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Éducation: entre réformes et communication


Alors que la France se classe à la 34e place sur 50 de la dernière étude internationale sur le niveau de lecteur des écoliers, Jean Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale est sorti de son silence pour proposer plusieurs réformes.


Illustration (c) StockSnap
Illustration (c) StockSnap
education_nationale.mp3 Éducation nationale.mp3  (286.41 Ko)

Mardi 5 décembre 2017, l’enquête Pirls (Progress in International Reading Literacy Study) dévoilait son classement international sur le niveau de lecture des élèves de niveau CM1. On y découvrait alors une triste 34e place pour la France, loin derrière la Russie, Singapour ou Hong Kong. La France est ici le seul pays (avec les Pays-Bas) qui voit le niveau de lecture de ses jeunes citoyens baisser depuis 15 ans. Face à cette situation, le ministre le l’Éducation nationale a réagi de manière ferme lors d’une conférence de presse: "Ce ne sont pas des résultats dignes de notre pays. La France devrait être dans les tout premiers en Europe. Il l'a été, il va le redevenir".


Réformes annoncées

Jean-Michel Blanquer a dévoilé mi-décembre 2017 plusieurs réformes sur le système de l’Éducation nationale en général. À commencer par l’annonce du retour d’une dictée quotidienne. Une idée reprise de sa prédécesseur Najat Vallaud-Belkacem qui s'était heurtée dès 2015 à certains syndicats d’enseignants opposés à "cette perte de liberté pédagogique" qui ne répondrait en rien aux problèmes de compréhension de lecture mis en avant par le classement Pirls.

En parallèle, l’actuel ministre de l’Éducation dit vouloir "interdire les portables à la rentrée 2018", reprenant ainsi une promesse du candidat Macron pendant la campagne présidentielle. "Cela peut prendre des modalités diverses. Vous pouvez en avoir besoin pour des usages pédagogiques, pour des situations d'urgence donc il faut que les téléphones portables soient confinés", expliquait-il alors en précisant que certains collèges réussissaient déjà à le faire".

Plus tôt en novembre, Jean-Michel Blanquer disait vouloir réformer le baccalauréat, évoquant le début de la consultation visant à faire disparaître les filières ES, L et S. Des reformes tous azimuts qui n’ont pas manqué de faire réagir la profession enseignante.

Se servir du virage numérique

Face à cette palette de réformes concernant divers domaines éducatifs, les professeurs des écoles et autres professeurs de collèges et lycées, semblent être partagés. Si certains saluent des réformes allant "dans le bon sens", d’autres n’hésitent pas à qualifier les idées de ce nouveau ministre de conservatrices et "trop classiques". Nathalie Galieno, professeur d’une classe de CE2 en région centre explique: "Bien sûr il faut réagir quand on voit le niveau de la France dans le classement Pirls qui est un bon indicateur. En revanche je ne suis pas sur que revenir à une école des années '60 soit une si bonne idée que ça. Il faut se servir du virage numérique et en faire une force d’apprentissage". Pierre-Yves Rochefond, professeur d’anglais en collège précise: "Ces réformes semblent pour le moment plus servir la communication du ministre que celle de l’école de la République".

L’année 2018 s’annonce dans tous les cas chargée pour Jean-Michel Blanquer qui devra également gérer avec la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, la mise en place d’un nouveau système APB, créée en remplacement d'un précédent système aux nombreux dysfonctionnements. Il n'y aura alors pas de place pour la simple communication.


28/12/2017




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