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Une pionnière tunisienne  15/04/2020

Le 27 mars dernier, la BCT, Banque centrale de Tunisie, mettait en circulation un nouveau billet de 10 dinars, soit quelque 3€, avec pour la première fois dans ce pays le portrait d'une femme. En l’occurrence celui de Tawhida Ben Cheikh, la première femme musulmane du Maghreb à avoir exercé la médecine. Un timbre à son effigie avait été émis en 2012 par la Poste tunisienne.
Abdelaziz Ben Said, responsable éminent de la BCT, a précisé "La docteure Tawhida Ben Cheikh a été choisie il y a un an pour lui rendre hommage et aussi pour rendre hommage à la femme tunisienne, particulièrement dans le secteur scientifique". Cette mise en circulation est également l’occasion de "saluer les médecins et tout le corps médical en Tunisie", lequel est actuellement en première ligne dans la lutte contre le Covid-19.
Née le 2 janvier 1909 à Tunis dans une famille aisée, Tawhida Ben Cheikh étudie au lycée Armand-Fallières de Tunis. Elle a été la première Tunisienne à avoir obtenu le baccalauréat en 1929 et elle est envoyée en cachette par sa mère à Paris pour étudier la médecine. Sa fille, l’historienne et archéologue Zeïneb Benzina Ben Abdallah , raconte au Monde "Personne dans la famille, côté paternel, n’était d’accord pour envoyer ma mère seule à Paris. Alors ma grand-mère, pendant que le conseil familial se concertait, a fait prendre à Tawhida une calèche pour qu’elle file depuis Hammam Lif jusqu’au port de La Goulette, où le bateau allait partir".
En 1936, diplômée de pédiatrie, elle revient dans son pays natal et ouvre un cabinet près de la médina de Tunis. Puis, elle se spécialise en gynécologie. Elle était "le médecin des pauvres" car elle exerçait dans un quartier très populaire et avait des patientes aux conditions de vie difficiles.
De 1955 à 1964, elle dirige la maternité de l'hôpital Charles-Nicolle puis, jusqu'à sa retraite en 1977, celui de l'hôpital Aziza Othmana, qui sont les deux principaux établissements de santé publique à Tunis.
Elle s’est battue pour les orphelins ou les personnes ayant perdu leur maison pendant les bombardements de la Seconde Guerre.Tawhida Ben Cheikh a aussi défendu l’accès aux soins des plus défavorisés et le droit à l’avortement, qui fut légalisé en 1973. Elle contribue à l’organisation du Planning familial, et en devient la directrice en 1970.
Elle a été vice-présidente du Croissant-Rouge tunisien, elle est également membre de l'Union musulmane des femmes de Tunisie, UMFT, fondée par Bchira Ben Mrad. militante féministe tunisienne, en mai 1936. En 1937, elle avait dirigé la revue féminine Leïla.
Tawhida Ben Cheikh est décédée le 6 décembre 2010 à l’âge de 101 ans. Elle a été un modèle pour toute une génération de femmes désireuses de faire carrière dans le domaine de la santé. Et plus généralement pour la femme tunisienne.

