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Média d'information international diffusé en podcast 🎙️
 

Victoires de la musique classique  24/02/2020

Leur 27e édition s'est déroulée dans la soirée du vendredi 21 février, à l'Arsenal de Metz, ce bâtiment militaire devenu grâce à l’architecte espagnol Ricardo Bofill un temple incontournable de la musique classique. L'Orchestre national de Metz dirigé par David Reiland son directeur musical et chef d'orchestre permanent avait pour tâche d’animer la soirée. Judith Chaine productrice de France Musique et Leïla Kaddour Boudadi de France Télévisions étaient chargées de présenter la soirée retransmise en direct sur France 3 et France Musique.
Au palmarès figurent des valeurs confirmées telles que la mezzo Karine Deshayes et le ténor Benjamin Bernheim, récompensés dans la catégorie Artiste lyrique de l’année. La Victoire d’honneur a été attribuée à la soprano russe Anna Netrebko et au contreténor Philippe Jaroussky dont la réputation n'est plus à faire. La soprano Marie Perbost est reconnue Révélation artiste lyrique. La Révélation soliste instrumental est revenue au hautboïste Gabriel Pidoux âgé de 23 ans, il souhaite donner ses lettres de noblesse au répertoire pour instruments à vents dans les salles de concert. Camille Pépin, 29 ans a été nommée dans la catégorie Compositeur: avec The Sound of Trees, pour clarinette, violoncelle solo et orchestre - en l'occurrence celui de Picardie. Elle est actuellement compositrice en résidence au Festival international de musique de Besançon.
Mais la vedette de la soirée fut incontestablement le pianiste Alexandre Kantorow, lauréat en juin dernier du prestigieux Concours Tchaïkovski et de la médaille d'or, premier Français à l’obtenir. Lors de la finale, il avait interprété le Concerto pour piano No. 2 de Tchaïkovski et le Concerto pour piano No. 2 de Brahms, avec l'Orchestre symphonique de Russie Evgeny Svetlanov, dirigé par Vasily Petrenko. Ce jeune homme d'à peine 23 ans a de qui tenir, il est le fils du célèbre violoniste et chef d'orchestre Jean-Jacques Kantorow. II a été doublement récompensé, Soliste instrumental et Meilleur enregistrement avec les concertos pour piano 3, 4 et 5 de Saint-Saëns (Bis). Ce dernier en fa majeur est dit l’Egyptien, il fut achevé au Caire en 1896.
Un hommage particulier fut rendu aux deux grandes artistes qu'étaient Jessye Norman et Mirella Freni récemment décédées. La première le 30 septembre 2019 et la seconde le 9 février 2020.
A noter aussi que Florent Charpentier, clarinette solo, a pris la parole au nom de l'Orchestre national de Metz et plus généralement des musiciens. Il a attiré l'attention de l'assistance sur la question de la réforme des retraites et rappelé qu'elle engendrerait pour les musiciens une perte de "plus de 1.000 euros par an". Et a conclu son intervention par "Ne vous étonnez donc pas de les voir de nouveau mobilisés".

"L’Analphabète" revient à l’Artistic Théâtre  23/02/2020

Après avoir triomphé en novembre et décembre derniers sur la scène de ce théâtre du XIe arrondissement parisien, le récit autobiographique d’Agota Kristof y est repris depuis le 25 janvier. Toujours dans la mise en scène de Catherine Salviat qui en est aussi l'interprète. Les habitués de cette salle se souviendront qu’il y a deux ans ils avaient eu le plaisir de retrouver celle qui eut une carrière exceptionnelle à la Comédie-française et en est maintenant sociétaire honoraire, dans la pièce du dramaturge britannique Martin Crimp "Probablement les Bahamas".
"L’analphabète" n’est pas une nouveauté pour Catherine Salviat, elle l’a déjà interprétée ces dernières années au théâtre parisien des Déchargeurs dans une mise en scène du franco-libanais Nabil El Azan.
Mais pour elle, "Il ne s’agit pas de rejouer ce très beau spectacle qui a eu sa vie propre, mais de continuer à faire entendre un récit extraordinaire au fil duquel Agota Kristof, en racontant cette irrésistible poussée vers l’écriture, revient à ses années d’enfance, à sa découverte de la lecture et à cet exil politique qui l’a privée des siens, de son pays natal et peu à peu de sa langue maternelle, faisant d’elle, qui était pourtant déjà poète en Hongrie, en Suisse, une analphabète".

