Podcast Journal, l'information internationale diffusée en podcast

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Salon international du livre rare et de l’objet d'art  12/04/2019

Sa 31e édition se tient au Grand Palais de Paris du 12 au 14 avril. Il est organisé par le Syndicat national de la librairie ancienne et moderne, SLAM. En association avec la CNES, Chambre nationale des experts spécialisés en objets d'art et de collection. Sous le patronage de la Commission nationale française pour l'UNESCO et parrainé par le ministère de la Culture. Le salon réunira plus de 160 marchands libraires et 50 experts en objets d'art, venus du monde entier. Les galeristes d’estampes et de dessins seront aussi présents.
Cette année, l’invité d’honneur sera la Bibliothèque Forney. Bibliothèque du réseau de la Ville de Paris, installée dans le Marais depuis 1961, elle est spécialisée dans les arts décoratifs, appliqués et graphiques.
Pour la première fois, les experts de la CNES auront une galerie "Vrai ou faux, les secrets de l’expertise", on y confrontera objets authentiques et copies. Les experts apprendront au public comment identifier un faux d’un vrai, diamant, ivoire ou meuble. 
On remarquera particulièrement l’exposition et la vente de la Collection d’Alain Draeger par la Librairie Chrétien. Elle comprend 100 originaux d’artistes avec lesquels la célèbre imprimerie Draeger a travaillé depuis plus de 100 ans, Van Dongen, Matisse ou Cassandre et 400 catalogues de grand luxe.
Boris Vian sera également à l’honneur grâce à l’exposition de la collection personnelle de deux exposants Christelle Gonzalo et François Roulmann. À l’occasion des 60 ans de la mort de l’écrivain, le 23 juin 1959, ils ont publié l’Anatomie du Bison, chrono-bio-bibliographie de l’auteur de "J’irai cracher sur vos tombes".
Le Salon international du livre rare et de l’objet d'art est né en juin 1984 quand Jeanne Laffite, présidente du Syndicat national de la librairie ancienne et moderne, organise à la Conciergerie la première Foire Internationale du Livre Ancien à Paris. Elle attirera tous les deux ans les libraires du monde entier et devient annuelle en 1995. Devenue Salon du livre ancien, elle est accueillie en avril 2007 au Grand Palais. En 2017, le Salon international du livre rare et de l'objet d'art est créé.

Salon international du livre rare et de l’objet d'art
Grand Palais du 12 au 12 avril 2019
3 Avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

Le musée d’Orsay s’expose à Rabat  11/04/2019

Mardi 9 avril, au musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat, était inaugurée l’exposition "Les couleurs de l’impressionnisme. Chefs-d’œuvre des collections du musée d’Orsay", placée sous le haut patronage du roi Mohammed VI et du président de la République française. En présence de la princesse Lalla Hasnaa, sœur du roi, et de deux conseillers du président français.
Laurence des Cars, la présidente du musée d’Orsay s’est plu à préciser avant le vernissage "C’est la première fois qu’une exposition sur l’impressionnisme permet de partager en terre africaine une partie des merveilles d’Orsay et j’espère que le public marocain pourra en profiter". 42 chefs-d’œuvre du XIXe siècle de Monet, Cézanne, Renoir, Manet, Fantin-Latour, Pissaro, Monet et Sisley entre autres. Paul Perrin, conservateur peinture au musée d'Orsay et co-commissaire de l’exposition avec Sabine Cazenave indique que ces tableaux du XIXe siècle sont présentés par couleur, du noir au blanc, en passant par le vert-bleu et le rose. Un ton "majeur" pour le courant impressionniste, ajoute-t-il.
En juin 2017, lors de la visite du couple présidentiel français à Rabat. Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées, avait dit qu’il souhaitait présenter une exposition avec des peintres impressionnistes. Peu après, il fut convié à une visite privée du Musée d’Orsay, en compagnie de Laurence des Cars, Leila Slimani et Gilles Kepel. C’est à cette occasion que l’exposition actuelle de Rabat est actée. En décembre 2017, Mohammed VI visitera lui aussi le musée d’Orsay.
Le musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat, MMVI, a été inauguré en 2014. Ces dernières années on y a exposé notamment "De Goya à nos jours" en 2017 l’"Afrique en capitale".