Une veuve qui s’en est allée en toute discréton  15/04/2020

Liliane Marchais, veuve de l'ancien secrétaire général du Parti communiste Georges Marchais, est décédée jeudi 9 avril à l'âge de 84 ans. Résidente d’un Ehpad, elle est morte du coronavirus, L’annonce en a été faite par le député PCF du Nord Fabien Roussel, par ailleurs secrétaire national du PCF depuis le 25 novembre 2018. Il "adresse ses plus sincères condoléances et toute son amitié à ses deux enfants, Olivier et Annie, à ses petits-enfants et à tous les communistes du Val-de-Marne et notamment ceux de Champigny où la famille habitait".
Liliane Marchais était née Liliane Grelot en 1935 à Malakoff près de Paris et avait adhéré au Parti communiste en 1952 et à la CGT en 1953. Puis, elle avait été membre de la direction exécutive de la fédération CGT des Métaux entre 1960 et 1964 et était entrée à la direction du PCF du Val-de-Marne. Elle continue de siéger au bureau fédéral PCF du Val-de-Marne jusqu'en 1996, puis au comité fédéral. Entretemps, elle était devenue Liliane Garcia.
À la fin des années 1960, elle est la compagne puis l'épouse de Georges Marchais, le médiatique secrétaire général du Parti communiste français de 1972 à 1994. Célèbre pour ses interventions hautes en couleur, ses colères feintes ou réelles et son accent. Toutes caractéristiques qui faisaient le succès des humoristes et des imitateurs. Il avait été candidat à l'élection présidentielle de 1981 face à François Mitterrand et n’avait obtenu que 15,35% des voix. Le couple menait une vie discrète dans un pavillon de Champigny sur Marne dans la banlieue sud de Paris, il y avait reçu le 13 mars 1995 Fidel Castro venu en pèlerinage… Georges Marchais est mort 16 novembre 1997.
Une fois cependant on entendit parler de la discrète Liliane Marchais et elle acquit ce jour-là une éphémère notoriété. En janvier 1980, Georges Marchais participait à l’émission "Cartes sur table" sur le plateau d’Antenne 2 avec les journalistes Jean-Pierre Elkabbach et Alain Duhamel. Interrogé sur la question de la défense nationale, il fit une réponse à jamais célèbre "Quand j’ai entendu François Mitterrand refuser de s’engager sur l’existence d’une défense nationale indépendante, j’ai dit à ma femme: François Mitterrand a décidé d’abandonner le programme commun. Fais les valises on rentre à Paris!". Le couple Marchais était alors en vacances en Corse et Liliane devait révéler ensuite qu'ils ne partirent que deux ou trois jours plus tard…

Fabien Roussel rappelle qu’elle "avait un caractère bien trempé qui se distinguait par la franchise et la sincérité. Comme tous ceux qui l'ont rencontrée, je me souviendrai toujours de ses yeux bleus, de son sourire toujours présent et de ses éternelles Gitane aux lèvres, comme de la sagesse et de la camaraderie qu'elle apportait dans toutes ses rencontres".
En 2012, une place Georges-Marchais est inaugurée à Champigny-sur-Marne puis en 2013 il y eut un parvis Georges-Marchais à Villejuif, ville dont il fut le député de 1973 à 1997. En 2014, un maire UMP est élu à Villejuif , le parvis fut débaptisé au motif que Georges Marchais éaitt une “personnalité controversée” . En février 2015, la veuve Marchais attaque la mairie de Villejuif, les juges lui donnent raison et le parvis est rebaptisé.

