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Sur la Côte d’Azur, les cerveaux brillent aussi


La French Riviera et son soleil attirent toujours autant les touristes et les plaisanciers. Mais dans l’ombre des laboratoires s’affairent de jeunes scientifiques parmi les plus brillants du pays. Deux d’entre eux, Cornelia Meinert et Lionel Guidi, viennent de remporter la médaille de bronze 2018 du CNRS récompensant le premier travail d’un chercheur, faisant d’eux des spécialistes de talent dans leur domaine.


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S’il vous venait à l’idée de vouloir aborder Cornelia Meinert, ce n’est pas sur l’une des plages de la Baie des Anges qu’il faudrait vous rendre. Ses journées, elle les passe dans le laboratoire de l’Institut de Chimie de Nice, situé au nord de la ville. Prévoyez aussi de rajouter quelques points à votre QI et de ressortir votre encyclopédie Universalis. "Je suis spécialiste de la formation des briques élémentaires de la vie selon des approches de spectroscopie et de chimie analytique" répond-t-elle lorsqu’on lui demande ce qu’elle fait dans la vie.

Née en Allemagne où elle a débuté ses études scientifiques, elle s'installe à Nice en 2013 pour effectuer un post-doctorat (bac+8) à l’Institut de Chimie du CNRS. Devenue ensuite chargée de recherche, elle accède en 2017 à la fonction de conseillère pour l’Institut International des études sur les origines de la vie (ISSOL.) En 2018, Cornelia Meinert obtient son habilitation à diriger des recherches (HDR) qui constitue la plus haute qualification universitaire.

Un parcours d’exception pour cette Niçoise d’adoption dont les derniers travaux lui ont donc valu la médaille de bronze 2018 du CNRS. Sa découverte: lors d’expériences sur l’identification de substances chimiques sur les matières, elle a étudié un modèle de glace interstellaire (telle qu’elle existait avant la présence de vie humaine sur terre). Cet examen a révélé la présence de ribose, un sucre qui s’avère être un des composants… de l’ADN. Si toutes ces notions vous sont étrangères, sachez tout simplement que ses travaux devraient permettre de mieux expliquer l’origine de la vie sur terre!


À la découverte du "Facebook du plancton"

À moins de quatre kilomètres de l’institut de chimie, changement de décor. Au bord de la Méditerranée, une rade aux eaux turquoise où les voiliers stagnent paisiblement. Un décor idéal pour le farniente. Dans un bâtiment attenant au port, les neurones des chercheurs du laboratoire d'océanographie sont pourtant loin d’être au repos. Lionel Guidi en est la preuve. Chargé de recherche en biogéochimie, il vient lui aussi d’être médaillé de bronze par le CNRS.

Après un double doctorat en sciences de l'environnement à la Sorbonne et à l’Université du Texas, il effectue un post-doctorat en océanographie microbienne à l’Université d'Hawaï. En 2013, il intègre le CNRS en tant que chargé de recherche au Laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-Mer. Un retour aux sources pour ce Sospellois de naissance.

Son sujet de prédilection: le plancton. Certains en mettent désormais dans leurs assiettes, lui l’examine sous toutes ses coutures. "Je me suis immergé dans un univers extrêmement multidisciplinaire, mélangeant des océanographes, écologistes, biologistes, et informaticiens, ayant pour objectif d’étudier le système Océan dans son ensemble", explique-t-il. Dans ses travaux, il étudie en particulier "la pompe biologique", un système naturel qui permet au plancton d’absorber une partie du carbone présent dans notre atmosphère. Un mécanisme indispensable à l’équilibre biologique de la planète. Sa découverte: l’efficacité de cette "pompe" est dépendante de la structuration très particulière du plancton.

Composé de gènes reliés entre eux, c’est une véritable communauté qui se forme. Ce "Facebook du plancton" comme il le nomme, aide au bon fonctionnement de la pompe. Une découverte qui permet de mieux comprendre ce mécanisme naturel et de s’assurer de son bon fonctionnement, vital pour la planète et les êtres qui la composent. Qu’ils soient scientifiques, touristes ou plaisanciers!



08/12/2018




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