"Les couleurs de l’impressionnisme. Chefs-d’œuvre des collections du musée d’Orsay" jusqu'au 31 août 2019
Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain
2 Avenue Moulay Hassan
Rabat

Marivaudage à Monaco  08/04/2019

Mercredi 24 avril, à 20h30, le Théâtre Princesse Grace de Monaco présentera "Le jeu de l’amour et du hasard" de Marivaux dans la mise en scène de Catherine Hiegel. La pièce a connu la saison dernière un immense succès au Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris, salué par une critique unanime.
Catherine Hiegel a passé quarante ans à la Comédie-Française, pensionnaire, sociétaire, doyen et sociétaire honoraire. Elle y a tout joué, le répertoire classique et des auteurs contemporains. Elle a aussi enseigné au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, participé à de nombreuses pièces de théâtre télévisé et à une trentaine de films dont  "La vie est un long fleuve tranquille" d'Étienne Chatiliez 1987, elle y sera l’inoubliable infirmière Josette.
Depuis sa mise à la retraite fin 2009, elle joue dans de nombreux théâtres parisiens et a réalisé des mises en scène, telles "Le Bourgeois Gentilhomme" en 2011 puis "Les Femmes savantes" en 2016. au Théâtre de la Porte Saint-Martin.
"Le Jeu de l’amour et du hasard", comédie en trois actes de Marivaux, 1688-1763, a été créée le le 23 janvier 1730 à Paris par les comédiens italiens de l’hôtel de Bourgogne. C'est sa pièce la plus célèbre et c’est aussi la plus représentée, tant à la Comédie-Française que dans les théâtres privés, en France aussi bien qu'à l'étranger et a inspiré films et téléfilms.

L’histoire est bien connue. Avant de se marier, Sylvia et Dorante qui ne se connaissent pas, décident chacun de son côté de se dissimuler derrière un nom d’emprunt pour mieux se juger et s’apprécier, procédé classique chez l'auteur. Sylvia se fera passer pour Lisette, sa femme de chambre et Dorante pour son valet Arlequin. Naturellement, les quiproquos s'enchaînent sous le regard amusé du père et du frère de Silvia, Mario.

Avec le temps, le Théâtre Princesse Grace est devenu un haut lieu du spectacle en Principauté. En 1930, la Société des Bains de Mer se lance dans la construction d’un ensemble comprenant une salle de cinéma et une autre de théâtre. Ainsi naît le Théâtre des Beaux-Arts, de style art déco, inauguré le 1er février 1932. René Blum, frère de Léon, déjà directeur des Ballets de Monte-Carlo après la mort de Diaghilev en 1929, est nommé à la tête de cette nouvelle institution. Les représentations de toutes catégories se succèdent puis il perd de son attrait jusqu’à sa fermeture le 23 février 1956. La Princesse Grace de Monaco souhaita le faire renaître et S.A.S. le Prince Rainier III favorisa sa restauration. Elle s'occupa elle-même de la décoration intérieure et de la modernisation de la salle et dessina le lustre du bar-foyer qui a été réalisé à Murano. Le théâtre rouvrit le 17 décembre 1981 et s'appela théâtre Princesse Grace.

"Le jeu de l’amour et du hasard" de Marivaux
Le 24 avril à 20h30
Mise en scène de Catherine Hiegel Avec Laure Calamy, Vincent Dedienne, Clotilde Hesme, Nicolas Maury, Alain Pralon, Cyrille Thouvenin.

Théâtre Princesse Grace
12, Avenue d’Ostende
98000 Monaco
Tél: +377 93 25 32 27

Une partition mystérieuse  08/04/2019

Le mercredi 10 avril à 20h à Paris, au Musée Gustave Moreau, le Quatuor Zaïde composé du premier violon Charlotte Maclet, du deuxième violon Leslie Boulin Raulet, de la violoncelliste Sarah Chenaf et de l’altiste Juliette Salmona, interprétera le Quatuor en sol majeur K 387 op. 10 no1 "Le printemps" de Wolfgang Amadeus Mozart, dédié à Haydn. Quatre mouvements Allegro vivace assai, Menuetto: Allegro, Andante cantabile et Molto allegro. Ainsi que des airs choisis de la Flûte enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart, arrangement pour quatuor à cordes d’un compositeur anonyme du XIXe siècle. Les musiciennes expliquent que le choix de coupler cette transcription de la Flûte avec le quatuor Le Printemps "était une évidence". "Sur les vingt-trois quatuors à cordes composés par Mozart, celui-ci est le plus proche de La Flûte enchantée. C’est un véritable concentré d’opéra!".

