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Interview: L’école internationale en questions


Afin de comprendre ce qu’est une école internationale nous sommes allés à la rencontre de Clara Sallier*. Elle est enseignante à l’Institut International de Lancy à Genève et nous parle de ces établissements où l’on retrouve principalement des expatriés français.


Photo (c) Linaboren
Photo (c) Linaboren
l__ecole_internationale_en_questions.mp3 Ecole internationale.mp3  (413.31 Ko)

Comment présenteriez-vous ce qu’est une école internationale?
Une école internationale peut servir la communauté expatriée, comme à mon école de Genève. Les familles cherchent non seulement une éducation dans une autre langue que la langue locale mais aussi un système éducatif auquel leurs enfants sont déjà habitués. Mais on y trouve aussi des familles locales qui souhaitent éduquer leurs enfants, en anglais par exemple, ou qui cherchent un parcours plutôt international. D’une façon générale ce sont surtout les enfants de familles aisées qui viennent dans ces écoles, souvent ceux de diplomates ou de parents qui travaillent pour des organisations internationales (ONU) et pour des entreprises multinationales. Chaque année scolaire représente plusieurs milliers d’euros de frais pédagogiques pour les familles, même s’il peut y avoir d’autres sources de financement. Par exemple je connais une grande entreprise qui paie les frais de scolarité de mon école pour les enfants de leurs employés.

Où retrouve-t-on habituellement ces écoles?
Les écoles internationales se trouvent surtout dans les villes d’une certaine taille qui accueillent beaucoup de familles étrangères. Genève est une ville très internationale avec tous ses organismes comme l’ONU, le CERN ou la Croix Rouge, ainsi que ses entreprises multinationales.

Pouvez-vous présenter votre école?
Je travaille à l’Institut International de Lancy à Genève. Avec ses 1.500 élèves, de la maternelle au lycée, l’école est bien connue à Genève, peut-être autant pour sa technologie que pour ses bons résultats aux examens. C’est la première école en Suisse avec un iPad pour chaque élève. C’est un établissement avec trois sections et programmes différents. La section anglaise qui suit le système anglais jusqu’au IGCSE et au baccalauréat international. La section française qui amène les élèves au baccalauréat français. Et puis la section bilingue qui a ouvert ses portes cette année avec une classe d’élèves de trois et quatre ans. Il y a une focalisation forte sur le bilinguisme dans toutes les sections avec des cours enseignés régulièrement dans les deux langues. Malgré la taille de l’école, on maintient quand même un esprit familial dans notre section. Le mélange des langues et les cultures est vraiment un point fort, par contre il y a beaucoup de mouvements d’élèves, les familles arrivent et partent souvent.

Quel est le déroulement de votre travail au quotidien?
J’ai une classe de 17 élèves de six et sept ans. Les enfants viennent de France, Suisse, Angleterre, République tchèque, Italie, Inde, etc. Bref, ils viennent de partout! Ils parlent au moins deux langues couramment chacun. Le matin J’arrive à l’école vers 7h30 et je prépare la salle pour la journée, le tableau interactif, les cahiers, les ressources pour les sciences et les maths. J’enseigne en anglais les mathématiques, l’orthographe, la grammaire, la lecture et l’écriture, ainsi que les sciences, l’informatique, la religion et l’histoire-géographie. Les élèves ont des professeurs spécialisés pour les cours de français, de sport, de musique et d’art plastique. Je prépare les cours, je corrige les cahiers et je prépare des supports pour les enfants ayant des difficultés. Dans notre établissement il y a beaucoup de communication avec les parents, les autres professeurs et la direction. Ce n’est pas que de l’enseignement. A cet âge, il y a un soutien organisationnel et émotionnel qui est important aussi.

* Clara Sallier est diplômée d’un PGCE (certificat pédagogique anglais). Elle est venue à Genève en 2009 après deux ans d’enseignement dans une école primaire du sud de l’Angleterre. Elle s’intéresse beaucoup au multilinguisme et travaille comme bénévole dans une association qui soutient des élèves anglophones scolarisés en français.



05/03/2018




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