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Enfants, ménage, cuisine, une charge qui incombe aux femmes


Par Rédigé le 04/01/2019 (dernière modification le 04/01/2019)

La "charge mentale", qui oblige à toujours penser aux tâches ménagères au sein du couple, pèse encore beaucoup sur les femmes... même quand elles sont actives.


La charge mentale: un disque qui tourne en boucle dans la tête

charge_mentale.m4a Charge mentale.m4a  (339.92 Ko)

Il est 17h30 et Stéphanie termine sa journée au bureau. En rangeant ses affaires dans son sac, elle pense déjà au menu de ce soir. S’ensuivent 35 minutes de circulation difficile pour aller chercher ses enfants. Sur le chemin du retour, elle essaie d’anticiper la prochaine liste de courses, tout en réfléchissant à la lessive qu’il faudra lancer et aux devoirs des enfants. Même si son mari l’aide beaucoup pour les tâches ménagères, c’est bien à Stéphanie qu’il incombe de penser à tous les petits tracas du quotidien.

Ce phénomène de surmenage moral est appelé la "charge mentale". Selon Étienne Duménil, psychologue dans le IXe arrondissement de Paris: "Cette expression, qui concernait le monde du travail à l’origine, est apparue dans les années 1980 en France. Il n’y a seulement que peu de temps que le terme a été appliqué aux inégalités hommes-femmes, grâce notamment aux bandes dessinées d’Emma (voir illustration)".

La "charge mentale" concerne donc actuellement le fait de toujours penser aux petites tâches à effectuer au sein du foyer et du couple. "C’est comme si celui qui travaillait le plus, ou ramenait le plus d’argent, n’avait pas à penser aux choses qui paraissent secondaires, mais pourtant essentielles", ajoute le psychologue. Nous sommes restés dans une société patriarcale. La charge mentale de l’homme se trouve donc plus à son bureau. Néanmoins, cette explication psychologique ne justifie pas le fait que les hommes ne s’impliquent pas autant que leur femme dans leur foyer.


La faute des femmes? Bah oui, fallait demander!

En effet, 90% d’entre elles confient penser au ménage et à la préparation du repas,contre 60% des hommes. Le travail domestique constitue, pour les femmes, une "deuxième journée de travail" requérant une dose d’énergie superflue. Ce cumul de contraintes professionnelles et personnelles nécessite une organisation quasiment militaire. C’est justement ce qui provoque stress et anxiété chez les femmes, d’où cette notion de "charge mentale".

Cependant, pour Christophe Devaux, psychanalyste, les hommes ne sont pas tous à blâmer. Les femmes qui se plaignent d’avoir trop à faire, et donc à penser, sont aussi fautives: "Il y a, chez certaines femmes, une sorte de fatalisme quant à l’implication de leurs hommes dans les tâches ménagères. Nombre d’entre elles pensent que la façon de faire de leur mari est mauvaise. Et qu’au lieu de le laisser faire, et repasser derrière, elles gagneraient plus de temps à les faire elles-mêmes. Pour toutes ces femmes la solution serait sans doute de lâcher prise et d’accepter que l’homme puisse véritablement prendre part aux tâches ménagères. Bien sûr, cela nécessiterait un énième effort de la part des femmes. Elles pourraient en profiter pour souffler un peu, reposer leur cerveau, mais surtout se libérer pour des loisirs moins aliénants".

Portait d’une femme carriériste

Bénédicte Monville de Cecco, Conseillère régionale, Île-de-France et conseillère municipale de Melun. Elle doit faire face à une triple journée de travail. Enseignante dans deux écoles, elle occupe aussi de hautes fonctions politiques et doit enfin assumer son rôle de femme et de mère. "J’ai de la chance, parce que j’ai un mari qui m’aide beaucoup, et me préserve donc de beaucoup de stress. Mais, après ma journée de travail, je dois encore préparer mes cours et corriger les copies. Et la politique me prend beaucoup de temps". Hyperactive, l’élue écologiste et insoumise se lève tôt pour dispenser ses cours et se couche tard en surveillant l’actualité et les réseaux sociaux. Elle admet ne pas avoir beaucoup de loisirs: "J’essaie de lire autant que possible, et je ne vais plus aussi souvent au cinéma". Avant de s’envoler pour Naples, où elle accompagnera Jean-Luc Mélenchon, l’élue avoue néanmoins avoir un seul regret, "celui de ne pas être assez présente pour mes enfants".








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