Le récit est paru en 2004 aux éditions suisses Zoé et se compose de onze chapitres, brefs, d’une écriture sobre et simple qui nous mènent de Hongrie en Suisse, de l’enfance heureuse de l’auteur à son âge adulte, du nid familial chaleureux à l’exil, d’une longue maternelle connue à une autre qu’elle doit apprendre pour survivre… Mais dans tout cela aucun misérabilisme, aucun pathos mais plutôt une leçon de vie teintée d’optimisme et parfois de drôlerie.
C’est ce que Catherine Salviat nous livre sur le ton de la conversation, sur une scène dépouillée avec seulement les jeux de lumières de François Cabanat qui est aussi scénographe. Elle est vraiment Agota Kristof qui nous raconte son enfance dans le petit village de Csikvánd à l’ouest de la Hongrie où elle est née le 30 octobre 1935, entre un père instituteur et une mère qui enseigne les arts ménagers, la mort de Staline, l’exil en 1956 quand elle a 21 ans, le passage difficile de nuit à la frontière autrichienne avec sa fille de quatre mois dans les bras, l’arrivée en Suisse, le travail à l’usine d’horlogerie près de Neufchâtel, l’apprentissage d’une nouvelle langue et le soir l’écriture, romans, nouvelles, pièces de théâtre, poèmes qui la rendront bientôt célèbre et qui seront souvent traduites. Ce qui lui vaudra de nombreuses distinctions dont le Prix Schiller, le Prix de l'État autrichien pour la littérature européenne, le Prix Kossuth de l'État hongrois ou le Prix du livre inter… Ce qui ne l'empêchera pas de se sentir analphabète dans la langue française qu'elle qualifie parfois d'ennemie.
Agota Kristof est morte en Suisse le 27 juillet 2011 et ses cendres ont été transférées dans la ville hongroise de Kőszeg, où elle avait passé quelques années de sa jeunesse.

Découverte d'une nouvelle grotte en Catalogne  21/02/2020

Un sanctuaire paléolithique datant d’environ 15.000 ans et orné de plus de 100 gravures a été découvert le 30 octobre dernier à L’Espluga de Francolí, dans la province de Tarragone en Catalogne. L’annonce n’en a été faite que le 7 février. Les spécialistes ont mis à profit ce laps de temps pour effectuer en toute tranquillité des relevés 3D des gravures préhistoriques. Ce serait le plus ancien vestige d’art préhistorique mis au jour dans cette région. Les archéologues jugent cette découverte "sans précédent" et "exceptionnelle".
En automne dernier donc, une équipe de scientifiques de l'Institut catalan de paléoécologie humaine et d'évolution sociale (IPHES profitait d’une crue survenue quelques jours plus tôt et accédait à la grotte du Font Major dont ils voulaient évaluer le potentiel archéologique. Josep Maria Vergès, du centre de recherche de l'Université Rovira i Virigili, l'URV à Barcelone et directeur du projet de recherche précise à Archeology News Network "Nous avons fait une découverte fortuite, extraordinaire et inattendue. Ce n’est pas quelque chose que nous cherchions", a-t-il expliqué.
Les experts ont conclu que ce vestige datait du magdalénien - dernière époque du paléolithique supérieur européen -, soit il y a environ 15.000 ans. Cependant, certains dessins pourraient être bien plus anciens, et d’autres dater de l’époque néolithique, plus récente. On remarque une centaine de gravures, dont une quarantaine environ représentent des dessins de biches, de chevaux et de bœufs. Les autres seraient des symboles et des signes abstraits.
Selon le chercheur, le sanctuaire pourrait avoir été encore plus vaste et des gravures auraient été effacées par l’érosion et sans doute par d’autres facteurs. Avant de devenir un lieu protégé, une partie de la grotte était en effet une étape appréciée des randonneurs. De nombreux visiteurs qui ne soupçonnaient pas l’existence des gravures les ont détériorées en touchant les parois et même en y inscrivant des graffitis. Il est maintenant interdit de visiter le site mais des images en haute résolution et des numérisations en 3D devraient permettre aux scientifiques de l’étudier en détail. Et le public pourrait lui aussi en profiter.