Cette transcription inédite de l’opéra datant de 1801 a été retrouvée chez un antiquaire et elle renaît grâce au quatuor Zaïde. Le nom de Zaïde n’est pas anodin, il est associé à Mozart, c’est celui d’un de ses opéras datant de 1780 et inspiré par la tragédie éponyme de Voltaire. Enthousiasmées par cette découverte, les quatre musiciennes ont enregistré cette composition anonyme dans le nouvel album Amadeus, le 4e, qu’elles viennent d’enregistrer au Théâtre impérial de Compiègne à l’occasion de leurs dix ans d’existence. Sarah Chenaf et Juliette Salmona confient "Un jour, une amie est venue chez nous pour nous remettre une partition originale trouvée par hasard chez un antiquaire. C’était un arrangement de La Flûte enchantée de Mozart en quatuor à cordes. On l’a déchiffrée et on s’est rendu compte qu’elle était parfaite".

Depuis sa première représentation le 30 septembre 1791, au Theater auf der Wieden, Die Zauberflöte, la Flûte enchantée, 2 actes sur un livret d’Emanuel Schikaneder, a connu plusieurs arrangements en quatuor. Mais il semble qu’aucun n’ait été aussi proche de l’œuvre originelle. Rappelons qu’avant l’apparition des enregistrements que nous connaissons, les transcriptions étaient la seule façon de faire connaître les œuvres.

Le plus grand mystère enveloppe donc cette transcription car elle n’a pas de nom d’auteur et il est difficile de savoir si il y en a d’autres exemplaires. Sarah Chenaf et Juliette Salmona pensent qu’il y a même peu de chances qu’elle ait déjà été jouée par des musiciens contemporains. Elles ajoutent "Elle comportait deux-trois fautes d’édition, un fait plutôt rare voire impossible dans les partitions des grands compositeurs rééditées aujourd’hui. Avoir un exemplaire qui révèle quelques erreurs ajoute de l’authenticité à l’œuvre, c’est excitant!".
Le concert du 10 avril sera suivi d’une vente en avant première de l’album et d’une dédicace.

Concert du Quatuor Zaïde
Musée Gustave-Moreau
14, rue de la Rochefoucauld
75009 Paris

Objectif 2019 pour les chiens guides d'aveugles: 11.300 roses  04/04/2019

Comme chaque année, l’association "Les Chiens Guides d’Aveugles de Provence Côte d’Azur Corse" se mobilise pour une opération très importante qui consiste à récolter des fonds pour aider au financement de l’éducation de chiens guides. Créée en 1966, elle forme et éduque chaque année environ quinze futurs chiens guides qui sont remis gratuitement à des personnes non voyantes ou malvoyantes. "Une Rose pour un Chien Guide" dont c’est la 29e édition, se déroulera le samedi 6 avril de 8 à 20h. C’est donc un évènement important puisque les fonds récoltés aideront à financer l’éducation de ces chiens.
La rose sera vendue 2€. Plus d’une centaine de bénévoles participeront à cette opération. On les trouvera à Cap 3000, Carrefour Nice TNL, Géant Casino Mandelieu, Géant Casino Villeneuve-Loubet, Leclerc Le Cannet, Rocheville Leclerc, Nice St-Isidore,Nice Etoile et Polygone Riviera. Cette année deux nouveaux lieux sont venus s’y ajouter Leclerc Ranguin et Casino shop Saint-Martin-Vésubie.
L’association "Les Chiens Guides d’Aveugles de Provence Côte d’Azur Corse" compte sur la participation et l’aide de ceux qui passeront par ces lieux le samedi 6 avril pour relancer un sentiment d’espoir et de solidarité. Elle les remercie à l’avance pour leur soutien à cette belle cause.