Un nouveau titre dans la Bibliothèque de la Pléiade  15/04/2020

En mars dernier, Alain-Fournier entrait dans la prestigieuse collection des éditions Gallimard. Ce volume, le 646e, de 640 pages comprend "Le Grand Meaulnes", un choix de lettres, des documents et des esquisses. Ceux-ci racontent l'histoire d'une passion impossible, celle d’Henri Alban Fournier, le vrai nom de l’auteur, pour Yvonne de Quiévrecourt, "blonde, élégante, élancée", rencontrée le 1er juin 1905, jour de l'Ascension, à la sortie d'une exposition de peinture au Grand Palais. Il avait dix-huit ans et était alors pensionnaire au lycée Lakanal où il préparait le concours d’entrée à l’École normale supérieure, Il la reverra brièvement en mai 1913, elle est alors mariée et a deux enfants. Il lui avait annoncé "Un long roman que j'achève et qui tourne tout autour de vous, de vous que j'ai si peu connue, paraîtra cet hiver". Et il avait ajouté "Les plus beaux jours de ma vie sont ceux où j'ai pensé le plus ardemment à vous".  Yvonne de Quiévrecourt deviendra Yvonne de Galais dans le roman. Elle a survécu 50 ans à Alain-Fournier sans jamais s'exprimer.
Les documents de l’édition de la Pléiade relatent également la genèse du roman écrit de 1904 à 1913. Il paraît avec succès dans la Nouvelle Revue Française, sous forme de feuilleton, de juin à novembre 1913. Cette année-là, il a manqué le prix Goncourt d'une seule voix. Les jurés avaient ignoré "Du côté de chez Swann" de Marcel Proust et "Barnabooth" de Valery Larbaud, ils récompensèrent "Le Peuple de la mer" d’un certain Marc Elder…
C’est la première fois que l’auteur d'un seul livre a le privilège d’entrer dans la Pléiade. On peut imaginer qu’outre le texte, la mort de son auteur âgé d’à peine 28 ans, tué le 22 septembre 1914 près d’Eparges, au bois de Saint-Rémy, à 18 km au sud-est de Verdun, ajouta quelque chose à l’immense succès posthume que connut l’oeuvre. Philippe Berthier qui a dirigé cette édition de la Pléiade et en signe la préface précise "Le roman d'Alain-Fournier totalisait à la fin du siècle dernier plus de quatre millions d'exemplaires vendus en format de poche".
Lors de la parution de l’oeuvre, quelques critiques jugèrent que c’était un roman pour adolescents ou un roman d’aventures, ceci avec une certaine condescendance. D’autres considérèrent que c’était un des premiers grands romans français modernes. La suite a prouvé qu’on le lisait à tout âge avec le plus grand bonheur.C’est l’œuvre littéraire française la plus traduite et lue dans le monde après Le Petit Prince de Saint-Exupéry.
"Le Grand Meaulnes" a tenté les réalisateurs de cinéma, deux films lui furent consacrés sous ce titre. Celui de Jean-Gabriel Albicocco en 1967, il en avait écrit le scénario avec Isabelle Rivière qui était la soeur d'Alain Fournier. Le second était de Jean-Daniel Verhaeghe et sortit en 2006.

Une vie entièrement consacrée au théâtre  08/04/2020

Il avait joué plus de 300 rôles dans des pièces d’auteurs les plus divers, de Molière à Giraudoux et même au-delà et dans des théâtres les plus différents, réalisé plus de 150 mises en scène au théâtre, et dans son cours il avait formé des pléiades d’acteurs, sans oublier quelques incursions au cinéma, à la télévision et dans l’univers de l’opéra et l’opérette.

Jean-Laurent Cochet, comédien, metteur en scène et professeur, s’est éteint dans la nuit du 6 au 7 avril, à l’hôpital Bichat , à l’âge de 85 ans, victime du coronavirus, après une hospitalisation de huit jours. Il était né le 28 janvier 1935 à Romainville près de Paris. Elève de comédiens prestigieux, Béatrix Dussane, Maurice Escande, Madame Simone, René Simon, Henri Rollan et Jean Meyer , il obtient à l’unanimité en 1959, deux premiers prix, de comédie classique et moderne. Il est engagé comme pensionnaire à la Comédie-Française et y reste de 1959 à 1963, le temps d’y interpréter plus de quatre-vingts rôles. Il en part estimant sans doute qu’il n’avait pas les rôles auxquels il aspirait Il prend la direction de matinées classiques au Théâtre de l’Ambigu, où il met en scène et joue quelques grandes oeuvres du répertoire  d’Andromaque au Barbier de Séville.
En 1964, il ouvre, au théâtre Édouard-VII un cours d’art dramatique qui deviendra le cours Cochet. C’est là qu’il formera des générations de comédiens qui s’illustreront aussi bien au théâtre ou qu'au cinéma, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Isabelle Huppert, Richard Berry, Emmanuelle Béart, Carole Bouquet, André Dussolier entre autres.. En 2003, Jean-Laurent Cochet s’adjoint Pierre Delavène comme professeur puis il lui confiera la direction du cours en 2006. En 2013, le cours est renommé cours Cochet-Delavène. C’est une des plus grandes écoles françaises pour la formation de comédiens. Elle s’inscrit dans la modernité sans jamais s’éloigner de la tradition. Jean d’Ormesson n’hésitera pas à dire "Dieu a besoin des hommes. Molière, Racine, et les autres ont bien de la chance d’être servis avec tant de fidélité, d’enthousiasme et d’intelligence par Jean-Laurent Cochet, qui est leur délégué parmi nous". Jusqu’en 2017 il donnait des cours et des masterclasses.
Il a voué une admiration particulière à Sacha Guitry qu’il a interprété ou mis en scène; au point que Lana Marconi, la dernière épouse de l’auteur dramatique lui a dit "Vous êtes le seul à ne pas l'imiter et le seul à me l'évoquer.
Il a écrit quelques ouvrages, certains titres sont d’ailleurs une allusion à Sacha Guitry. Une première autobiographie "Mon rêve avait raison" chez Pygmalion en 1989 et une seconde chez le même éditeur en 2004 "Faisons encore un rêve", "Sacha Guitry" chez Oxus en 2010. La même année, il publie "L’Art et la technique du comédien: Comme un supplément d'âme" en 2010.
Il a également enregistré un coffret de 10 DVD "Devenir Comédien" et un coffret DVD de 9 heures d’entretien "Une vie de théâtre".
Il a eu encore de multiples fonctions, professeur au Conservatoire d’art dramatique de Paris de 1972 à1975, directeur du Festival de Sarlat en 1976, Inspecteur pédagogique des conservatoires, avec la création d’une classe supérieure d’art dramatique de la Ville de Paris de 1981 à 1989.
Jean-Laurent Cochet était chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres, chevalier de la Légion d’Honneur, commandeur des Arts et Lettres. Un hommage lui sera rendu en juin prochain.