L’Académie Goncourt maintenant au grand complet  20/02/2020

Mardi 11 février, deux nouveaux membres ont été appelés, à l'unanimité, à rejoindre les académiciens qui n’étaient plus que huit depuis le départ pour des raisons personnelles de Bernard Pivot et Virginie Despentes. Il s’agit de la romancière Camille Laurens née 6 novembre 1957 et de l’essayiste Pascal Bruckner né le 15 décembre 1948. Camille Laurens a été élue au 7e couvert, celui qu’occupait Virginie Despentes et qu'illustrèrent en leur temps Léon Daudet, Colette ou Jean Giono notamment. Quant à Pascal Bruckner, il succède au 1er couvert à Bernard Pivot. Les nouveaux académiciens participeront à la prochaine réunion des Goncourt le mardi 3 mars prochain. Il n'y a toujours que trois femmes dans cette docte assemblée...
Camille Laurens était jusqu’à présent membre du jury du prix Femina depuis 2007, elle va devoir quitter ce poste. Chroniqueuse littéraire au Monde des Livres, elle a été lauréate du Femina en 2000 pour "Dans ces bras- là" paru chez P.O.L. Ellle a à son actif une oeuvre dense de romans, essais, pièces de théâtre et de participations diverses à des revues. Elle est traduite dans une trentaine de langues.
Pascal Bruckner avait reçu en 1997, le prix Renaudot pour "Les voleurs de beauté" chez  Grasset. Son admission à l"Académie Goncourt en a surpris plus d'un car il est plus connu comme essayiste que comme romancier. Il a d'ailleurs reçu le prix Médicis de l'essai en 1995 pour "La tentation de l'innocence" chez Grasset. Il est par ailleurs connu pour des prises de position qui ont pu surprendre. L'an dernier, il parlait de l'action de la jeune militante suédoise pour le climat Greta Thunberg comme d'une "dangereuse propagande de l'infantilisme climatique".

Un nouveau prix littéraire voit le jour  19/02/2020

Il n’y en avait certainement pas assez en France où l’on en compte plus de deux mille… et où seuls quelques-uns connaissent une grande notoriété. On apprenait lundi 17 février que les éditions Plon venaient de créer le prix du roman de la gendarmerie nationale. La gendarmerie aura donc son prix littéraire, 74 ans après celui de la police. C’est en effet en 1946 que fut créé le prix du Quai des orfèvres décerné chaque année.

Le prix du roman de la gendarmerie nationale sera remis pour la première fois au début de l’année 2021 et le manuscrit sélectionné sera publié par les éditions Plon, Pourra participer "tout gendarme actif ou retraité, tout réserviste (opérationnel ou citoyen), tout personnel civil de la gendarmerie nationale, écrivant un roman littéraire, historique ou policier dans lequel la gendarmerie, les territoires et le rapport au métier de gendarme occupent une place cardinale". C'est ce que fait savoir un communiqué de la gendarmerie nationale avant de révéler que peut également participer "tout auteur qui écrirait lui aussi un roman littéraire, historique ou policier sur la gendarmerie ou dans laquelle, cette dernière occuperait une place prépondérante)". La date limite d’envoi des manuscrits aux éditions Plon a été fixée au 30 avril prochain.
Le jury, présidé par le général Christian Rodriguez, directeur général de la gendarmerie nationale, sera composé notamment de gendarmes et d’auteurs déjà publiés.

