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Loi ORE: pourquoi les jeunes bloquent les facs?


Par PR Rédigé le 01/05/2018 (dernière modification le 01/05/2018)

La colère continue de monter dans les universités françaises, où des étudiants s'opposent énergiquement à la loi de la ministre Frédérique Vidal. En pleine période d'examens, les blocages récurrents sont pourtant loin de faire l'unanimité. Qu'y a-t-il dans le projet de loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) qui justifie ces méthodes décriées?


L'université de Strasbourg. Photo (c) Jonathan M
L'université de Strasbourg. Photo (c) Jonathan M
bloquage_facs.mp3 Bloquage facs.mp3  (1.01 Mo)

Si la loi ORE affiche pour but de réduire le taux d'échec à l'université, elle est sujette à beaucoup de controverses. Certes, elle répond à un problème qui se pose. Notamment, on compte en première année de licence un taux d’échec qui avoisine les 60%. Ensuite, un pic d'étudiants est attendu pour la rentrée prochaine, et les universités n'ont ni le budget, ni la capacité d'accueillir autant de monde. Le problème pris comme ça, il paraît presque évident d'instaurer une sélection à l'entrée à l'université, mesure phare de la loi ORE.
Seulement, ce pic d'étudiants était prévisible. La génération qui arrive au terme du lycée n'est pas née ce printemps, et l'on pouvait calculer il y a 17 ans qu'elle arriverait sur les bancs de la fac en 2019.

"A l'université de Strasbourg, sur ces 10 dernières années, il y a à-peu-près 10.000 étudiant-e-s de plus. Ce qui est énorme. C'est un quart d'étudiants en plus. Sur la même période, le nombre d'enseignants-chercheurs embauchés a stagné. Évidemment il y a un problème".
Nathan, étudiant en M1 Sciences et société à Strasbourg, n'a pas été présent aux blocages mais il les soutient. Membre d'un syndicat étudiant, il participe aux manifestations et aux AG. "Toute sélection, surtout sous cette forme, induit forcément une sélection sociale".

Timothée, étudiant-doctorant en philosophie, est convaincu de sa stratégie: "J'ai participé au blocage parce que ça s'est avéré être une nécessité à un certain moment de notre lutte".

Le lundi 30 avril 2018, plusieurs universités ont voté la reconduction du blocage.










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