Wielemans-Ceuppens. Sis place De Brouckère, il avait traversé sans encombre 120 ans de son existence et il a fallu qu’une crise sanitaire sévisse pour qu’apparaissent au grand jour les difficultés que jusque là on parvenait plus ou moins à dissimuler. Depuis 2015, il avait connu cinq années de pertes. Détenu par des actionnaires familiaux, il était l’un des derniers grands hôtels bruxellois resté indépendant et "le seul hôtel 5 étoiles de Bruxelles à ne pas appartenir à une chaîne internationale d’hôtels",129 salariés de l’hôtel risquent de perdre leur emploi.
Dès le début il a offert tous les styles architecturaux, art nouveau, art déco et le style moderne s'y mêlent harmonieusement dans une atmosphère de luxe. Des matériaux de grande qualité furent employés, teck poli, marbre de Numidie, bronze et fer forgé ; le Français Alban en a réalisé la décoration. Il fut dés l'origine pourvu d'électricité, d'ascenseurs, de chauffage central. On compta jusqu'à 251 chambres dont 22 suites.
De nombreux événements nationaux et internationaux s’y sont déroulés. Dont par exemple le Premier Conseil de Physique Solvay qui rassembla de grands noms des sciences dont Einstein, Marie Curie, Henri Poincaré avec pour thème "La Théorie de la radiation et des quanta", du 30 octobre au 3 novembre 1911. L'hôtel Métropole a accueilli des acteurs de toutes les époques, de tous les genres, des têtes couronnées, des chefs d’Etat et des hommes politiques, rappelons le Shah d'Iran, Eisenhower, Hoover, Foch, Sarah Bernhardt, Enrico Caruso, André Maurois, Lucien Guitry, Sacha Guitry, Jean Cocteau, Yehudi Menuhin, Richard Strauss, Arthur Rubinstein ou Giacomo Puccini. Réceptions et banquets se succédaient. Des dizaines de films y ont été tournés.
En 1925, les propriétaires entreprirent des travaux d’extension et firent construire un bâtiment attenant pour ouvrir de nouvelles chambres. S’y ajoutèrent le cinéma Métropole, des boutiques, une brasserie et plus tard,une salle de disco "La Frégate".
L’Hôtel Métropole joua un rôle important dans la préparation de cet événement mondial que fut l’exposition internationale de Bruxelles en 1958. A cette occasion, l’hôtel entreprit quelques travaux de rénovation et de nombreuses chambres furent redécorées. Une autre série de travaux devait avoir des conséquences néfastes pour l’établissement. Ceux qui, durant des années ont transformé la rue en voie piétonne. A cette occasion le directeur du Métropole déclara "Pour les vendeurs de sandwichs, le piétonnier, ça sera super. Mais la ville doit respecter davantage l’héritage d’une institution comme le Métropole".

Report du 52e Congrès eucharistique international  24/04/2020

Il devait se tenir du 13 au 20 septembre prochain à Budapest mais en raison de la situation sanitaire actuelle et des conséquences qu'elle peut avoir sur les fidèles et les pèlerins, le Saint-Père l’a reporté à 2021. Le thème en était "En toi, toutes nos sources !" (Ps 87, 7).
Jeudi 24 avril, la Salle de presse du Saint-Siège annonçait que le Pape François avait pris cette décision en collaboration avec le Comité pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux et l'épiscopat hongrois.
Lors de l’angélus du 15 décembre 2019, le Pape faisant allusion à ce rendez-vous important déclarait "Les congrès eucharistiques, depuis plus d’un siècle, rappellent que l’Eucharistie est au centre de la vie de l’Église".
Déjà le 34e congrès avait eu lieu à Budapest du 25 au 30 mai 1938 et s'était déroulé dans un contexte politique extrêmement difficile. Il était présidé par le cardinal Pacelli Secrétaire d’État qui deviendra pape le 2 mars 1939 sous le nom de Pie XII. Le thème en était "L’Eucharistie Lien de Charité". Le 35e congrès n'eut lieu qu'en 1952, du 27 mai au 1er juin, à Barcelone. Avec Pie XII et pour thème "L’Eucharistie  et  la Paix". 
Les Congrès eucharistiques ont été créés en France durant la seconde moitié du XIXe siècle. Une femme, Emilie Tamiser (1834 - 1910) sur l’inspiration de Saint Pierre Julien Eymard (1811-1868) appelé “l’Apôtre de l’Eucharistie”, prend l’initiative d’organiser, avec d’autres laïcs, prêtres et évêques et avec la bénédiction du pape Léon XIII, le premier Congrès eucharistique international. A Lille, en 1881, du 28 au 30 juin avec pour thème “L’Eucharistie sauve le monde”.,
Les Congrès eucharistiques visent à évangéliser par l'adoration de la Sainte Eucharistie, et à rappeler l'importance de ce mystère dans la vie et la mission de l’Église catholique.

"Le rendez-vous de Szentendre"  23/04/2020

Avec son second roman paru chez Fauves éditions le 2 mars dernier, Jacques Brochard nous propose un déplacement, ce qui en cette période morose de confinement n’est pas désagréable du tout.
Il s’en explique "Tout est parti d’un rêve que j’ai eu il y a trois ans environ. En commençant mes premières lignes d’écriture, je me suis dit qu’il fallait que j’effectue de nombreuses recherches afin de donner une consistance à ce livre. Je savais dans quelle direction aller, mais je n’avais aucune idée pour la fin".
L’oeuvre lui a été inspirée par plusieurs voyages effectués en Hongrie, avec quelques incursions à Szentendre, charmante localité de quelque 27.000 habitants au bord du Danube, où abondent musées et galeries, à une vingtaine de km au nord de Budapest. Et au long de 336 pages, Jacques Brochard nous entraîne dans le sillage de personnages plutôt attachants et nous fait plonger dans histoire de la Hongrie. Il s’est familiarisée avec elle grâce à un sérieux travail de recherches qu’il a étendues à l’univers de l’art ou de la littérature, Sándor Márai ou Attila József par exemple.

Nous suivons les aventures de Paul Savinières, restaurateur de tableaux à Paris qui se réveille d'un long coma où il a été plongé à la suite d'une agression dont il ne lui reste aucun souvenir. Revenu chez lui, il découvre un tableau dont il ignorait l'existence, alors que le prénom d'Anna s'impose à lui avec insistance. Paul retrouve peu à peu la mémoire et il se souvient des heures heureuses qu’il a vécues avec Anna Kristof à Budapest et à Szentendre. Il revit de nombreux épisodes de l’histoire de la Hongrie, la Seconde Guerre, le drame qu’a connu la communauté juive, l’oppression soviétique et la révolte de 1956. Tout ce qui va lui permettre de découvrir ce qui relie sa propre histoire, celle de la Hongrie et celle du tableau.
Nous croiserons aussi Laura et un colporteur, plutôt mythomane, qui se dit expert en tableaux et qui a un curieux comportement.
Jacques Brochard révèle qu’il est amoureux des grands espaces et de la nature. Il a pratiqué très jeune la voile, puis la voltige aérienne pendant de longues années. Il vit actuellement à Saint-Mars-d’Égrenne dans l’Orne où il a été élu municipal avant de consacreravec passion à l'écriture. L’année dernière avec "La lanterne magique" chez le même éditeur, il nous avait déjà entraînés dans un monde étrange et enchanteur qui est un genre qui semble parfaitement lui convenir. Il ne faut donc pas hésiter à entreprendre le voyage de Szentendre.
 

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