Un chat au grand coeur    03/04/2020

Ces derniers jours, nous évoquions l’actualité artistique de Jeremy Taburchi, le célèbre créateur des aventures du Chat Rose. Il vient de nous faire part d’une initiative qui l’honore. Afin d'apporter sa contribution à la lutte contre l’épidémie qui ravage le monde actuellement, il a décidé de reverser la moitié des bénéfices de la vente des dessins et peintures réalisés les premiers jours du confinement, à des associations ou des fondations dédiées aux hôpitaux de France ou d'Italie. Plus de 3 milliards d'individus sont actuellement confinés et il soutient que si chacun d'entre eux sur cette terre pouvait apporter ne serait-ce qu'une goutte d'eau pour éteindre cet incendie, alors rien ne serait impossible...
"Le combat du siècle"
Dessin à l'acrylique et au feutre acrylique sur papier, 40x30cm, mars 2020.
L’Art s’attaque au coronavirus avec ce dessin qui montre le Chat Rose s’apprêtant à répondre à l’agression du virus.
"Chat Rose aux Confins du monde"
Dessin au crayon sur papier, 40x30cm, mars 2020.
Le Chat Rose semble être arrivé aux confins du monde. C’est d’une certaine façon la fin de ce dernier qui est montrée dans ce dessin, avec cette falaise abrupte et ce soleil en forme de virus, symbole obsédant de l’irréalité des jours qui se succèdent marqués du sceau de la maladie.
"Le Chat Rose contre le Covid-19"
Dessin à l'acrylique et au feutre acrylique sur papier, 40x30cm, mars 2020.
Ce dessin a été vendu et m'a permis de reverser 40€ à deux associations françaises qui soutiennent l’hôpital public français.
Le Chat Rose s'apprête à se défendre contre l'agression du virus. Pour l'anecdote, Jeremy Taburchi précise que l'esquisse de ce dessin a été réalisée quelques semaines avant le début du confinement et représentait alors le combat du félin contre un extra-terrestre. L'actualité en a changé le sens...
A noter que l'expédition et la livraison de ces œuvres pourront prendre plusieurs semaines en raison du confinement. Il faudra donc être patients!
Il est naturellement possible de retrouver l'ensemble des œuvres de Jeremy Taburchi sur le site de sa Galerie d'Art officielle. "Galerie de jeremy taburchi"