une coopération fructueuse au Sud  16/02/2020

A l’initiative de La Région Sud, puisque c’est ainsi qu’on appelle maintenant la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, PACA, est née une alliance entre la Régie culturelle régionale et les quatre établissements lyriques de la région, Opéra Grand Avignon, Opéra de Marseille, Opéra de Toulon Provence-Méditerranée et Opéra de Nice. L’objet de cette coopération, Opéras au Sud, est de monter des ouvrages lyriques. Un des premiers fruits de cette alliance est donc "La dame de pique" opéra en trois actes et sept scènes de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Sur un livret de Modeste Tchaïkovski, frère cadet du compositeur, d’après une nouvelle d’Alexandre Pouchkine. La création avait eu lieu au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg le 19 décembre 1890.
La mise en scène a été confiée à Olivier Py, directeur notamment du Festival d’Avignon et dont ce sera la 42e mise en scène d’opéra et la première fois qu’il affronte l'opéra russe. L'histoire de ce militaire impécunieux et sans scrupules, désireux d'arracher à la vieille comtesse sa recette pour gagner au jeu en valait la peine...
Quatre représentations à L’Opéra de Nice 28 février, 3 et 5 mars à  20h, 1er mars à  15h.
Elles seront précédées le 20 février à 18h, au Foyer Montserrat Caballé de l'Opéra de Nice par une conférence "La Dame de pique de Piotr Ilitch Tchaïkovski" par André Peyrègne. Dans le cadre de l'Association pour le Rayonnement de l'Opéra de Nice, ARON.
Suivront trois représentations, les  21, 24 et 26 avril prochain à l’Opéra de Toulon.
Pour la saison 2020-2021 on peut déjà noter La dame de Pique à l’Opéra de Marseille les 2, 4, 7 et 9 octobre 2020. Et à l’Opéra du Grand Avignon les 23 et 25 octobre 2020.

Direction musicale György G. Ráth

Mise en scène Olivier Py

Assistant mise en scène et chorégraphe Daniel Izzo

Décors et costumes Pierre-André Weitz

Assistant décors Pierre Lebon

Assistante costumes Nathalie Bègue

Lumières Bertrand Killy
Hermann Oleg Dolgov

Tomsky / Zlagator Alexander Kasyanov

Yeletski Serban Vasile

Chekalinsky Artavazd Sargsyan

Sourine Nika Guliashvili

Tchaplitski / Maître des cérémonies Christophe Poncet de Solages

Naroumov Guy Bonfiglio

La comtesse Marie-Ange Todorovitch

Lisa Elena Bezgodkova

Pauline/ Milovzor Eva Zaïcik

La gouvernante Nona Javakhidze

Prilepa et Masha Anne-Marie Calloni

Orchestre Philharmonique de Nice

Chœur de l'Opéra de Nice dirigé par Giulio Magnanini

Chœur de l'Opéra de Toulon dirigé par Christophe Bernollin

Chœur d'enfants de l'Opéra de Nice dirigé par Philippe Négrel

La dame de Pique de de Piotr Ilitch Tchaïkovski.
28 février, 3 et 5 mars à  20h, 1er mars à  15h

Opéra de Nice
4-6 rue Saint-François-de-Paule -
06300 NICE
Tél : +33(0)4 92 17 40 79

