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Edito : Ecoutez un regard décalé


Le 30 juin, la Guinée équatoriale accueillera le prochain sommet de l'Union africaine. Bonne occasion de parler d'une organisation et d'un pays dont on ne connaît que peu de choses. Après la présidence du Libyen Mouammar Kadhafi en 2009 et celle du Malawi en 2010, c'est le président guinéo-équatorien qui préside l'organisation cette année.


Edito : Ecoutez un regard décalé
De ce côté-ci de la Méditerranée l'on ne connaît guère l'Union africaine qui pourtant et avec beaucoup de ratés, commence à se structurer sur le modèle de l'Union européenne. En effet, cette Union africaine est constituée d'organes administratifs qui font penser à sa consœur européenne : une présidence tournante, un conseil exécutif, une commission présidée aujourd'hui par le Gabonais Jean Ping, d'un parlement panafricain qui siège en Afrique du Sud avec certes seulement un rôle consultatif mais les choses peuvent évoluer, rappelons que l'Union européenne ne s'est pas faite en un jour et qu'aujourd'hui encore elle patine dans de nombreux secteurs. Et c'est sans oublier, une cour de justice, des institutions financières, et j'en passe. L'Union africaine n'est pas une vieille dame, elle a été créée en 2002 et est l'héritière de l'Organisation de l'unité africaine, elle-même fondée en 1962. L'institution s'inscrit encore trop doucement dans le paysage international, régulièrement confrontée aux mêmes difficultés, entre théorie, c'est-à-dire mise en application des droits de l'homme dans son sens large, entendez par là respect d'autrui et partage des richesse et réalité, c'est-à-dire, nombre de pays membres sont encore dirigés par des présidents et gouvernements autoritaires. C'est ainsi que les derniers événements en Afrique et au Maghreb n'ont pas permis à l'Union africaine de briller sur la scène internationale en s'imposant comme intermédiaire crédible dans les conflits ivoirien et libyen. Le problème n'est pas africain, il est général, surtout ne pas créer une jurisprudence qui pourrait se retourner un jour contre soi. Il n'y a qu'à voir l'attitude des grands de ce monde au Conseil de sécurité de l'ONU lorsqu'il s'agit de prendre des décisions contre un Etat voyou. L'ONU soit dit en passant qui vient de réélire pour un deuxième mandat son secrétaire général Ban Ki Moon qui n'a pas impressionné la communauté internationale par ses interventions contre les décisions des membres permanents du Conseil de sécurité. Espérons une fois libéré des contraintes électorales, qu'il se sentira plus libre d'agir. Son attitude face aux révolutions arabes a souvent été courageuse, le risque était moindre il est vrai, aucun de ces pays ne faisant parti du Conseil de sécurité, mais c'est un début.

Rappelons que la Guinée équatoriale, petit pays d'Afrique centrale, coincée entre le Cameroun et le Gabon, à la géographie originale – continentale et insulaire – ne dépasse pas les 30 000 km2 pour une population de moins de 700 000 habitants. Désormais 3e pays producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, la Guinée équatoriale, de pays pauvre il y a encore 10 ans a désormais les moyens de se moderniser. Et elle le fait, elle n'a d'ailleurs pas le choix, accueillant cette année non seulement le sommet de l'Union africaine mais aussi la coupe d'Afrique des nations 2012. Pourtant, la Guinée équatoriale qui intéresse tant les Américains, les Européens que les Chinois pose problème. En effet, le président Theodoro Obiang Nguema Mbasogo n'a pas bonne presse auprès des opinions publiques et des médias internationaux et met mal à l'aise les dirigeants occidentaux pris entre deux feux, surtout depuis les révolutions arabes. Au pouvoir depuis 31 ans, avec des scores électoraux de plus de 90%, le président Obiang est souvent dénoncé par les organisations des droits de l'homme. Toutefois, dans la région, le pays grâce à ses ressources pétrolières attire, des réformes constitutionnelles sont en cours qui limiteraient entre autres, le mandat présidentiel à deux exercices. Cela impliquerait donc le départ prochain du président Obiang qui tente depuis quelques temps de réhabiliter, par une importante activité internationale mais surtout continentale, sa réputation. S'il se plie aux réformes, il devra alors laisser sa place lors des élections à venir. Ce sera l'occasion pour lui qui souffre aujourd'hui d'une image autoritaire de montrer, mieux que d'autres ne savent le faire en Afrique, qu'il y a une autre vie, après celle de président à vie.

23/06/2011








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