Restitution d'un dessin de Picasso à ses propriétaires d'origine  03/04/2020

La National Gallery of Art de Washington va restituer un dessin de Pablo Picasso, un pastel intitulé "Tête de femme", aux héritiers du banquier juif allemand Paul von Mendelssohn-Bartholdy. En 1934, celui-ci, descendant du compositeur Felix Mendelssohn, lui-même petit-fils du philosophe Moses Mendelssohn, avait vendu l’œuvre à perte, avec au moins 15 autres œuvres d’art majeures, parce qu’il craignait que les nazis ne les lui prennent.
En 1938, la banque familiale de Paul von Mendelssohn-Bartholdy, la Bank Mendelssohn & Co., fondée en 1795, a été saisie par les nazis le 31 décembre 1938 et cédée à un non-juif. Selon le New York Times, le dessin "Tête de femme" a été vendu au marchand d’art Justin K. Thannhauser en 1934 et en 2001 il a été remis par donation à la National Gallery of Art . Le musée a déclaré avoir décidé de trouver un accord avec les héritiers de Paul von Mendelssohn-Bartholdy pour "éviter le coût lourd d’une procédure" et non pas parce qu’il pensait que les revendications des héritiers étaient valables.

Le Kunstmuseum de Bâle a accepté d’indemniser les héritiers du collectionneur d’art juif de Berlin Curt Glaser pour les 200 œuvres qu’il a vendues quand il fuyait l’Allemagne nazie. Cette décision revient sur une position de de la municipalité en 2008, laquelle est propriétaire du musée, qui estimait que Curt Glaser, avait vendu les œuvres d’art au prix du marché.
Curt Glaser, directeur de la National Art Library de Berlin jusqu’à ce que les nazis accèdent au pouvoir, avait vendu la majeure partie de sa collection aux enchères en 1933. Il avait alors fui Berlin pour Paris et était arrivé aux Etats-Unis en 1941. Il y est mort deux ans plus tard. Le musée les a achetées lors d’une vente aux enchères à Berlin. Ses héritiers, dont la majorité vit aux Etats-Unis, ont contacté le Kunstmuseum au sujet des restitutions en 2004.
Les médias suisses ont récemment mis en lumière des documents contestant la version du musée sur les événements entourant son acquisition de la collection. À l’époque, la commission suisse d’acquisition d’art estimait les achats comme "bon marché" et à des "prix aux rabais".
Le New York Times a rapporté que la décision a été annoncée vendredi dernier. La somme qui sera versée aux héritiers de Curt Glaser sera tenue secrète. Le musée gardera les œuvres estimées à plus de 2 millions de dollars, – des oeuvres d’Henri Matisse, Max Beckmann, Auguste Rodin, Marc Chagall, Oskar Kokoschka, Ernst Ludwig Kirchner et Erich Heckel notamment.
Le Kunstmuseum a déclaré qu’il présentera une grande exposition en 2022, en collaboration avec les héritiers de Glaser, sur son rôle en tant que "collectionneur, d’historien de l’art, de critique et de directeur de musée".

Disparition d’un chef hongrois  02/04/2020

Zoltán Peskó s’est éteint à Budapest le 31 mars à l’âge de 83 ans. Né le 15 février 1937 dans cette ville, il avait étudié à l’Académie Franz Liszt avant de quitter la Hongrie en 1964 pour aller se perfectionner en Italie. Il étudie la composition auprès du compositeur Goffredo Petrassi à l'Accademia Santa Cecilia de Rome et la direction d’orchestre avec Franco Ferrara. Ensuite, il fut l’élève de Pierre Boulez à Bâle. Entre 1966 y 1969, il est l’assistant de Lorin Maazel à Berlín. Dans les années 1970 il commence une carrière internationale, il est directeur général des théâtres de Bologne et de la Fenice de Venise. Entre 1978 et 1982, il dirige l’orchestre de la RAI à Milan. Dans la dernière partie de sa carrière qu’il arrêtera en 2005, il est directeur musical de l’Opéra du Rhin à Dusseldorf ainsi que de l’orchestre symphonique portugais et du théâtre san Carlos de Lisbonne. Cet épisode se termina par un procès qu’il perdit en 2013.
Depuis, il donnait des masterclasses et s'intéressait à la formation des chefs d'orchestre.
Zoltán Peskó dirigea des pièces rares, entre autres Oberto comte de San Bonifacio de Verdi, Salammbô de Moussorgski et dans le répertoire symphonique les Concertos pour orchestre de Goffredo Petrassi, il les enregistra également.
Il laissera le souvenir d'un grand interprète de la musique du XXe siècle aussi bien dans le domaine de l'opéra que du concert, comme Ulisse de Dallapiccola, ou l'Ange de feu de Prokofiev. Il laisse un grand nombre d'enregistrements des oeuvres de Petrassi, Dallapiccola, Maderna et Feldman, entre autres.
Zoltán Peskó fut aussi compositeur.