Du nouveau à l'Académie des Beaux-Arts  13/02/2020

Frédéric Mitterrand y était accueilli mercredi 5 février. Il avait été élu le mercredi 24 avril 2019, au fauteuil n°7, précédemment occupé par Jeanne Moreau, dans la section "Créations artistiques dans le cinéma et l’audiovisuel". Il rejoint ainsi Jean-Jacques Annaud, Yann Arthus-Bertrand, Pierre Cardin, William Christie, Gérard Garouste, Michaël Levinas, Muriel Mayette-Holtz, Jacques Perrin, Roman Polanski, Coline Serreau ou Régis Wargnier entre autres, En habit d’académicien, avec son épée portant une citation de sa grand-mère maternelle "il me reste tant à faire", annoncé par les roulements dse tambours de la Garde républicaine, Frédéric Mitterrand s’est présenté devant un parterre choisi où l’on remarquait l’actuel ministre de la Culture Franck Riester, S.A. le Prince Karim Aga Khan IV , S.M.I. Farah Palavi, S.A.R. la grande-duchesse Maria Teresa de Luxembourg.
On a ainsi distingué le créateur "d’une manière nouvelle de raconter l'Histoire" et on l’a récompensé "Pour avoir bâti une œuvre avec des films, des émissions et des livres". En accueillant le nouvel académicien, l'historien Adrien Goetz lui a demandé malicieusement "Lorsque, dans le début du printemps de l'année 1981, pour fêter les dix ans de votre cinéma l'Olympic, au Palace, vous êtes apparu déguisé en Lana Turner, sur un trapèze, pensiez-vous que vous seriez un jour "ancien ministre" et "membre de l'Institut?".
Né le 21 août 1947 dans le XVIe arrondissement de Paris dans d’une famille de hauts fonctionnaires, il est le neveu du président Mitterrand, il étudie l’histoire-géographie et sort diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris. Il exploite des salles de cinéma, écrit dans différentes revues, anime de nombreuses émissions de télévision et réalise des documentaires historiques. Il sera directeur de la Villa Médicis à Rome, ministre de la Culture et de la Communication, romancier non sans scandale parfois et même éditeur.
Fidèle la tradition, Frédéric Mitterrand a ensuite fait un brillant éloge de Jeanne Moreau et a salué "la puissance de sa personnalité, l'ambition de ses choix dans l'existence, la qualité inouïe de son talent et l'ampleur de sa carrière artistique".
L'Académie des Beaux-Arts est l'une des cinq académies qui composent l'Institut de France. Elle comprend 63 membres répartis en neuf sections artistiques, peinture, sculpture, architecture, gravure, composition musicale, membre libres, créations artistiques dans le cinéma et l'audiovisuel, photographie et chorégraphie. Elle a pour rôle de promouvoir et encourager la création artistique dans toutes ses expressions et veiller à la défense du patrimoine culturel français.

Disparition d’un des découvreurs de la grotte de Lascaux  09/02/2020

Simon Coencas était le dernier survivant des quatre adolescents qui le 12 septembre 1940 avaient découvert la célèbre grotte classée au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979. Il avait alors 13 ans et il est décédé à Paris où il résidait, dimanche 2 février à l'âge de 93 ans. Il était revenu en Dordogne fin 2016 pour l'inauguration, avec le président de la République de "Lascaux 4" réplique intégrale à l'identique de Lascaux - Centre international de l'art pariétal.
Avec trois camarades âgés de 15 à 18 ans, Marcel Ravidat, Georges Agniel et Jacques Marsal, Simon Coencas, avait découvert la grotte en "explorant un trou" qui cachait une cavité, sur la colline boisée dominant le village de Montignac en Dordogne. Le "trou" conduisait à une grotte ornée des peintures réalisées il y a environ 18.000 ans , un chef-d'oeuvre souvent appelé "Chapelle Sixtine de la Préhistoire". Tout avait commencé avec le chien de Marcel Ravidat qui était tombé en arrêt devant ce "trou" profond sur la colline de Lascaux. Simon Coencas était revenu l'explorer quatre jours plus tard, tombant en chemin sur trois jeunes garçons qui décidèrent de l'aider. "Avec ma petite bande, nous cherchions le souterrain du vieux château voisin. Nous espérions trouver un trésor. Nous en avons trouvé un mais pas celui que l'on croyait", racontait-il fin 2016 dans un entretien à l'AFP. Ils parlèrent de leur découverte à leur instituteur et l'on avertit très vite l’abbé Henri Breui, le "pape de la Préhistoire".
Les trois autres "découvreurs" sont morts, Jacques Marsal en 1989, Marcel Ravidat en 1995, et Georges Agniel en 2012. Agniel, Coencas et Ravidat, avaient reçu en 1991 la médaille de chevalier de l'Ordre national du mérite.