Siège social
Espace Fred Farrugia
15 rue Michelet
06100 Nice
Tél: 04 92 07 18 18 / Fax : 04 93 98 30 01
communication@chiensguides.org
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L’Arc de triomphe va être emballé  04/04/2019

Pendant deux semaines, du lundi 6 au dimanche 19 avril 2020, il sera dissimulé derrière 25.000m2 de tissu recyclable en polypropylène argent bleuté et 7.000m de corde rouge. En collaboration avec le Centre Pompidou et le Centre des monuments nationaux. La conservation et l’ouverture au public de l’Arc de triomphe incombe à ce dernier organisme qui "se félicite de la réalisation d’un projet qui témoigne de son engagement en faveur de la création contemporaine et de la mise en valeur de l’un des monuments les plus emblématiques de Paris et de France". Précisons que l’accès à la dalle où brûle la flamme sera préservé.

C’est Christo, un spécialiste de la question qui réalisera cette opération. On apprend par un communiqué officiel que "L’Arc de triomphe empaqueté sera entièrement autofinancé par Christo grâce à la vente de ses études préparatoires, dessins, collages du projet ainsi que des maquettes, œuvres des années cinquante-soixante et des lithographies originales dédiés à d’autres sujets. Il ne bénéficiera d’aucun financement public ou privé". Récemment arrivé à Paris, il avait déjà tenté emballer l'Arc de Triomphe en 1962 mais son projet n’avait pu aboutir. On imagine sa satisfaction. "Trente-cinq ans après que Jeanne-Claude et moi avons emballé le Pont-Neuf, je suis impatient de travailler à nouveau à Paris pour réaliser notre projet pour l’Arc de triomphe" a-t-il déclaré.

Rappelons parmi ses nombreuses s entreprises d’envergure dans le monde entier, l’emballage du Pont-Neuf à Paris du 22 septembre au 7 octobre 1985 dans 40.876m2 de toile de polyamide dorée. Celle du Reichstag à Berlin du 23 juin au 7 juillet 1995 dissimulé derrière 100.000m2 de polypropylène, Ces deux épisodes avaient attiré des millions de visiteurs.

Parallèlement à cet emballage de l’Arc de triomphe, se tiendra du 18 mars au 15 juin 2020 une grande exposition au Centre Georges Pompidou. Elle retracera la période parisienne de Christo et Jeanne-Claude,1958-1964, juste après leur rencontre. Jeanne-Claude Denat de Guillebon, épouse, collaboratrice et muse décédée le 18 novembre 2009 à New York. Nés tous les deux à la même heure le 13 juin 1935, lui à Gabrovo en Bulgarie sous le nom de Christo Vladimiroff Javacheff et elle à Casablanca, ils sont de nationalité américaine depuis leur installation à New York en 1964.

Une renaissance à Nice  03/04/2019

Jusqu'au 7 avril, la Cinémathèque française de Paris et celle de Nice consacrent une rétrospective aux films tournés dans les célèbres studios niçois de la Victorine, situés à l’ouest de la ville, entre la gare Nice Saint-Augustin et l'aéroport de Nice-Côte d'Azur. Ils ont en effet cent ans et ont accueilli le tournage de quelques-uns des films français les plus mythiques, Les Enfants du paradis de Marcel Carné ou La Nuit américaine de François Truffaut.

En 1919, les producteurs Serge Sandberg et Louis Nalpas, construisent un grand complexe à Nice sur un domaine acheté à Victor Masséna, petit-fils d’un maréchal de Napoléon. La Victorine rappelait sa nièce Victoire. Leur objectif était d’offrir aux réalisateurs français un lieu convenable pour l’élaboration de leurs films. Ce fut vite un gouffre financier. Le réalisateur américain Rex Ingram le rachète. Les studios connaissent ensuite une époque faste. S’y déroule le tournage des Enfants du paradis, 1946, avec la reconstitution du "boulevard du Crime", de Mon Oncle de Jacques Tati, de Fanfan la Tulipe, Le Corniaud, Et Dieu créa la femme 1956, quelques scènes de La Main au collet en 1955 avec Grace Kelly.

Puis, la Victorine cesse de plaire, on tourne davantage en extérieur mais elle retrouve un semblant de vie quand François Truffaut vient y filmer La Nuit américaine en 1973 et même Woody Allen pour Magic in the Moonlight en 2014.