 

Vol d’un tableau de Vincent Van Gogh  01/04/2020

Il a eu lieu au cours de la nuit du dimanche 29 au lundi 30 mars, au musée Singer Laren, à Laren, à une trentaine de kilomètres d’Amsterdam. Ce n’est pas la première fois que ce musée est victime d’un cambriolage, en janvier 2007 déjà, sept statues de bronze, dont un exemplaire du "Penseur" d’Auguste Rodin, avaient été dérobées dans les jardins et retrouvées deux jours plus tard. Cette fois, il s’agit de la toile "Le jardin du presbytère de Nuenen au printemps" cette localité où Van Gogh a résidé dans le presbytère de son père. Peinte en 1884, l’oeuvre, huile sur panneau de 25 x 57 cm, est estimée entre un et six millions d’euros et avait été prêtée au musée Singer Laren par le musée de Groningue dans le cadre d’une exposition dédiée à l’art néerlandais "Mirror of the Soul", organisée en coopération avec le Rijksmuseum d’Amsterdam..
Ce musée est actuellement fermé jusqu’au 1er juin au moins en raison de la pandémie de Covid-19 et Evert van Os, directeur général de l’institution de déclarer “Il y a eu une effraction hier dimanche soir et un tableau de Van Gogh a été volé” et d’ajouter “Nous sommes en colère, sous le choc et tristes”. Les voleurs ont forcé la porte d’entrée vitrée du bâtiment vers 3 h 15 et on se plaît à faire remarquer que le vol a eu lieu 167 ans, jour pour jour, après la naissance du peintre néerlandais le 30 mars 1853.
Jan Rudolph de Lorm, un des directeurs du musée, avoue "Je suis choqué et incroyablement agacé que ce vol se soit produit. L’art est là pour être vu, pour être apprécié, pour inspirer et apporter du réconfort, en particulier en ces temps difficiles où nous nous trouvons".
Pour Arthur Brand, enquêteur néerlandais spécialisé dans les affaires de faux et vols d’œuvres d’art, "La chasse est lancée". Celui que l’on appelle souvent "Indiana Jones du monde de l’art" est surtout connu pour avoir retrouvé en 2015 deux chevaux de bronze de Josef Thorak, l’un des deux sculpteurs célèbres du Troisième Reich avec Arno Brecler. Il rappelle que c’est le troisième vol d’un Van Gogh aux Pays-Bas depuis les années 1990. Deux chefs-d’œuvre du peintre avaient été dérobés en 2002 au Musée Van Gogh d’Amsterdam. "Vue de la mer de Scheveningen" daté de 1882 et "Sortie de l’église réformée de Nuenen" peint en1884-1885, leur valeur s’élève à plusieurs millions d’euros. Ils avaient été retrouvés en Italie en 2016 et sont de nouveau au musée d’Amsterdam depuis juin 2019.