"Monaco et l’automobile de 1893 à nos jours"  09/02/2020

Les habitués des grandes expositions de l’été au Grimaldi Forum vont être bien surpris en découvrant que cette année il n'y aura point de peintre ni de brillante civilisation ancienne. Mais un événement particulier où seront réunis pour la première fois voitures, objets inédits et documents uniques en relation avec l’histoire automobile de la Principauté de Monaco. C’est ainsi qu’on pourra voir ensemble une bonne cinquantaine de véhicules princiers, historiques, ayant participé au Grand-Prix de Monaco ou au Rallye Monte-Carlo ou l’ayant remporté. L’authenticité des véhicules, numéro de châssis, palmarès notamment, a été certifiée par les équipes du commissariat général et elle témoignera de la richesse de l’histoire automobile monégasque. En outre, les visiteurs pourront découvrir des objets d’époque, des documents rares, des photographies et des vidéos inédites, en relation avec la famille princière, les pilotes monégasques et les deux courses mythiques, Grand Prix de Monaco et Rallye automobile Monte-Carlo. L’Automobile Club de Monaco mettra des archives inédites à la disposition de cette exposition.

Depuis la fin du XIXe siècle des liens étroits existent entre la Principauté et l’automobile. Favorisés par une vie économique et sociale plutôt opulente, une situation géographique idéale et un contexte sportif de qualité. Sylvie Biancheri, directeur général du Grimaldi Forum Monaco précise "Alors que Monaco est un haut lieu de l’automobile, aucune rétrospective de ce genre n’y avait encore été organisée. Après l’exposition consacrée à Dali, qui a rencontré un fort succès au cours de l’été dernier, il fallait une idée forte qui soit en lien avec la Principauté pour célébrer les 20 ans du Grimaldi Forum".
Ce sera un grand événement pour Rodolphe Rapetti, commissaire général de l’exposition, conservateur général du patrimoine, directeur des musées nationaux et domaine de Compiègne et Blérancourt.
Cette exposition-événement bénéficie du soutien du Palais princier, de l’Automobile Club de Monaco et de l’Automobile Club de France.
Elle se tiendra à l’espace Ravel du Grimaldi Forum. La billetterie est déjà ouverte et propose des préventes à 6 € jusqu’au 30 juin sur www.grimaldiforum.com et par tél. +377 99 99 30 00.

"Monaco et l’automobile de 1893 à nos jours"
Du 11 juillet au 6 septembre 2020
espace Ravel du Grimaldi Forum
10 Av. Princesse Grace,
98000 Monaco

Rubik Mona Lisa aux enchères à Paris  05/02/2020

Le 23 février, une Joconde version 2020 sera mise en vente à Paris chez Artcurial. C’est l’oeuvre de l’artiste de rue Invader.
Cette oeuvre assemblée en 2005, se compose de près de 330 Rubik’s Cubes avec 43 milliards de milliards de combinaisons. On se souvient de ce casse-tête inventé par l’architecte et professeur de design hongrois Ernő Rubik en 1974, et qui rapidement s’est répandu dans le monde entier. Cette Joconde est estimée entre 120.000 et 150.000€.
Artcurial consacre une vente à l’art urbain où seront mises en vente des œuvres de grands street artistes contemporains. Invader, né Franck Slama, s’est fait connaître avec ses "invasions" dans les rues de plus de 65 villes dans 33 pays, il a même donné un nom, "tableaux objets": à un courant de l’art urbain, le Rubikcubisme.
Rubik Mona Lisa sera ainsi la première pièce d’une nouvelle série revisitant les tableaux les plus célèbres de l’histoire de l’art, les Rubik Master Pieces.
Du "Déjeuner sur l’Herbe" d’Édouard Manet à "L’Origine du Monde" de Gustave Courbet, Invader a déjà reproduit de nombreuses œuvres picturales en Rubik’s cubes. Depuis 2005, plusieurs expositions lui ont été consacrées.

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