Rebaptisés studios de la Riviera depuis 18 ans, ils sont placés sous le contrôle de la société Euro Media et ce centenaire devrait être le début d’un renouveau. A l’initiative de Christian Estrosi, maire de Nice, s’est constitué un comité soutenu par l'ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon. Y figurent entre autres Costa-Gavras, Hazanavicius, Lelouch et Thierry Frémaux, le délégué du festival de Cannes qui travaillent sur la restauration du lieu. Et l’édile n’a pas hésité à déclarer "Je vais encore me faire traiter d'affreux gaucho par certains, mais depuis que je suis maire de Nice, je m'attache à reprendre toutes les compétences de la ville en service public. Et ça marche bien!". La restauration de la Victorine devrait être finie cette année.

De Genève au désert  02/04/2019

Cet itinéraire a été celui Isabelle d’Eberhardt à qui la Maison de Rousseau et de la Littérature de Genève associée au Musée d’art et d’histoire de la ville consacre une exposition. Ceci en partenariat avec les Archives nationales d’outre-mer d’Aix-en-Provence et les Archives d’État de Genève. 

Isabelle Wilhemine Marie Eberhardt, nom de jeune fille de sa mère, est née à Genève le 17 février 1877, dans le quartier des Grottes, au-delà de la gare Cornavin. Elle est la fille illégitime de réfugiés russes, Natalia de Moerder et Alexandre Trofimovsky. Et elle est morte à vingt-sept ans, le 21 octobre 1904 à Aïn-Sefra en Algérie où elle était en reportage, emportée par la crue d’un oued à la frontière marocaine. Elle repose au cimetière musulman de la localité. En 1897, elle fait un premier voyage en Algérie avec sa mère et les deux femmes se convertissent à l'Islam. Puis elle y retourne, Batna, Bône, aujourd’hui Annaba, El-Oued à la frontière tunisienne, adopte le pseudonyme masculin de Mahmoud Saadi, ce qui lui permet d’aller dans les lieux où les femmes ne sont pas admises, elle est victime d'une tentative d'assassinat, rentre à Marseille, rencontre le sous-officier de spahi de nationalité française Slimane Ehnni, elle l'épousera en octobre1901 acquérant ainsi la nationalité française, collabore au journal bilingue l'Akhebar, est accusée d’espionnage, à Aïn-Sefra elle se lie d'amitié avec le général de brigade Hubert Lyautey qui dira d’elle "Elle était ce qui m’attire le plus au monde: une réfractaire". Elle aura aussi le temps d’écrire romans et nouvelles publiés de façon posthume, notamment Amours nomades, Sud Oranais, Pages d'Islam, Trimardeur, Dans l'ombre chaude de l'Islam, Écrits sur le sable.

Elle reste tassez méconnue malgré la magnifique biographie en deux tomes qu’Edmonde Charles-Roux lui a consacrée, "Un désir d'Orient: Jeunesse d'Isabelle Eberhardt, 1877-1899, paru aux éditions Grasset en 1988 et "Nomade j’étais: les Années africaines d'Isabelle Eberhardt" sept ans plus tard.
Dans une petite chambre aux volets clos de la Maison Tavel au coeur de la vieille ville, la journaliste franco-suisse Karelle Ménine commissaire de l’exposition "Isabelle Eberhardt, de l'une à l'autre" a réuni un ensemble de documents jamais montrés jusqu’à maintenant. Manuscrits, extraits de carnets intimes, photographies, dessins, une fiche de police, quelques lettres, des pages de manuscrits littéraires et des dessins. Certains documents ont été retrouvés dans les ruines de la demeure d’Isabelle à Aïn-Sefra. Restaurés, ils gardent des traces de la crue mortelle. Cet ensemble donne des informations sur la vie quotidienne de la société algérienne au temps de la colonisation française avec laquelle son auteur n’est pas particulièrement tendre.

