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Gagner à la loterie GuinéeGames


C'est l’espoir de certains Guinéens afin de changer leurs vies et vivre enfin le bonheur intense.


Des parieurs à Conakry. Photo prise par Boubacar Barry.
Des parieurs à Conakry. Photo prise par Boubacar Barry.
loto.mp3 Loto.mp3  (1.2 Mo)

En Guinée, notamment à Conakry, presque dans chaque lieu à forte concentration humaine (les lieux publics, les bars café, les ronds-points,…), se trouvent des kiosques de la société de loterie GuinéeGames de l’homme d’affaires Antonio Souaré. Nombreux sont les jeunes employés dans ces kiosques bien que la rémunération soit une misère. Des milliers de personnes (hommes et femmes, enfants et vieux) s’adonnent à ce jeu en espérant un jour gagner une fortune.

Au GuinéeGames, les boules et le football sont les catégories de jeu. Et dans chaque catégorie, il y a des modalités du jeu. Au football, les joueurs choisissent les équipes dotées de cotes permettant de calculer le montant du joueur en cas de gain. Les résultats sont disponibles à la fin des matchs sur le site livescores.com. Aux boules, le montant gagnant est fixé à l’avance.

La mise est de 2000 à 50.000 GNF. Avec une affluence de clients (entre 50 et 200 personnes), la recette journalière d’un kiosque est comprise entre 500.000 et 2.000.000 GNF, selon sa position stratégique.
"La chance de gagner est considérable", rassure Ibrahima Keita. Cependant le montant gagnant est plus ou moins élevé et est fonction des modalités de jeu. Les parieurs gagnent fréquemment entre 2.000 et 6.000.000 GNF. Le "Jackpot" est un nouveau jeu de quatre chiffres gagnant d’un lot à partir de 100.000.000 (soit 10.000€). Un prix record de 880.000.000GNF (soit 90.000€) avait été gagné le 18 mars 2018 par un jeune à Dixinn.

Les revendeurs de tickets dans les kiosques sont habitués aux conditions pénibles du travail. Pas de salaire, la rémunération est fonction des ventes. "Sur une tranche de 100.000 GNF, 7% nous est accordé. Mais le coordinateur de la société ayant négocié le travail empoche 30% de notre revenu", se plaint Aboubacar Sylla. Par ailleurs, ces agents travaillent du lundi au dimanche de 7h à 19h. Bangoura Moussa se lamente: "Aucune personne dans ma famille pour me soutenir, je fais alors ce travail". Mohamed Sylla, élève en 2e année est obligé de seconder son "grand" fatigué ou pris par l’urgence: "Mes parents sont très pauvres. Au lieu de tendre la main ou voler, ce travail me permet d’avoir de quoi manger à l’école".



29/06/2018




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