Jérémy Taburchi est de retour  29/03/2020

Ce n’est pas un inconnu pour nous, cet artiste peintre, plasticien et dessinateur de presse né à Nice en 1974 a été le créateur du Chat Rose au début des années 2000. Il est également écrivain et aussi animateur de la revue Lou Can. En 2016, il a écrit "Le journal d’une exposition", sous-titré Petit manuel à l’usage des artistes débutants et autres utopistes.
Depuis sa dernière grande exposition niçoise en 2014, Jérémy Taburchi a tenu le journal des faits et des pensées qui ont accompagné la préparation de cet important événement, du 12 juillet au 10 octobre 2014. Les problèmes techniques, les conflits entre personnes, la vie intime de l’artiste notamment, y sont abordés sans tabou. C’est ce qui donne à ce texte tout son caractère original. On s’y familiarise avec les particularités du milieu artistique niçois, ses lumières et ses ombres. L’auteur pose un regard tantôt dur, tantôt tendre sur les personnages et les mythes qui peuplent ce microcosme et il révèle les secrets habituellement bien gardés des coulisses du monde de l’Art sur la Côte d’Azur. La postface est signée par l’artiste Nivèse, seule femme de la célèbre Ecole de Nice.
L’ouvrage reparaît dans une édition tirée à 100 exemplaires numérotés à la main par l’artiste. Les vingt premiers exemplaires du sont proposés avec une estampe numérotée et signée par l’artiste. L’estampe est protégée par une pochette en papier cristal.
On peut découvrir depuis peu deux exemplaires numérotés du tirage limité du "Journal d’une exposition" à la Librairie Matarasso; 46 Boulevard Risso à Nice. Le N°6 et le N°10 sont accompagnés de leur estampe numérotée et signée.
La version “Classique” du livre paru chez Baie des Anges éditions en 2016 est disponible.
A noter qu’en raison d’une forte demande, les boîtes en aluminium qui servaient à expédier les livres avec les estampes ne sont plus disponibles.

Des chiens pour détecter le Covid-19  27/03/2020

Au Royaume-Uni, i’association Medical Detection Dogs va essayer de dresser des chiens pour la détection du coronavirus. Ils seront aussi chargés de rechercher les personnes malades. Ceci afin de freiner la propagation de l’épidémie selon une annonce de association qui travaille en collaboration avec la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM) et l’Université de Durham. L’association Medical Detection Dogs précise que les trois organismes “ont engagé des préparatifs pour entraîner intensivement des chiens afin qu’ils soient prêts en six semaines à fournir un diagnostic rapide et non invasif vers la fin de l’épidémie”. Ils ont aussi contacté le gouvernement pour lui expliquer comment le chien pourrait être un allié précieux dans cette lutte.
L’association a déjà formé des chiens pour détecter des maladies telles que le cancer, la maladie de Parkinson ou des infections bactériennes et explique que le procédé serait le même pour apprendre aux chiens à repérer le Covid-19. Il s’agira de leur faire renifler des échantillons et de leur apprendre à signaler quand ils l’ont trouvé. Les chiens sont en outre capables de détecter des changements subtils de température de la peau, et pourraient donc indiquer si quelqu’un a de la fièvre.
Les chiens dressés pourraient également être utilisés pour identifier des voyageurs contaminés par le virus à leur arrivée dans le pays ou être utilisés dans d’autres espaces publics.
Dans un communiqué, Claire Guest, directrice et cofondatrice de Medical Detection Dogs, déclare “Sur le principe, nous sommes sûrs que les chiens peuvent détecter le Covid-19. Nous étudions maintenant comment nous pouvons capturer en toute sécurité l’odeur du virus sur des patients et la présenter aux chiens”. Et elle poursuit “L’objectif est que les chiens puissent dépister n’importe qui, y compris ceux qui ne présentent pas de symptômes et nous dire s’ils doivent être testés”.
Pour le professeur Steve Lindsay, de l’Université de Durham, “si la recherche réussit, nous pourrions utiliser des chiens pour détecter le Covid-19 dans les aéroports à la fin de l’épidémie pour identifier rapidement les personnes porteuses du virus. Cela aiderait à prévenir la réapparition de la maladie après avoir maîtrisé l’épidémie actuelle”.

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