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Farewell English, hello French


Par Rédigé le 17/01/2021 (dernière modification le 17/01/2021)

Le 31 décembre dernier sonnait le glas de la présence des Anglais au sein de l'Union européenne. Ceux qui avaient fait des pieds et des mains pour y entrer et qui ont dû patienter jusqu'en 1973 pour y parvenir, ont choisi d'en sortir 46 ans plus tard.


Farewell English, hello French
rue_des_jeux_14__1_.m4a Edito 17/01/21.m4a  (1.9 Mo)

Rappelons en effet qu'à l'origine, les Anglais avaient choisi de ne pas faire partie des pays pères fondateurs de la CEE. Attachés à leur indépendance et à leur insularité et après avoir contribué majoritairement à la victoire contre le nazisme sur le continent, ils  faisaient le choix de l'isolement.

Toutefois, cette position ne pouvait durer longtemps pour une des plus grandes puissances économiques mondiales depuis la première moitié du XIXe siècle. Entretemps, la mondialisation avait pris pied et personne, même eux, ne pouvaient y échapper. Et ce dans un système qu'ils avaient largement contribué à mettre en place.

Le général de Gaulle refusa par deux fois leur demande d'adhésion et ils durent attendre son départ pour pouvoir adhérer à la Communauté économique. A l'époque, les arguments présidentiels furent jugés plus ou moins sérieux sauf celui concernant l'état de la monnaie anglaise. Les Anglais sont-ils versatiles? Peut-être, et alors? En politique, tout le monde le sait, tout est permis.

Pourquoi ces rappels? Pour montrer justement qu'en politique et en histoire, rien n'est figé.
Pendant des siècles, le français fut la langue de la diplomatie et pas seulement. Il avait détrôné le latin. Les victoires des forces anglo-saxonnes des deux guerres mondiales, offrirent à l'anglais de prendre cette place. Ainsi va l'histoire, ce sont les vainqueurs qui prennent la première place. Et bien que n'ayant intégré la CEE que 16 ans après ses débuts, l'Angleterre réussit à imposer sa langue à tous les membres, même aux Français qui ont vu la leur perdre de l'importance sans a priori lutter beaucoup pour la préserver. Comme si la langue n'avait au bout du compte aucune importance dans le poids d'un pays. Quelle erreur!
Il suffit de voir ce qui s'est passé en Afrique ou ailleurs et ce qui continue à s'y passer. Nul n'ignore que la pratique d'une langue porte en elle des pouvoirs multiples. Elle unit ou divise. En pratiquer une est une démarche politique. Paradoxalement, la langue française a permis aux populations colonisées de communiquer entre elles et sûrement de s'unifier au bout du compte contre la France. La langue russe après la Seconde Guerre mondiale fut imposée dans les programmes scolaires des pays soumis du Bloc soviétique. Nombre d'écoliers y ont vu une occasion de faire de la résistance en n'apprenant pas cette langue.
 
Aujourd'hui, les Anglais ont fait le choix de quitter l'Union européenne et la question du maintien de la langue anglaise commence à se poser dans les médias étrangers avant même les français.

Les arguments se veulent avant tout pragmatiques, c'est-à-dire économiques. La traduction des documents en anglais coûterait 290 millions d'euros alors qu'aujourd'hui,1% seulement de la population de l'Union l'aurait pour langue maternelle. Si certains veulent y voir une revanche contre la perfide Albion, réduisant la question à un éternel duel franco-anglais, d'autres se veulent uniquement soucieux des intérêts européens.
Il est vrai qu'il semble curieux de conserver une langue qui n'aurait plus que si peu de locuteurs. D'autres soutiennent que l'anglais reste une langue universelle et qu'il serait difficile de la remplacer, niant le passé rappelé plus haut. Tout empire périra même le langagier.

Et pourquoi remplacer l'anglais par le français et pas par l'allemand, langue la plus parlée au sein de l'Union? Peut-être justement parce que l'allemand n'est pratiqué qu'en Europe alors que le français l'est dans le monde entier, mais cependant moins que l'espagnol... On n’en finira donc jamais avec le mythe de la Tour de Babel!
 
 









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