"Isabelle Eberhardt, de l'une à l'autre"
Jusqu’au 7 avril 2019
Maison Tavel

Rue du Puits-Saint-Pierre 6

1204 Genève

Tél: 0041 022 418 37 00

"Dufy dessine le sud" au MACM  01/04/2019

Le Musée d'art classique de Mougins sur les hauteurs de Cannes permet au visiteur de se laisser guider jusqu'au 14 juillet prochain à travers les paysages favoris de l’artiste dans cette région. Grâce à une sélection de peintures, de dessins et surtout de 21 grandes aquarelles réunis par Fanny Guillon-Laffaille, commissaire de l’exposition, expert de Raoul Dufy et auteur des catalogues raisonnés de l’artiste. L’idée de cette exposition est due à la rencontre de Fanny Guillon-Laffaille et Leisa Paoli, directrice du MACM.
Né au Havre le 3 juin 1877, Raoul Dufy a étudié à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. En 1903, il se rend pour la première fois dans le Sud. Il y reviendra souvent, Martigues, Marseille, Hyères et Vence notamment. Il en apprécie les paysages, les traditions et les fêtes. Il épousera une Niçoise.
C’est Christian Levett, gestionnaire d'investissement britannique passionné d'histoire et d'art, qui a créé le MACM en juin 2011 et il y expose sa fabuleuse collection d'antiquités et d'art classique, sculptures, vases, bijoux et pièces de monnaie, d’origine romaine, grecque et égyptienne, ainsi qu’armes et armures gréco-romaines. Cet ensemble est complété par des peintures, dessins et sculptures d’artistes, Picasso, Matisse, Chagall, Dufy, Cézanne, Rodin, Dali, Andy Warhol, Marc Quinn, Antony Gormley, et Damien Hirst notamment. Par ailleurs, il parraine de multiples expositions, finance des fouilles archéologiques et soutient des bourses universitaires.

Signalons également que le mercredi 10 avril de 18h30 à 20h, le Dr Catherine Levraud, praticien hospitalier à Arles, donnera une conférence "La médecine dans l’Antiquité".
Pour tout événement les enfants doivent être accompagnés d'un adulte.
reservations@mouginsmusee.com ou  04 93 75 18 22
10€, 8€ pour les Amis du MACM.

Les mercredis 10, 17, 24 avril et 1er mai à 10h30, on pourra découvrir pendant une heure les histoires légendaires qui se cachent derrière les étoiles de la voûte céleste avec "Les constellations et leur mythologie". Le récit mythologique sera suivi d’une activité créative.

3€ par enfant et 3€ pour un adulte accompagnateur.

Musée d'Art Classique de Mougins
32 Rue du Commandeur
06250 Mougins


Felipe VI lauréat du prix Shalom  01/04/2019

Mardi 26 mars dernier, le roi d’Espagne recevait à Buenos Aires le prix Shalom que lui remettait le Congreso JudíoLatinoamericano, Congrès juif ibéro-américain, au cours d’une cérémonie qui se déroulait à l’hôtel Four Seasons de la capitale argentine. Ce prix lui a été attribué en reconnaissance des efforts de l’Espagne pour restituer leurs droits civiques aux descendants des Juifs séfarades expulsés durant l’Inquisition. Le roi a déclaré que "Restaurer le lien ancestral avec les Juifs espagnols revient à restaurer une partie de l’âme de l’Espagne". En 2015, l’Espagne avait voté une loi accordant la nationalité espagnole aux descendants des centaines de milliers de juifs qui avaient fui l’Espagne après 1492. Année qui marque la fin de la Reconquista. reconquête, par les chrétiens, des territoires occupés par les musulmans. Laquelle a duré de 711 à 1492. Déjà en 2016, Felipe VI avait reçu le prix Lord Jakobovits décerné par l’institution rabbinique orthodoxe européenne. Il récompensait également les récents efforts du pays pour restaurer leurs droits à ses communautés juives.
On ose imaginer que l’attribution du prix Shalom a réjoui le monarque et a estompé quelque peu les désagréments causés par certaines demandes de ces jours derniers. Tout d’abord le président mexicain Andrés Manuel López Obrador qui a demandé des excuses au roi pour la conquête du Mexique à partir de 1519. Ensuite, c’est la Comunidad Islámica Mezquita Ishbilia, Communauté islamique mosquée Ishbilia, à Séville, qui s’est manifestée. Yihad Sarasúa, son président a exigé que le roi d’Espagne demande pardon pour la Reconquête. Que Felipe VI se démarque des thèses islamophobes et demande pardon aux musulmans pour les atrocités commises. Il demande aussi la reconnaissance de la nationalité espagnole pour leurs descendants comme cela s’est fait pour la communauté juive séfarade.

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